Posté en tant qu’invité par lepetit:
Désolé les gars mais à ces altitudes et en style alpin tout le monde sait qu’il vaut mieux et même plus que mieux connaître celles et ceux qui évoluent avec toi. Recruter de cette façon genre ça te branche tant mieux vient donc avec nous puisque tu as déjà l’expérience de l’altitude, c’est assez mauvais. Expérience de l’altitude, qu’est-ce que ça veut dire ? Si c’est purement physiologique il y a les caissons hypo. Il ya un paquet de gars qui ont passé des tas de jours en haute altitude, en caisson… C’est pas physio alors c’est l’expérience technique que vous cherchez à moins que ce ne soit celle, encore mieux du parfait technicien de la montagne genre qui reste lucide et opérationnel même en haute altitude et surtout lorsque ça se gâte : ça s’appelle un droïde ce que vous cherchez dans ce cas. Le problème, c’est que lorsqu’on ne se connaît pas, en altitude comme vous dites, la communication en situation de crise tu peux t’asseoir dessus. Hors vous devez j’espère savoir que les échanges brefs, directs ou indirects par radio en situation de crise sont plus qu’importants. De leur qualité dépend souvent la vie. Et l’histoire montre que beaucoup ont pêché dans ce domaine. La communication entre êtres humains en situation de crise n’est efficace et même efficiente que lorsque les individus se connaissent bien, très bien. Donc qu’ils sont de vieux amis, de vrais amis. Autrement on ne se connaît pas bien vous le savez bien. Cette connaissance de surface des gens qui vont avec vous dans l’ univers de la très haute montagne constitue la première erreur de beaucoup d’expés. On ne plaisante pas avec la vie, elle est trop précieuse pour invoquer l’excuse du manque de temps et d’amitiés à la fois ancienne, riche de connaissance mutuelle et montagnarde. Ce que je dirai, je le sais bien, n’aura presqu’aucune infulence sur votre façon de fonctionner mais il faut que vous l’ayez entendu : on ne grimpe haut et en sécurité maximale qu’avec les vieux compagnons de cordée. Dans toute autre configuration, en situation de crise il y a plus de risque. Je n’aime pas le risque vous l’aurez compris et pour moi la montagne doit avant tout être expérience humaine et non conquête.