Ah non, ça c’est le facteur cheval 
Pour en revenir à ce cas particulier de « facteur humain » où un imprévu se présente, et où on omet de bien structurer et communiquer sur la suite de la sortie :
En sortie seule à ski de rando dans un secteur que je connaissais comme ma poche pour y aller très régulièrement, rando facile et un peu longue, avec du dénivellé et des passages différents, des orientations différentes. Il faisait beau mais plus haut un épais brouillard est arrivé.
Ça ne me posait aucun problème, je savais très bien par où il fallait passer. À l’époque, pas de gps ni de portable.
Et je trouve un petit groupe de 3 ou 4 personnes assises à picniquer, étonnées que je continue malgré le brouillard. Je leur ai expliqué que je connaissais très bien etc…
Ça a donné tellement confiance à une jeune femme du groupe qu’elle m’a demandé si elle pouvait venir avec moi. Ok, pas de soucis.
Elle m’a bien suivie dans la trace jusqu’au sommet, super contente. Tellement rassurée qu’à la descente elle a foncé et a disparu dans le brouillard.
Quelle angoisse, j’avais peur qu’elle se perde, qu’elle parte dans des coins craignos…
J’ai foncé pour la rattraper. Heureusement un peu plus loin elle s’était arrêtée, paumée dans le brouillard. Et on s’est retrouvées paumées toutes les deux, j’avais perdu mes sensations de repère en fonçant pour la rejoindre.
Je lui ai expliqué, mais un peu tard, qu’il fallait absolument qu’elle me suive, qu’elle ne passe pas devant. Pour ne pas la paniquer, je ne l’ai pas mise au courant du problème, nous sommes descendues lentement jusqu’à ce que je retrouve un super repère (un col qu’il ne fallait pas passer) et ensuite, tout s’est bien déroulé jusqu’à la sortie de la brume et le retour au soleil. Ouf, une chouette sortie pour la nana, mais un gros moment d’angoisse pour moi !