[Digression] Pour ou contre le GPS en rando ?

Oh ! Je lisais sur un autre fil, que l’électrique / électronique était générateur de CO2… que l’emploi d’une certaine technologie électrique dans le cadre d’un activité de loisir n’avait pas lieu d’être pour des questions de santé… Qu’il ne s’agissait que d’une fuite en avant de notre société… toussa toussa !

Et là, surprise ! La solution technologique est privilégiée, au détriment d’un bilan carbone défavorable, et au prix d’un désentraînement manifeste des fonctions cérébrales ! Ce double-discours me rend perplexe…

J’imagine qu’il est quand même possible de se passer d’un GPS pour ses activités de loisir, tout en conservant le plaisir de s’orienter avec des méthodes basiques, même si on va moins vite et moins loin…

Je précise que je n’ai rien contre les solutions GPS, ou toutes autres technologies récentes (je suis moi-même équipé de nombre d’entre-elles). Je les utilise sans aucune arrière-pensée, et ne juge personne quand à leur approbation ou leur rejet.

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Je suis pas sûr que ce soit si négatif.
J’ai jeté mes vieilles cartes papier, j’en avais 3 tiroirs entiers. Ça faisait 10 ans que je ne les avais pas utilisées.
Maintenant, avec un téléphone, tu remplaces tout ça.

Tout à fait d’accord ! La seule chose qui manque, c’est la vision d’ensemble qu’il est plus compliqué d’avoir sur l’écran du téléphone…

Sur des sorties « journée », embarquer une carte en fond de sac permet d’avoir le plaisir de faire un petit point carto globale de temps en temps… Sur des trajets au long cours par contre, l’avènement de la cartographie dématérialisée est pour moi un énorme progrès, et une économie de poids / volume non négligeable dans le sac !

Certains s’inquiètent de la gestion de la batterie… Comme déjà lu ici ou ailleurs, en mode avion, avec le seul GPS activé sur le smartphone, extinction la nuit… ça ne m’a jamais posé de problème (5 ou 6 jours d’autonomie, à condition de ne pas abuser de l’outil non plus) !

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Tu l’as avant la sortie sur l’écran de l’ordi, quand tu prépares ton itinéraire.

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Il n’y a pas de raison de se priver d’un nouvel outil comme le GPS lorsque c’est utilisable, mais j’ai quand même aussi de la carte papier, du commerce ou de l’impression de copies d’écran (bien pratique pour ajouter des annotations).
J’essaye quand même de ne pas devenir trop dépendant d’un gadget électronique qui peut toujours tomber en panne, les compétences générales en orientation, ça s’entretient.

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Alors, ça, ce n’est pas tout à fait l’argument massue pour remplacer une carte à 15 € qui peut durer plusieurs années, même en utilisation hebdomadaire, par un GPS qui vaut entre 150 et 400 €, selon le modèle. La clé reste quand même que le GPS est un confort en cas de vrai problème d’orientation, comme évoqué plus haut. Par exemple, j’ai des souvenirs émus de rando dans le Queyras, où du fait de la nebbia, on s’est trompés de col. Résultat : un bivouac improvisé. Avec un GPS, on aurait pu suivre une trace et passer au bon endroit.

Ben, pour rmoi, une grande partie du plaisir en montagne, est justement cette recherche de l’itinéraire, donc ne je suis pas fan de l’utilisation du GPS

Après, le GPS a aussi des bons côtés. Il permet de clarifier sur C2C, les emplacements parfois imprécis de certains itinéraires

Le GPS ne vaut rien, il est directement intégré dans tous les téléphones.

J’ai de toutes façons un téléphone. Que j’utilise ou pas son GPS, ça ne change qu’à l’extrême marge mes émissions carbones. Ca n’émets quasiment pas de carbone et ne coute rien d’avoir un GPS (qd on a un téléphone).

La question des émissions carbone se pose plutôt pour la montre GPS. De mémoire, son impact est d’environ 10 kg de CO₂ sur 5 ans, soit environ 2 kg par an, à comparer à mes 5 tonnes annuelles (à la louche). Par ailleurs, la montre m’aide indirectement à décarboner : elle me motive, me permet de suivre mes déplacements (taf et autres déplacements quotidiens) à vélo et en course à pied, et contribue donc in fine à réduire mes émissions. Je fais environ 5 000 km par an de vélo déplacement et 500 km de CAP déplacement.
La montre n’est évidemment pas indispensable, mais rapportée aux 850 kg de CO₂ évités (5 500 km × 0,15 kg/km), son impact est faible.

Le GPS du téléphone ne coute rien. Avec l’étranger, je dois avoir une centaine de carte. Pour Chamonix et les Ecrins, j’ai déjà changé 3 fois de carte. La dernière Top 25 acheté, je l’ai pourri durant la premier sortie à cause de la pluie … Par ailleurs, la plupart de mes cartes papiers ne sont bien évidements plus à jours. Sans être un argument massue, c’est tout de même un avantage du GPS.

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Perso gérer des cartes papiers m’a toujours gonflé : comme je ne vais jamais deux fois dans le même coin, que j’aime pouvoir changer de destination à la dernière minute et improviser des changements de parcours sur le terrain c’était une vraie plaie à l’époque de la carto papier : forcément tu te découvres le vendredi soir (ou pire sur le terrain) qu’il te manque un bout de carte et c’est le début des emmerdements…

Donc maintenant j’ai mon smartphone de base avec toutes les cartes dont j’ai besoin, plus un vieux smartphone dans le fond du sac en backup.

Pour le GPS si, par jeu on trouve plus amusant de faire sans il suffit de couper le positionnement : on se retrouve avec l’équivalent d’une carte papier…
Perso je trouve qu’il est surtout amusant de pouvoir vadrouiller et tenter des itinéraires inédits sans le stress de perdre le fil de la navigation et de se paumer : quand je n’avais pas de GPS je me sentais beaucoup moins libre de sortir de l’itinéraire prévu et préparé (surtout quand j’emmène du monde : pas envie de mettre le groupe dans la galère)
Et je ne parle pas de l’orientation avec visibilité nulle, c’était du grand art pour certains mais pour la grande majorité d’entre nous c’était quand même très hasardeux voire carrément dangereux (même si le gps n’est pas la panacée dans ces situations)

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Si on aime s’orienter, il faut surtout faire de la course d’orientation, y aller de nuit …

L’orientation, la recherche d’itinéraire, peut être une source de plaisir. Mais pour ma part, il me faut un terrain un minimum technique, par exemple les voies Bédouines de Wadi Rum, ou des itinéraires d’alpinisme. En terrain de randonnée, mon plaisir vient plutôt de l’effort physique, du cardio, ou, si je suis en famille/groupe, du plaisir d’être ensemble. Mais certainement pas de sortir la carte à chaque croisement.

En France, on ne peut de toutes façons pas se perdre très longtemps. Carte ou GPS, la recherche d’itinéraire est faible en randonnée avec des sentiers. En VTT, on se perdait souvent avant le GPS, tout simplement parce que cela gonflait de s’arrêter pour regarder la carte. Sans GPS et sans moteur, on se perdait beaucoup plus à la descente qu’à la montée. :slight_smile:

La carte est plus conviviale pour regarder à plusieurs le soir la sortie du lendemain.
Je prends également la carte lors des sorties, ça a son charme.
Et quand je suis pressé, bim coup de GPS.
Mais chacun voit midi à sa porte selon ses priorités, son confort etc…

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Et tu aurais un souvenir de moins :blush: les galères ne font elles pas aussi partie de notre plaisir ?

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Mais ça en émet tout de même plus que sans GPS… Quand on cherche à être moralisateur sur les autres, il faut d’abord s’assurer qu’on est soit même irréprochable, il faut être exemplaire en tous points, et ne pas se chercher d’excuses !

Citation
Le VAE « sport » n’est que le nième avatar de cette logique mortifère, sous couvert de se donner bonne conscience avec des excuses : « je pollue moins qu’en avion » (alors que je prends aussi l’avion), ou « c’est pour ma santé » (alors qu’un moteur n’améliore pas la santé).

Mais bon, n’étant certainement pas irréprochable moi-même, je me garderai bien de faire quelque morale qu’elle soit… A bon entendeur :neutral_face:

As-tu des chiffres ?

  • Surconsommation de mon téléphone à cause du GPS => 1W pendant 200 h par an en France ? disons 0,1 g de CO2 par an
  • Emission carbone pour le réseau satellite : à toi de donner les chiffres.

Versus une centaine de carte papier. 100 x 100g = 10 kg de papier transporté.

Pour le reste, je le laisse le soin de relire :

Comme tous les occidentaux, je fais bien évidement parti du problème, même si j’essaie d’améliorer les choses dans la mesure de mes moyens.

La susceptibilité, encore un stratagème, excuse classique qd on aborde la décarbonation.

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Ne te méprends pas, je ne juge aucunement tes choix de vie…

Essaie juste de ne pas chercher imposer aux autres ces choix qui ne sont pas les leur !
Si quiconque souhaite user d’un VAE pour une activité loisir, tache simplement de respecter son choix, sans immédiatement chercher à dénigrer son point de vue…

Sérieusement ?

Ben non. Je ne respecte pas son choix, je le subis. Ou plutôt nos enfants vont le subir.

Schopenhauer dirait argumentum ad hominem avec une attaque sur la cohérence morale et un tu quoque.

Dans ce cas, on ne peut rien y faire ! Alors ne change rien… L’argumentaire est imparable !

Bon résumons. Le gps c’est bien la carte papier c’est mal. Le vélo c’est bien le VAE c’est mal.

Moi je fais pas de vélo du tout et je me promène avec mes cartes papier. Du coup c’est bien ou pas? Je m’y perds.

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Ca dépends. Tu randonnes avec du saucisson et des barres que tu as fait toi-même avec les produits de ton jardin et le cochon que tu as élevé? Ou avec des produits achetés au supermarché?

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