Dépassement autorisé?

Posté en tant qu’invité par s@m:

En voyant que d’autres se sont fait doublés par la droite, je me demande si tout le monde suit globalement cette méthode ?? :

1/ La 1ère cordée monte jusqu’à son premier relais.

1bis/ la 2ème cordée attend sagement au pied de la paroi ! (et oui çà n’a servi à rien de courrir pendant la marche d’approche)

2/ Le mieux : quand le 2d de la 1ère cordée part du relais, la seconde cordée peux commencer la voie…
[on peux aussi partir quand le 1er s’engage dans L2, çà permet de discuter eu relais :wink: ]

3/ Et là plusieurs cas de figure suivant les vitesses de progressions respectives des 2 cordées :

  • la 1ère va plus vite que la 2ème : fin du discours, on se retrouvera peut-être au sommet et encore

  • la 2de va à la même vitesse que la 1ère…les techniques sont variables et plus ou moins fair-play mais si les 1ers points on été respectés, il n’y a pas de discussion possible…

  • la 2de va plus vite que la 1ère : si les 1ers points on été suivis, le dépassement sera effectué sans discussion possible… de préférence à un relais large et spacieux (à 4 pendus sur 2 points, c’est pas le pied!) et zou !

Des commentaires, des compléments, des exemples récents...çà m'intéresse !

Posté en tant qu’invité par s@m:

Il faut lire ‹ on peut › et pas on peux
et mea culpa pour les autres fautes !!

Posté en tant qu’invité par julien:

un petit recit relatant une aventure que nous avons eu dans Ula au verdon.

"Parti pour Ula en aprochant par le sentier Martel, et donc pour faire la voie depuis le bas, quelle ne fut pas notre suprise en arrivant au jardin de voir 2 cordee deboulée en rappel pour ne remonter que la partie superieure de la voie.

Voyant le premier s’activer a partir des qu’il nous ont vu et constatant que celui ci avancait bien, on s’est dit « ok un ptit picnic au soleil en attendant que ça décante, et apres tout ira bien ».

1h apres (long picnic), le 2eme leader n’etait toujours pas sorti de la premiere longueure…et appelait le 1er de la cordee precedente pour lui envoyer un brin de corde… La on s’est dit qu’on etait mal parti. Bref on demarre 35minutes apres, apres que le 2eme second, totalement au taquet, ait atteint R1.

La suite a ete un bordel inextricable. Le 2eme leader etant oblige de monter avec le shunt sur la corde du premier puis ensuite ils assuraient 3 seconds en meme temps dont deux etaient en crise de nerf et incappables de grimper.

Ceux ci refusaient evidemment de nous laisser doubler. ayant patiamment attendu qq heures derriere, l’orga earrivant, on a du se resoudre a passer « en force »…avec une technique simple mais au combien efficace: la technique du noeud! le leader refusant qu’on les passe, on est parti juste apres lui et on l’a menacé de faire un cabestant avec sa corde sur une de ses degaines…c’est un peu radical comme formule mais ca marche. Finalement on a pu les doubler sans les gener (ils etaient tellement lents!) et au final quand la flotte est arrivée, ils demandaient gentillement qu’on leur laisse la corde pour la derniere longueur…chance pour eux, la pluie n’a pas dure. Ils sont sortis de nuit environ 3h apres nous (pour 2 longueurs seulement).

C’etaient vraiment une mauvaise experience. 2 cordees trop faibles qui ne veulent pas se laisser doubler, ca nous a bloque en tout 5h!!!
Il a fallu en venir aux menaces pour passer…"

pas toujours simple le depassement. En ce qui me concerne, si je vois qu’une cordee va plus vite, je laisse systematiquement passer. C’est ridicule de bloquer des gens derrière, ca enerve tout le monde et ca gache le plaisir.

Posté en tant qu’invité par Chti nain:

Nous on a vu pas mal à l’Arête de Tsalion:

  • Papi grincheux râle au dortoir car on met 15mn à se preparer pour roupiller, il râle le lendemain matin sur ces sales jeunes bruyants…
  • On déjeune et 30mn après le reveil, vamos départ pour l’heure de marche d’approche…
  • On arrive au pied de la voie, en haut d’un couloir un peu peteux, et pendant qu’on s’équipe Papi-grincheux arrive avec sa troupe (5 personnes en tout) et vient se mettre sur la même vire que nous pour s’encorder…grrrrrrrrr…
  • On part dans la voie, un petit bout facile, un relais avant la longueur dure, où on assure Vincent; Papi Grincheux nous colle aux fesses, mais pas de bol, y’a plus de place au relais…il fait donc son relais 2 mètres plus bas…
  • Son second arrive et Papi Grincheux lui dit: Tu verras après c’est plus large, tu pourras dépasser…
  • Moralité de l’histoire, après la longueur dure, ben on les a pas revus… Et lorsqu’on arrivait à la cabane (après 4h d’escalade, 2h30 de descente + un long pic-nic), ben eux, y z’arrivaient au sommet…

Posté en tant qu’invité par Fredo:

Je faisais partie d’une cordée de 3.
Au moment où j’ai quitté le relais en tête un moniteur a débouché du bas. J’ai finis ma longueur avant l’arrivée de son second. Mes deux compères sont donc partis avec un leger intervalle entre les deux. C’est là que ça a commencé à se gâter.
Le moniteur a enchainé alors que mes larrons se trouvaient encore dans la longueur, les a ratrappé en râlant, doublé en poussant-soufflant alors qu’il ne leur restait moins de dix mètres à parcourir. Résultat nous nous sommes retrouvés à 4 sur un petit relais avec un bordel monstre au niveau des dégaines.
J’ai proposé à ce brave professionnel de s’intercalé entre moi et mes seconds sur la prochaine longueur, puis de passer devant sur la suivante, bougonnage de sa part.
Je reprend ma progression, évidement il y a eu un mélange dans les cordes, et j’ai séché dans mon baudrier le temps que son second se pointe au relais précédent et que les cordes en finissent de leur étreinte. Quand je suis reparti, le leader de la cordée de compétition a quitté le relais pour me rejoindre un peu avant le relais suivant dépassement sur les mêmes points, genre pousse toi de là que je m’my mette.

Conclusion : nous étions tout disposés à laisser passer la cordée suivante dans de bonnes conditions, mais visiblement cela n’était pas suffisant pour le moniteur qui aurait sans doute préféré que nous sautions tous dans le vide pour laisser la route libre et résultat un beau bordel.

Je passe sur l’argumentation du sus-nommé :« blabla moniteur moi monsieur blabla travail moi blabla font chier les touristes »
Heureusement qu’il y a eu le petit mot d’excuse du client tout penaud, tout suant.

Posté en tant qu’invité par Djé:

content de trouver ce sujet, j’ai eu ce genre de probleme ce we
a la pointe percée, arete du Doigt…

on arrive au pied de la voie, une cordée est quasi-prete, on s’equipe tranquillou le temps qu’ils soient bien engagés dans L2…

entre temps arrive papy-grincheux(un de plus :stuck_out_tongue: ), a bloc, avec memere… « allé memere on se dépeche, ce que t’es lente c pas possible … »

on part donc dans L1, je m’engage en second… et la papy grincheux s’engage en tete, mais genre il me colle au cul (parfois moins de deux metres en dessous ) … en plus j’ai droit a ses petits conseils … "monte tes pieds ", « tu devrais pas passer la »

ca a duré comme ca trois longueurs, on leur proposait de dépasser mais memere n’avancait po… et déja plein de cordées derriere … bonjour le caca niveau dégaines et aux relais …

conclusion : les courses fréquentées, faut pas y aller le WE !!

Posté en tant qu’invité par Alexandre:

Salut Djé,

j’étais le leader de la première cordée de 3, et on a vite compris qui étaient ces deux-là : arrivés au sommet du doigt, le papy descend « Nadine » en moulinette, celle-ci a l’outrecuidance de dire « encore » et lui l’engueule « ferme-là Nadine, j’ai la corde qui toronne j’essaie de la détoronner ». Sur ce, ils nous suivent, attendent qu’on ait fini le rasoir et arrivent sur la vire avant le dernier ressaut raide.
Et là le gars part 2m après mon deuxième second de cordée, il arrive au relais tout frais et nous dit « je vais me mettre où », et je lui dis que le mieux c’est d’attendre qu’on ait fini une longueur avant de venir sur notre relais. Ensuite je pars, il s’était accroché à mon mousqueton (!), et je fais une variante à droite pour éviter le passage d’artif 6c/A0. Ce papy nous suit, et se rend compte qu’après une traversée de 10m sans spits (j’avais mis quelques coinceurs), il arrive sur notre relais (une sangle et un câblé), alors on le voit gueuler « Nadine, ravale doucement ! ».
Dernier épisode, arrivée sur l’arête finale, Nadine a peur dans le passage d’artif, et Papy lui gueule « allez, tu fais chier, j’avale la corde ok, mais c’est que du tire-clou ». Bref, ils continuent l’arête, Nadine me passe sous le nez sans un regard, et nous nous arrêtons là pour pique-niquer, ça faisait 1h30 qu’on avait ces deux-là qui nous gâchaient la course (pourtant on n’était pas très lent malgré notre cordée de 3).
Ces gens-là nous pourrissent la montagne, et je ne sais trop quoi faire pour changer leur mentalité…
Bravo à la cordée qui a attendu plus de 30 minutes avant de partir, alors qu’on était à la fin de L2, c’est aussi ce que je fais dans ce cas, je laisse 30min à 1h de marge comme ça pas de problème d’embouteillage.
Si Papy avait été à la foire du trône, ça aurait été pareil. Question : si l’équipement avait été réduit (relais sur spits), est-ce que Papy serait quand même venu nous gâcher notre course ?
En tout cas le dièdre finale en 5a/b peu équipé (2 pitons) a été un des endroits sympas de la course…

Alexandre

Posté en tant qu’invité par J-loic:

salut alex
merci pour ton petit mot à notre égard djé et moi
je rajouterai juste que papy grincheux à mousquetonner dans quelqu’unes de mes degaines dans L2…
bref je ne grimperai plus de voies de ce style le week end!!
je n’ai pas envie qu’il arrive un accident à moi ou à un de mes seconds à cause d’un gros naze qui ne respecte pas les regles elementaires
au fait ca va ta caisse ?? :wink:

Posté en tant qu’invité par Claude:

On a parfaitement le droit de doubler une autre cordée, y compris si elle ne veut pas, mais on a aussi le devoir de ne pas géner la cordée que l’on double. Contrairement à ce que j’ai lu dans le topo-guide, on n’est pas un suicidaire juste parce que l’on double une autre cordée ou que l’on met une deuxième dégaine sur un spit.
Par ne pas géner une autre cordée, j’entends essentiellement ne pas lui faire perdre de temps ni la mettre en danger, par exemple en génant le déroulement de sa corde ou en lui envoyant des blocs une fois audessus. Ensuite si le gars chope un ulcère dès qu’il voit quelqu’un faire une manip qui n’est pas dans le manuel fédéral, il vaut mieux pour lui qu’il n’aille pas en montagne. Bien sûr, on géne toujours un peu mais en général si on s’y prend bien c’est du presque rien. Si j’ai le temps, je vous raconterais un double dépassement quasi-parfait dans palavar-les-flots.

Posté en tant qu’invité par s@m:

Nouveau rebondissement !!

Oui, Claude je suis d’accord avec toi si la cordée qui double y arrive assez vite (2 longueurs me parait pas mal ?)…ceci ne pose pas de pb si le niveau des cordées est vraiment différent !

Ne pas oublier dans le cas de cordée de niveau sensiblement identique que la première doit chercher son chemin (il y aussi des voies spitées où chercher le spit suivant n’est pas toujours évident ! mais bien rassurant quand on l’a trouvé :wink:

Bonne grimpe (en altitude par ces temps bien chauds !)
s@m

PS : En fait mon post a été écrit à chaud après avoir été talonné au départ d’une voie pour terminer au sommet avec 25mn d’avance sur cette 2ème cordée un peu impartiente au départ!

PPS : J’ai d’ailleurs aussi déjà réalisé des dépassements peu orthodoxes mais toujours très efficaces et sur des spits de 12 flambants neufs…

Posté en tant qu’invité par Claude:

Ok, on est d’accord en fait.
C’est vrai que quand on double, il faut etre sur d’etre réellement plus rapide. Ca me rapelle une expérience dans la Demande : Je me suis laissé dépasser à R1 par une cordée qui se disait forte et rapide. Le gars au sommet de la voie s’est senti obligé de s’excuser pour nous avoir fait patienter au pied de la dernière longueur.