Ce qui m’interroge c’est que les encadrants ont pu profiter effectivement une sortie alpi « gratuite » (éventuellement même avec repas) grâce à l’encadrement. Certes, vu les niveaux, ça ne serait pas forcément une sortie de rêve, mais quand-même…
Definition de rémunération dans un contexte de montagne
Tu as déjà encadré en club ?
Ce n’est pas une sortie perso. La charge mentale est loin d’être la même. Je ne dis pas que l’encadrant n’y prend pas du plaisir, sinon il ne serait pas là, mais dire qu’il ne fait que « profiter », ça me dérange un peu.
Jamais encadré en club, mais souvent emmené des débutants en montagne et effectivement je confirme. Je pense que tous qui sont dans le milieu montagnard le comprennent. Mais est-ce qu’un procureur pourrait presenter les choses differement en cas de procès ? Je pense que ce n’est pas une possibilité qu’on puisse excluire.
Question
La sortie Alpi ou ski rando ou … aurait elle pu exister sans la présence du des encadrants ?
Non, c’est une obligation, et la responsabilité de la préparation, du bon déroulement repose et incombe à l’encadrant.
Celui ci est donc dans une situation totalement différente de celle du participant qui se contente ( ou peut … ) de suivre comme un consommateur
C’est exactement ce qui se passe dans les « formations » que je propose dans mon club.
Mieux que cela, j’ai même fait de l’alpinisme gratuitement, sans encadrer, avec un guide, lors des formations initiateur, tout celà payé par le club! Et j’ai même été nourri/logé durant ces formations!
J’ai emmené des copains en montagne durant des années, et encore maintenant, je sais de quoi tu parles.
Maintenant que j’encadre dans un cadre fédéral, j’ai revu certains fonctionnements qui ne peuvent pas être transposés de mon experience d’encadrement avec les copains. J’ai aussi cherché, avec le président du club, le « bon modèle » pour faire ce qui me plait avec éthique: Proposer des sorties et formations accessibles techniquement et financierement, impliquer les participants, apporter une vraie formation qualifiante, ne pas y laisser mon salaire.
Nous sommes arrivés au fonctionnement suivant:
FORMATION:, Je choisi des sorties en fonction du public, je m’adapte, je suis 100% disponible pour les participants, parfois je suis accompagné d’un guide.
Une participation financière est demandée aux participants pour défrayer l’encadrant et payer le guide si besoin.
SORTIE « CLASSIQUE »: Je propose au programme une sortie qui m’intéresse, souvent ce sera 2 participants maxi, qui ont un niveau voisin du mien. Parfois c’est aussi une sortie escalade avec un de mes enfants, et je peux prendre 1 personne en plus. Chacun paye sa part.
Les cycles de formation sont toujours complèts, les sorties « classiques » sont souvent désertées.
Ce qui est gratuit vaut moins que ce qui est payant? Demander une participation financière permet aussi d’impliquer plus les participants.
Rufus, je t’invite à rejoindre les rangs des enacdrant fédéraux, il en manque!
Si je retrouve en France je le ferai avec plaisir !
Je ne pense pas que c’est pour ça. Les gens qui ont un niveau voisin du tien sont capable de sortir entre potes, sans aucune contrainte, et avec une souplesse dans l’objectif choisi. Ils ont moins besoin d’être au club.
Certes, les sorties classiques c’est très bien pour ceux qui sont nouveaux dans le coin, ceux qui veulent rencontrer du monde, mais par rapport à ceux inscrit en formation, le besoin d’encadrement est moindre.
Je ne pense pas que ce soit ça, le problème, mais bien plutôt que
Cela aboutit à ne pas proposer de sortie classique pour les personnes qui n’ont pas le niveau d’un encadrant.
Perso, j’ai participé aux deux (stages club encadrés par un guide et un encadrant bénévole et stage purement encadré par des bénévoles).
Eh bien, par exemple, le stage du CAF de Lyon auquel j’avais participé, qui programmait les voies normales de 4000 dans le Valais, de niveau F à PD+/AD donc (on avait fait la Festigrat au Dom des Mischabel), c’était une sortie « classique » encadrée par des bénévoles, mais ouverte à des gens qui n’avaient pas le niveau des encadrants.
On dérive un peu du sujet initial…toutefois il me semble important de donner quelques informations complémentaires.
Dans mon club, je suis, pour l’instant, le seul initiateur alpinisme, et quasiment le seul initiateur escalade à proposer des sorties extérieur « tout public ». Cela correspond généralement à 40 à 50 journées d’encadrement par an. Cette année, je ferai peut être 5 sorties, si tout va bien, avec des coéquipiers de niveau voisin. Je n’ai malheureusement pas le temps d’en faire plus, et mon objectif actuel est d’avoir d’autres initiateurs alpinisme. C’est en bonne voie.
Il y a un autre encadrant, bientôt initiateur, qui propose des sorties « classiques », je ne suis pas seul au club!
En tant que bénévole, il me semble important de faire de choses que l’on aime faire et avec lesquelles nous sommes à l’aise.
Personnellement, je ne serai pas à l’aise pour partir au Festigrat avec un coéquipier que je ne connais pas, et encore moins un cordée autonome, dont je ne connais aucun membre, sous ma responsabilité. Et celà même si la demi-pension au refuge est payée par le club!
Je préfère faire une sortie plus difficile, avec 1 ou 2 seconds: Je me fais souvent plus plaisir, et il y a aussi de la demande.
Si je propose une sortie à l’arête Forbes au Chardonnet, il y aura forcement des candidats. Toutefois, je ne vais pas y aller avec un inconnu qui s’est inscrit en ligne, mais avec une personne que je connais bien.
Les personnes qui veulent faire de l’alpinisme arrivent, en tout cas dans mon club, à en pratiquer, à condition de s’en donner les moyens. Comme cela a été dit plus haut, il faut rencontrer les autres membres et encadrants du club, en salle d’escalade, au pot de nouvel-an, à l’AG, proposer ses services comme par exemple tenir un créneau escalade accès libre…
Et c’est celà la liberté d’un encadrant bénévole: Il n’y pas de recherche de clients, c’est un loisir, et on a le droit de ne pas faire que qui nous convient moins. Et ce sont toujours de très belles expériences humaines!
Ça, c’est tout à fait logique et cela fait partie de la prévention des risques.