Escalade, tourisme et (dé)colonialisme

Bonjour,

Un article fouillé sur les impensés de nos pratiques est publié cette semaine sur lundi.am.

Attention : ça ne va pas faire plaisir à ceux qui se sentent assiégés par l’écoterrorisme, la cancel culture, le woke et les féministes américaines :wink:

https://lundi.am/Escalade-tourisme-et-dé-colonialisme

Bonne lecture quand même

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Il serait bon d’avoir un lien ou un détail sur l’identité de ce CRECEREL, parce que pour le moment ça sent quand même bien la volonté de faire coller les faits à son idée qu’autre chose, avec des raccourcis et des oublis bien pratiques d’ailleurs, entre autre au niveau des falaises à la mode où l’on oublie les falaises du sud, puis l’Espagne, en commençant tout juste par Kalymnos, les autres zones étant sans doute pas assez pauvres pour dérouler le récit de l’auteur.

C’est d’autant plus surprenant que tout en voulant absolument ramener l’escalade à sa filiation à l’alpinisme, on en occulte pour autant toutes les pratiques expéditionnistes commerciales, que ce soit en Himalaya, dans les Andes, ou au Kilimandjaro…

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article intéressant même si assez partial effectivement.

c’est ce qui est indiqué comme « tourisme asymétrique », assez vrai d’ailleurs.

Perso je dois avoir ptet 20 000 longueurs à moins de 2h de chez moi, du coup je vois pas d’intérêt à partir à l’autre bout de l’Europe/Monde pour grimper.

Beaucoup d’evidences dans cet article, rien de bien nouveau.
Au fait, est ce que quelqu’un a des nouvelles de taghia ? Le village est il impacté par le seisme ?

C’est étonnant à quel point la vision de l’alpinisme comme sport élitiste perdure encore de nos jours!
Les rédacteurs sont-ils des pratiquants, ou leur analyse se fait-elle « de l’extérieur », avec tous les gros lieux communs datés attachés à l’activité? On se croirait encore au XIXéme siècle …

Les pratiquants autonomes savent que l’engagement financier est relatif et variable. Il n’est nulle obligation de prendre un guide et de dormir en refuge pour pratiquer la montagne. L’alpinisme est accessible à chacun à hauteur de sa bourse. Et c’est encore plus vrai avec l’escalade : Une fois le matériel de base acquis, la pratique en sites naturels peut être totalement gratuite (hors logistique).

Quant à des sites étrangers comme Kalymnos, l’image d’une ile pleine de monomaniaques du rocher me parait du plus haut comique. Je suis curieux de savoir si ça a donné lieu à des études sociologiques.

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De toute façon on n’a pas attendu le capitalisme pour gravir des montagnes …faudra en parler aux bédouins du Wadi Rûm

faut quand même un minimum de matos (en partie périssable) et un (des) topo.

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Sans oublier le cout des formations à réaliser pour d’être autonome qui rend ce sport cher à pratiquer tout de même.

on peut être formé par des amis, sa famille, ect…

Mais oui globalement ça reste plus cher à pratiquer que la rando ou la course à pieds. Mais moins cher que le vélo.

Bon nombre des sommets « vierges » ayant fait l’objet de « premières » au XIXème siècle dans les alpes avaient en fait été gravis depuis longtemps par des locaux ou par des géomètres (voir les cartes Bourcet au XVIII ème).

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