Encordement glacier

Posté en tant qu’invité par denis:

Débutant en alpinisme, j’ai une question sur l’encordement en glacier.
J’ai lu dans un bouquin que le premier de cordé devait faire de petits anneaux de 30 cm envrion et un tour mort autour de sa main avec la corde.
J’ai lu aussi qu’il pouvait être utile d’avoir un autobloquant entre son harnai et la corde pour une éventuelle sortie de crevace.

Q1: quelle est la séquence en partant du harnai des manip. Il semble que ce soit : autobloquant, anneaux, tour mort ?

Q2: quel est le rôle des anneaux : uniquement de pouvoir allonger rapidement la corde ? Est ce qu’il y a un intérêt pour l’assurage lors d’une chute en crevace et pour en resortir son collègue ?

Q3: est ce qu’il y a un intérêt à placer l’autobloquant après les anneaux et le tour mort pour pouvoir se libérer les mains en cas de chute du second ?

Que de questions donc.

Merci d’avance pour vos contributions,

Denis

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par casscroot:

Je vais essayer de répondre à tes questions. Les plus doctes corrigeront :

Q1: quelle est la séquence en partant du harnai des manip. Il
semble que ce soit : autobloquant, anneaux, tour mort ?

Si ce n’est que de progression sur glacier que tu parles, jamais de tour mort et toujours un autobloquant.

Q2: quel est le rôle des anneaux : uniquement de pouvoir
allonger rapidement la corde ? Est ce qu’il y a un intérêt pour
l’assurage lors d’une chute en crevace et pour en resortir son
collègue ?

Oui, celui que te peter tous les doigts de la main… :wink: En fait, aucun (sur glacier bien sûr)

Q3: est ce qu’il y a un intérêt à placer l’autobloquant après
les anneaux et le tour mort pour pouvoir se libérer les mains
en cas de chute du second ?

La rêgle sur glacier c’est :

  1. Noeud en huit sur mousqueton à vis sur le pontet du baudrier
  2. Autobloquant sur le brin qui part vers le compagnon et relié au pontet par un mousteton à vis si possible en key lock (l’autobloquant plus pratique dans ce cas étant à mon sens le machard tréssé). Il faut du mou entre l’autobloquant et le noeud en huit.
  3. Corde toujours tendue entre les membres de la cordée.
  4. Le reste de la corde lové en écheveaux (fait moins facilement des noeuds) et mis sous le rabat du sac.

Attention : bien vérifier que l’autobloquant fonctionne bien et qu’en cas de forte tension, le mou subsiste bien entre l’autobloquant et le noeud en huit.

Merci d’avance pour vos contributions,

De rien.

Posté en tant qu’invité par ben38:

Bonjour,

Je confirme ce que dit Casscroot :

denis a écrit:

Débutant en alpinisme, j’ai une question sur l’encordement en
glacier.
J’ai lu dans un bouquin que le premier de cordé devait faire de
petits anneaux de 30 cm envrion et un tour mort autour de sa
main avec la corde.

JAMAIS !!!

C’est comme ca qu’on faisait avant, ton bouquin ne doit pas etre tout jeune. A la limite, laisse-le sur l’etagere du salon, et change pour un bouquin plus recent ! Les techniques ont pas mal evolue assez recemment.

La corde doit etre tendue en permanence entre les deux membres de la cordee. Si tu as franchement du mou, je te mets au defi de rattraper une chute. Si la corde est bien tendue, en pente tu rattrapes juste un desequilibre et en crevasse la chute est moins grande et moins violente. Tu es gagnant sur tous les tableaux.

Les anneaux a la main, c’est OK pour de COURTS passages FACILES ou on est sur du comportement de son second, genre petit bout de rocher a grimper apres une course de neige, … Si c’est pas court, on modifie la longueur d’encordement (anneaux de buste ou autre). Si c’est pas facile, on s’assure au mieux ou on tire des longueurs.

J’ai lu aussi qu’il pouvait être utile d’avoir un autobloquant
entre son harnai et la corde pour une éventuelle sortie de
crevace.

Oui, a condition de laisser du mou entre le baudrier et l’autoloquant, et de garder encore une fois la corde tendue entre les 2 autobloquants.

Q1: quelle est la séquence en partant du harnai des manip. Il
semble que ce soit : autobloquant, anneaux, tour mort ?

Vue de la corde, pour un encordement en N :

Corde molle lovee en fuseaux dans le sac, noeud en 8 dans mousquif a vis au baudrier, corde molle (mais qui traine pas par terre!), autobloquant, corde tendue vers le collegue.

Q2: quel est le rôle des anneaux : uniquement de pouvoir
allonger rapidement la corde ? Est ce qu’il y a un intérêt pour
l’assurage lors d’une chute en crevace et pour en resortir son
collègue ?

Les anneaux a la main, encore une fois, c’est dangereux par nature. On les reserve au terrain facile et varie, quand il faut ajuster en permanence la longueur de la corde pour la garder tendue et eviter qu’elle traine dans les rochers (c’est tres apprecie par les grimpeurs qui evoluent en dessous !). Le tour mort sert a varrouiller la prise en main de la corde pour mieux « assurer » son second quand on progresse avec les anneaux a la main.

Il ne me semble pas judicieux de les considerer vraiment comme une technique de progression ou d’assurage, je trouve ca dangereux.

Q3: est ce qu’il y a un intérêt à placer l’autobloquant après
les anneaux et le tour mort pour pouvoir se libérer les mains
en cas de chute du second ?

Je ne vois pas trop l’interet d’avoir des anneaux avant l’aubloquant : ca te sert a quoi a part te faire ch… a ne pas savoir quoi en faire ? Vaut mieux avoir cette reserve de corde dans le sac, non, donc s’encorder en N ?

Ben a Grenoble
Mon avis n’engage que moi

Posté en tant qu’invité par geante verte:

en premiere page d’une revue tres connue, de ce mois ci, il y a une alpiniste en pleine course de neige, avec des anneaux a la main. et ce n’est pas la premiere fois. et en plus dans le meme journal, on nous donne ensuite des conseils pour s’assurer sur glacier…good job

Posté en tant qu’invité par Francois:

C’est encore assez souvent que, dans les revues, on observe un décalage ou même une franche contradiction entre les conseils donnés et les photos accompagnant l’article. Par exemple, j’ai lu il n’y a pas longtemps, dans je ne sais plus quelle revue (MM je crois) un topo sur une voie où ils conseillaient, en lettres capitales: « casque obligatoire, naturellement ». Or sur toutes les photos accompagnant cet article, aucun casque visible sur la caboche des grimpeurs.