[Digression] Pour ou contre le GPS en rando ?

Non j’amène toujours mon cochon en randonnée et je le tue sur place dès qu’il bute sur un obstacle. Ça évite de porter.
Je mange ce dont j’ai besoin et je laisse le reste aux gypaètes c’est donc également bénéfique pour la biodiversité.

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C’est bien. Par contre il ne faut pas t’habiller avec des vêtements en mérinos tricotés toi-même avec la laine de ton mouton. Il vaut mieux du bon synthétique fabriqué en Asie.

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Compte tenu que les 2 sont fabriqués en Asie, je ne serais guère étonné d’un impact carbone plus faible du synthétique grâce à sa durée de vie bien plus importante.

Il y a qlqs années, j’avais rédigé des fiches de déclaration environnementale pour des produits manufacturés et comparé des fibres naturelles avec des fibres synthétiques. Force est de constater que des produits en fibres naturelles ont parfois des impacts environnementaux supérieurs à des fibres synthétiques.

Exemple :
Tee-shirt coton : 4,2 kg CO2
https://www.decathlon.fr/p/t-shirt-de-randonnee-femme-nh500/_/R-p-308122

Tee shirt polyester 3,5 kg CO2
https://www.decathlon.fr/p/manches-courtes-de-randonnee-montagne-mh100/_/R-p-172246

La différence n’est pas importante. Mais, ça illustre bien.

Le grand public n’a pas envie de rentrer dans ces détails et de trop se poser des questions. La couleur et le branding sont plus importants.

GPS, VAE … il faudrait surtout se baser sur des chiffres. Le GPS de mon téléphone, c’est rien en terme d’émissions carbone si je ne prends en compte que ce téléphone que j’ai déjà. Reste les émissions carbones des réseaux de satellites. On attend donc les chiffres ramenés à l’heure d’utilisation du GPS.

Google donne un bilan carbone du papier de l’ordre de plusieurs kg de CO2 par kg de papier. Je n’ai pas regardé dans les détails mais ça illustre bien que le papier n’est pas sans avoir un impact et qu’on n’émets pas nécessairement moins de carbone en achetant une carte papier qu’en utilisant un téléphone qu’on a déjà. Bien évidement, si on utilise une même carte tous les jours pendant 50 ans, son impact carbone sera assurément plus faible. Mais la vraie vie, c’est également des dizaines de cartes papiers utilisés qlqs jours dans une vie, voire même jamais.
Ceci étant dit, l’impact carbone de la carte ou du GPS est faible à comparer du restant de la pratique. Pour courir mes 2000 km de l’année passé, j’ai notamment besoin de 1-2 paires de chaussures. Néanmoins, avec 500 km de CAP déplacement, je diminue mes émissions déplacements de 75 kg (500 km x 0,15 kgCO2/km). Le bilan est donc positif car j’utilise la pratique sportive pour mes déplacements quotidiens, en plus d’améliorer ma santé et donc de réduire également mes émissions carbones « santé ».

C’est pas faux. D’ailleurs, les galères deviennent des bonnes histoires qu’on aime à raconter ensuite…

Exactement, j’ai oublié un paquet de courses si j’en crois mes carnets et photos, mais aucune de celles où un imprévu s’est manifesté :slight_smile:

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Pour le GPS mais pas aveuglément, j’utilise plusieurs fonds de carte en fonction de l’activité, parfois je charge un gpx ou je trace une route avec des points de passage posés à la main pour avoir une trame de fond, mais ça sera toujours la lecture du terrain qui prime pour ne pas s’engager n’importe où.
Je ne possède pas de carte papier.

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A propos de galère, le GPS m’a sauvé une fois. J’avais perdu plus de 2 h, la nuit est tombée avant que j’atteigne mon campement à la fin d’une boucle d’excursion d’une journée, j’avais oublié ma lampe, et perdu le chemin dans une forêt bien sombre et dense, avec des branches partout, de la rocaille, au bord d’un ravin au fond duquel chantait un cours d’eau. Enfin bref, je me voyais déjà dormir sur place pour éviter de faire un faux pas et tomber dans le ravin. Le GPS m’a permis de retrouver le chemin (une section du GR-20). Il n’était qu’à 50 m, mais je ne l’aurais pas retrouvé sans ça, en l’absence de toute visibilité, dans cette végétation dense et anarchique, la faible lueur de l’écran du smartphone ne permettait même pas tout à fait de voir où je mettais les pieds.

Ah c’était toi dans les randonneurs ? :slight_smile:
Plus sérieusement par curiosité tu te souviens où c’était ?

Ça me rappelle une situation vécue : J’emmenais un groupe de randonneurs/alpinistes, et je devais traverser un glacier (non crevassé) dans le brouillard. Heureusement, j’avais un GPS, ce qui m’a permis de nous situer et de trouver le sentier au bout du glacier.
A l’époque, on utilisait un GPS qui nous donnait les coordonnées géographiques que l’on reportait sur la carte à l’aide de petites réglettes en plastique graduées. Ça se faisait bien avec un peu de pratique, même avec du brouillard et du vent.
Le GPS constituait déjà un complément de sécurité à la lecture des cartes.

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En fait je pense que c’est le titre du fil qui est mauvais. Personne n’est « contre » le gps.
C’est pas parce que je l’utilise pas en rando que je suis contre. Chacun fait bien ce qu’il veut.

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Personne n’a parlé du GPS à poils, qui en plus d’être efficace est plutôt écolo et côté galère orientationesque je m’en vais vous conter une anecdote peu banale (enfin je crois).
Branchons la machine à remonter le temps et propulsons nous quarante ans en arrière, on se posait alors pas, et pour cause, la question GPS ou pas GPS. C’était boussole ou boussole… J’avais alors Thétis, une chienne Groenendael, la race ayant son importance pour la suite (ce n’est certes pas avec une moquette blanche style @Thierry_A que les choses se seraient passées ainsi). Quiconque a randonné avec un chien sait que lors d’une balade en AR on a là un GPS hallucinant de précision, au centimètre près: contournez un arbuste en vous écartant à peine du sentier, au retour le chien passera exactement au même endroit. Bon d’accord les grincheux, en boucle c’est pas terrible. Quoique…
C’était au mois de juin, le temps était au grand beau et annoncé stable pour la journée. Hop on en profite, direction le pic de Bure. Vers le haut de la montée quelques nuages anodins et tout-à-coup, paf tout se couvre et en moins de deux grosse tempête de neige en arrivant sur la zone sommitale. Je me dis que ça va pas durer et je continue, boussole à la main. Oui mais voilà, ça s’arrête pas mais alors pas du tout. vent violent, neige à l’horizontale, je commence à douter . Je m’arrête et demande son avis à ma compagne. Petite discussion je sais que la falaise n’est pas loin, qu’il y a des trous dans le coin et comme on n’y voit pas à 10 mètres je me dis que c’est craignos de poursuivre. Donc demi-tour. Coup d’oeil sur la boussole: putain elle merde !! Nous venons de faire demi-tour et l’aiguille semble pointer du mauvais côté. Mais c’est quoi ce bordel ? Je regarde si je ne suis pas à proximité d’un poteau métallique, je n’ai pas l’impression qu’il y ait une activité orageuse, panique à bord on est pas dans la merde !! D’autant plus que vue la météo annoncée et le soleil du matin nous sommes partis en tenue touriste. Et on commence à se les peler sérieux. Seule explication qui me vient à l’esprit la boussole ne fonctionne plus !! (oui je sais c’est con, mais bon je ne suis pas le PIRE pour rien !) Et soudain halleluia ! Le GPS à poils mais c’est bien sûr ! Dans la tempête le clebs a blanchi d’un côté vu que nous avancions en ligne droite. Et là il commence à blanchir de l’autre, la conclusion est évidente, en discutant dans le brouillard de ce que nous devions faire nous avons fait demi-tour sans nous en rendre compte, et donc en refaisant demi-tour on est toujours dans la même direction,ce n’est donc pas la boussole qui merde, c’est moi. Merci Thétis :slight_smile:

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Oui, exactement. En partant de Capannelle, j’ai parcouru la crête du Renoso pendant la journée. En redescendant de la crête, on récupère le GR-20, et j’ai perdu le chemin pas loin de l’arrivée. Le GR-20 est bien balisé, mais de nuit et sans éclairage, j’ai quand même perdu la trace.
Tout au plus 250 m de hors piste au total, j’ai reconstitué après sur la carte, mais ça m’a pris presque 1 h dans le fouillis de branches au ras du sol, la caillasse et l’obscurité, en faisant bien attention où je mettais les pieds.
Le GPS du smartphone a été suffisamment précis pour me sortir de ce guêpier.

Sauf quand on se gourait dans les paramètres de système géodésique entre la carte et le gps. Un guide a perdu ses 5 clients probablement en partie à cause de ça (décalage de 250m qui a fait qu’il n’a pas trouvé le passage clé dans le mauvais temps) De ce point de vue la cartographie sur l’écran du GPS a supprimé ce risque.

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C’est le propre de tout outil depuis les silex : Il faut savoir s’en servir :slightly_smiling_face:

Si tu fais référence à l’accident qui a fait 7 morts (bilan définitif) dont le guide à côté de la cabane des Vignettes sur Cham Zermatt en pleine tempête, le guide italien n’avait pas de GPS dédié mais une application sur son téléphone ! C’est le GPS d’un des clients qui a servi beaucoup trop tardivement !
Malheureusement, le GPS est loin d’être la cause principale de ce drame, où les fautes se sont enchaînées jusqu’à l’impossible retour en arrière !

A voir ou revoir l’impressionnante reconstitution du drame qui met en avant de nombreuses négligences.

« Mortelle tempête dans les Alpes » – Drame sur la Haute Route (ARTE)

https://www.dailymotion.com/video/x8wz18c?utm_source=chatgpt.com

Sujet intéressant !

Pour la préparation de mes sorties, j’utilise beaucoup Iphigénie depuis sa création. Je prépare mes parcours sur des fonds de cartes IGN au 1:25 000 avec le grossissement au 1:12 500. J’utilise aussi les vues aériennes et la 3D. Les cartes au 1/50000 historiques sont passionnantes. J’aime également connaître la commune sur laquelle je me situe en ajoutant le calque des limites administratives. Il m’arrive aussi d’utiliser d’autres calques, comme celui des pentes supérieures à 30 degrés.

Concernant les cartes papier, j’en suis fan. Je les utilisais avant l’apparition du numérique, donc je suis assez à l’aise avec. Je comprend tout a fait qu’un jeune qui vient à la rando commence par du numérique ! Ma génération fait que j’ai évidement déjà travaillé mes parcours à la boussole. J’aime visualiser l’ensemble d’un massif sur une seule et même carte. Je commence à avoir une belle collection, notamment des cartes suisses et italiennes. En revanche, j’avoue que je ne les emporte plus avec moi sur le terrain, pas plus que la boussole.

Pour l’utilisation des GPX en randonnée via un GPS dédié ou un smartphone, je suis complètement pour. De plus en plus de gens savent utiliser un fichier GPX et lire une carte IGN. D’ailleurs, le fond de carte IGN est disponible dans la plupart des applications si on le souhaite. Et si l’on ne cherche pas forcément à connaître les détails des lieux traversés, que la météo ne pose aucun problème pour distinguer sa route, on peut utiliser un autre fond de carte, voire aucun.

Concernant les GPX que certains peuvent suivre de manière dangereuse en randonnée alpine, je ne pense pas que cela entraîne plus d’accidents qu’avant leur généralisation vers 2008.

Du coup ce matin je me suis amusé avec mon fils à décrypter les nombreuses informations qui figurent sur une carte IGN. Je lui ai appris à l’orienter avec une boussole et à calculer un azimut. Ça m’a rappelé quand j’ai passé (et réussi) mon proba AMM il y a 32 ans !

C’est des choses qu’il ne faut pas perdre…

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Non je faisais référence à un accident plus ancien (2008) entre Benevolo et Chivasso :


C’était un autre temps où il n’y avait pas de cartographie sur les GPS et où le report des points de la carte papier au GPS et réciproquement pouvait être compliqués avec des cartes anciennes ou étrangères.

Mais l’accident du Pigne d’Arolla est très parlant aussi sur le fait qu’avoir un gps opérationnel avec une cartographie précise ( et/ou les points de passage critiques enregistrés en waypoints) et savoir s’en servir peut éventuellement te sauver la mise si tu est pris dans le mauvais temps.
Ce n’est pas l’erreur principale qu’avait fait le guide mais les problèmes d’orientation ont fortement aggravé la situation de merde où il s’était mis, en conduisant inexorablement à l’issue fatale.

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De temps en temps, je jette un oeil à la carte d’Etat major 1820-1866, et certains sentiers actuels y sont déjà présents. Ce sont des sentiers de transhumance parcourus depuis des siècles. Sur les vues aériennes, on peut aussi trouver des sentiers non cartographiés, tracés par les chèvres, ou des ruines de bergeries dont il ne reste que quelques murs.
Si on sait les lire, les cartes géologiques présentent aussi un intérêt, pour savoir si on va se balader sur le calcaire d’un ancien bassin sédimentaire, de la rocaille de granite, ou des cailloux produits par du volcanisme explosif (on trouve tout ça en Corse, parfois sur seulement quelques kilomètres).

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Leur situation aurait été totalement différente si le guide avait eu un GPS et avait su s’en servir. Les comptes rendus m’avait bien fait réfléchir à l’époque sur l’opportunité d’avoir la trace GPX. C’est en grande partie en me référent à ce drame que je faisait observer précédemment l’intérêt de la trace GPX dans le brouillard.
Le guide anglais qui était parti avant avait chargé la trace GPX et savait l’utiliser. Grace à cela, il a mené ses clients sans encombres.

Comme je disais plus haut, je préfère continuer à utiliser les cartes papier/plastique. J’y suis habitué et je trouve personnellement que c’est plus commode et pertinent qu’une lecture sur smartphone. Mais le GPS, et même les traces GPX sont des compléments logiques (voir indispensables dans certains contextes) de sécurité.

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Même plus besoin de la trace, les tracés de ski de rando sont maintenant directement intégrés aux fonds de carte. Du moins en France ou en Suisse.

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