Expés : poursuite en justice quand le sommet n'est pas atteint

Si c’est le serac qui pausait problème, pourquoi ne pas s’être rabattu sur le Pumori/Ama Dablam ? Le permis de l’Everest permet de grimper les autres sommets pour acclimatation.

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Le guide fait son boulot, mais le client en voulait plus :

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Oui. Enfin, c’est ce dont on cause depuis le début du post ? Tu l’as lu, au moins ?

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Non, puisque j’avais posté ailleurs et que mon message a été ramené ici !

L’article posté par @Paul-G a un lien vers l’article de outside qui est vraiment bien écrit ( hormis une coquille sur le mot « difuse » qui change le sens d’une phrase )
Ça donne une idée du bonhomme et de sa relation à la montagne.

Madison offered Bookman a climb on a different Nepalese peak or another Everest attempt in a later year. Bookman declined, he says, because “that wasn’t the trip I signed up for.”

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Ah oui, ce mec mérite juste une baffe, donc.

Aurait-il un lien de parenté avec Trump?

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Guess what!

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L’article d’outsider sur l’affaire est édifiant. Merci.

Ca se fait aussi au CAF, si le sommet n’est pas atteint l’encadrant doit payer sa consommation après la sortie. Il faudrait envisager qu’il paie le pot à tout son groupe, et tournée générale si récidive.

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Et il ne rembourse pas les cotisations ? :thinking:

Bonne idée !

C’est étonnant que le guide découvre le gros sérac menaçant en arrivant au CB. Vu les tarifs de l’expé commerciale, il aurait pu inclure une reconnaissance aérienne pour décider de la praticabilité de l’itinéraire. Ça sent quand même un peu la faille dans la préparation.
C’est un peu comme si un guide s’engage pour aller au Mont-Blanc par le Goûter en pleine période de canicule et découvre à 14h que ça parpine dans le Grand couloir !

Ben, si tu t’engages plusieurs semaines à l’avance (plusieurs mois pour ce genre d’expé), tu ne sais pas quelles conditions tu vas avoir.
Je vois surtout ds cette affaire de l’alpinisme de consommation et un refus d’assumer les risques. Mais bon, c’est du juridique, il faut lire les petites lignes, on verra au final.
NB : si le gars était mort sous un sérac, je subodore que sa famille aurait aussi porté plainte. Je me trompe ?

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Non malheureusement

Cette ice-fall quand même… c’est bien car il y a max de thune à se faire, ou juste du taf pour d’autres, que l’on s’aventure dans un tel chaos.
Tout ça parce qu’au-dessus il y a le plus haut sommet de la planète.

En Chine je pense qu’ils auraient réglé l’affaire avec un peu de dynamite ou les rockets d’un hélico militaire!

Après c’est vrai que le sérac n’est pas apparu en quelques jours, ainsi les agences auraient pu renseigner avant, c’est leur taf de savoir.

Et là ça pose une question plus large sur beaucoup d’autres montagnes/agences.
Car une agence est là pour la thune, si on ne va pas au sommet tant pis, généralement pas de rermboursement.
Exemples:
Au Deo Tibba (un 6000 en Inde, avec permis bien reuch) pas mal de gens rebroussaient chemin (depuis le CB) la première quinzaine de… septembre.
Ben oui, versant piémont indien la fin de mousson amène beaucoup de nuages/neige.
Au Chimborazo (6288m/Equateur) les agences envoyaient des gens qui avaient pour seul acclimatation le passage d’un col vers 4000m en bus!

Bref les agences qui grattent ça existe bien, et c’est pour cela qu’il y a des contrats qu’il faut bien lire.

Après cette histoire met bien en relief l’attirance d’un sommet pour cultiver son image, pas son esprit.
Je veux dire par là que si t’es de Calif loin de chez toi, avec tout le matos et des gens compétant autour de toi, bah si tu aimes la montagne il y en a d’autres au Khumbu.
Mais dire que l’on a fait le Pumo ri ou l’Ama dablam (c’est plus chaud techniquemement que l’Everest quand même), ca fait quoi une fois rentré aux USA? Si ton entourage connait à peine 10 noms de montagne de la planète?

Un tocard au CB de l’Everest, bien trouvé celle-là.
Mais une agence gratteuse ça existe bien aussi.

Et pourquoi pas faire déposer les clients en hélico dans la combe ouest histoire d’éviter la traversée de l’Icefall(

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Par le passé, certaines grosses agences ont demandé à pouvoir acheminer du matériel (tentes, cordes fixes) au-dessus de l’icefall en hélico, pour plus de sécurité des dizaines de porteurs qui font n A/R de cet icefall. Je ne sais pas si Madison s’est joint à cette demande.
Pour l’instant, le ministère népalais a toujours refusé, et c’est tant mieux. Mieux, deux expés se sont faites héliportée au C1 il y a quelques années et les étrangers, au retour, ont été menacés d’exclusion du Népal.

Par rapport à ce sérac, l’endroit a toujours été super craignos. Ce n’est pas une faute de Madison de ne pas avoir repéré ce sérac à l’avance parmi la centaine de séracs menaçants du secteur.

Merci pour les infos, j’ignorais tout cela! Ma phrase a été écrite d’un ton un peu ironique mais en fait, l’idée d’un héliportage a quand même traversé l’esprit de certains.
Heureusement que le gouvernement népalais refuse, déjà que l’ascension de l’Everest est devenue un peu n’importe quoi! Et puis, déposer des grimpeurs directement au C1, question acclimatation, c’est un peu limite.
Je sais que l’endroit est craignos, j’ai pu l’observer l’an dernier depuis le BC avancé du Pumori.
Pour en revenir au sujet initial, je crois que des compromis pourraient etre trouvés entre les agences et les clients en cas d’échec, surtout s’il n’y a pas d’ascension du tout.
Bon, après, un demi-tour sur l’arête sommitale par mauvais temps, c’est different.
Il n’y a cas lire l’excellent récit de Jon Krakauer sur la tragédie de 1996 pour s’apercevoir que le dilemme est grand mais qu’une vie vaut plus que 65 000 $.

La remarque est pertinente mais tu sais bien que si tu racontes à des non-initiés que tu as réalisé l’ascension du Pumori ou de l’Ama Dablam, ils vont te regarder avec des gros yeux d’ignorants (au sens ethymologique). Par contre, si tu dis que tu as « fait » l’Everest, ça pête d’avantage, tu es un héros.