Posté en tant qu’invité par Yeti:
Nous sommes d’accord sur l’essentiel.
Mais ta méthode est réservée aux alpinistes aguerris qui savent mettre un pied devant l’autre en regardant en l’air et qui savent garder leur sang froid.
Or la majorité des « alpinistes » concernés par cette traversée sont faibles techniquement et super angoissés par tout ce qu’ils ont entendu à la télé à propos de ce satané couloir. Du coup ils traversent en courant, sans regarder où ils posent leurs pieds, complètement stressés, et le résultat ne se fait pas attendre…
Il poireautent également des plombes 1 mètre avant le couloir, sans osé s’engager et sans réaliser qu’ils risquent déjà gros en restant où ils sont.
D’où mes conseils pour le plus grand nombre.
Et le dicton du jour :
« Courir c’est mourir! »
Et le poème du jour :
Heureux. Il a gravi le Mont Blanc.
Fatigué mais ravi, il revient émerveillé.
Enchanté par ce monde si troublant
il a découvert la magie des sommets.
Il a respiré jusqu’à l’ivresse
le vertige des arêtes effilées.
Il a rencontré là-haut sa déesse,
celle avec qui il va s’en aller.
Enrichi des images de l’altitude,
enivré par l’odeur des cimes
il a enfin trouvé la quiétude.
Pour le repos éternel de son âme.
Il a rencontré là-haut sa déesse.
En retraversant le grand couloir
il a beau avoir serré les fesses
La déesse Pierre l’a plongé dans le noir.