Découverte ossements humains

Merci pour le partage !

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Très très intéressant. Merci pour cette grande information.

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Passionnant, merci du partage !

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superbe ! merci :wink:

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Selon les information que ma transmis un collègue spéléo , je le cite :
" Nous avons fait une découverte ( sur ce site - un beau crane humain et qq os) semblable il y a 10 ans environ ; après avoir averti la DRAC et la visite d’un anthropologue et l’absence de suite on a décidé de ne rien toucher…et de laisser reposer en paix ce brave homme d’un autre temps.".

Pour ceux que cela intéresse il y a eu d’autres découvertes antérieures dans cette cavité ( extrait de compte rendu de fouille archéologique ) :
2985. ROMIGUIERES (Grotte de)_
ou grotte du Four n°1, ou grotte du Travers-du-Four_
Commune : Le Clapier (Hérault)_
120 m de développement_
Hettangien_
Lambert III 670,500 - 168,800 - 610_
Préhistoire (cavité sépulcrale)_
B.R.G.M. n°159, n°2612 et n°4030_
Salvayre n°10_
Grotte de Romiguières. Dans le bois, sur la rive droite du ruisseau, à 600 m en amont de la ferme du Furou._
Longue résurgence fossile, ayant servi d’habitat préhistorique, souvent fouillée._
Albert Poujol, 1937_
S’ouvre au sud du hameau du Mas-Hugonenq, juste sous un petit sentier qui coupe le flanc de la montagne._
Ouverture très petite menant dans une galerie longue de plus d’une centaine de mètres se terminant brusquement ; le sol de cette grotte est jonché d’ossements humains et de poteries préhistoriques._
Ces dernières années, le Docteur Brunel a effectué dans cette cavité des recherches qui ont donné d’intéressants résultats archéologiques._
Lucien Montagner, 1951_
Fouilles à la grotte du Four_
La grotte s’ouvre dans la commune du Clapier, au niveau des calcaires à plaquettes de l’Hettangien, sur la rive droite de l’Orb, à mi-flanc de montagne et 1000 m au sud du mas Hugonenq. Elle nous fut signalée au mois d’août 1956 ; nous n’y trouvions alors rien d’intéressant au point de vue spéléologique, mais l’abondance des ossements humains et des débris de poteries en surface nous fit envisager un sondage._
La grotte longue de 120 m présente le profil caractéristique d’un ruisseau souterrain (fossile) en trou de serrure : avec une galerie inférieure en forme de tranchée, une galerie supérieure constituant deux terrasses latérales. L’entrée a été comblée par des éboulis recouverts d’une couche de calcite qui n’ont laissé qu’un passage étroit au-dessous du plafond._
Le 20 septembre, nous effectuons un sondage dans la galerie du bas à 40 m de l’entrée : une tranchée longue de 50 cm, large de 20 cm, profonde de 60 cm._
En surface : éboulis, débris d’ossements, le tout en désordre parmi les rochers sur un sable argileux._
Après une couche de sable stérile vers 20 cm, nous mettons au jour les traces d’un foyer fermé par l’agglomération de céréales calcinées, d’une épaisseur totale de quelques centimètres._
A 30 cm sous le foyer, débris de poteries mêlés à des galets de basalte d’un diamètre moyen de 4 cm (signification inconnue)._
Le fond de la fouille est formé par une argile blanche stérile. D’où provenaient donc les divers ossements qui jonchent le sol de la grotte ? De l’étage supérieur de la grotte et des deux terrasses latérales. Sur celles-ci et sous une faible épaisseur de terre, nous observions de nombreux ossements et, les accompagnant, des perles, des pendeloques dont nous donnons la description ci-dessous. Il semble qu’il y a ait eu là une inhumation avec parures._
Sans doute la grotte a été fréquentée en tant qu’habitat, comme en témoignent les traces de foyer dans la galerie inférieure, mais notre sondage ne nous permet pas de préciser le genre d’habitat : permanent, ou passager. La présence de la sépulture de l’étage supérieur nous oriente vers cette dernière hypothèse et nous ferait considérer la grotte comme une cavité à inhumations._
Il faudrait faire un sondage dans l’éboulis de l’entrée._
Description des objets_
1 et 2) pointes de flèches en silex analogues à celles des dolmens aveyronnais ;_
3) perle en os cylindrique longue de 2 cm et d’un diamètre de 1 cm ;_
4) perle de pierre ovoïde : 3 cm de long et 2 cm de plus grand diamètre ;_
5) canine de loup percée ;_
6) 1 grain de callaïs percé ; a = 1,2 cm, b = 1,4 cm, c = 0,6 cm ;_
7) grains grillés de céréales ;_
8) nombreux débris de poteries diverses :_
type a) poterie grossière, nombreux grains de quartz dans la pâte, couche noire à l’intérieur (cuisson) ; épaisse (1 cm) ;_
type b) poterie analogue mais de pâte plus fine, moins épaisse, pas de couche noire à l’intérieur ;
type c) poterie à pâte encore plus fine avec peu de grains de silice visible, noire extérieurement et intérieurement ;_
type d) poterie rouge, mince (4 à 5 mm) pâte, très fine, pas de grains de silice visible à l’œil nu._
9) nombreux débris d’ossements humains.
XXX (Pierre Cabanes et Henri Salvayre), 1957_
Spéléo-Club de Saint-Affrique_
Perle de Callaïs de la Grotte du Four
La perle fut découverte le 29 septembre 1956 « en surface » sur une terrasse de la grotte du Four, commune du Clapier, département de l’Aveyron, grotte qui s’ouvre, au niveau des calcaires à plaquettes de l’Hettangien, sur la rive droite de la rivière Orb, à mi flanc de pente, 1 km environ au sud de la ferme dite Mas Hugonenq._
La grotte est longue environ de 120 m et présente un profil caractéristique de ruisseau souterrain fossile dit « en trou de serrure ». La galerie inférieure en forme tranchée est recouverte d’une épaisse couche d’argile ; la galerie supérieure est constituée par des terrasses latérales. L’entrée a été comblée, sûrement depuis l’occupation, par un éboulement de la partie supérieure (éboulis recouvert de calcite) et l’on pénètre par une ouverture accidentelle, très étroite, au ras du plafond. Les dépôts, sur les terrasses ont été entièrement détruits, du moins ceux des terrasses examinées, une première exploration pouvant négliger certains détails ; destruction par ruissellement, par les animaux, par l’homme, sûrement par les trois actions conjuguées._
Ces dépôts ne permettront qu’une cueillette en surface où dans une très mince couche de dépôts très remaniés et sans possibilité d’une étude stratigraphique._
Par contre, la galerie inférieure serait intéressante à étudier, les poteries jonchent le sol, en tessons mais en très grand nombre, mêlées aux ossements humains et aux ossements animaux, malheureusement en débris. La couche d’argile sûrement épaisse de plus d’un mètre doit permettre une étude systématique. Il serait aussi sans doute très intéressant d’étudier la terrasse d’accès primitive qui a dû être protégée par l’éboulement recouvert actuellement de calcite._
Un sondage, effectué en un point situé à quarante mètres de l’entrée actuelle, est une tranchée longue de 30 cm, large de 30 cm et profonde de 50 cm._
En surface, tessons de poteries grossières sans ornementations, noircis à l’intérieur, pâte grossière avec gros grains de quartz._
Niveau I : de 0 à 20 cm ; éboulis d’ossements humains ; tessons analogues à ceux de surface, le tout en désordre parmi les cailloux et noyés dans un sable argileux ; ces débris proviennent sans doute des terrasses supérieures._
Niveau Il : 20 cm à 30 cm : après une couche stérile de sable, nous mettons au jour les traces d’un foyer formé par l’agglomération de céréales calcinées, cendres et tessons, épaisseur du foyer : 3 à 4 cm._
Niveau III : 30 cm à 40 cm : sous le foyer, débris de poteries mêlés à des galets de basalte d’un diamètre voisin de 4 cm, signification inconnue de ces galets._
Niveau IV : 40 cm à 60 cm : niveau stérile d’argile blanche qui semble se continuer._
Les céréales recueillies sont du blé (M. Balsan)._
Les fragments de poteries recueillies appartiennent presque tous à des poteries modelées de technique grossière._
La pâte est mal cuite, plus ou moins friable. Le dégraissant est calcaire ; il est très irrégulier, allant du très fin et invisible à la loupe (seulement réaction à l’acide) au très gros grain de calcite ayant jusqu’à 5 mm de diamètre._
La cuisson se fait pour la grosse majorité « vase retourné » par l’intérieur. Cependant tous, ou presque, présentent un lissage intérieur et extérieur, lissage d’une très mince couche d’argile plus fine, sans dégraissant, lissage le plus souvent au bouchon d’herbe, (traits très fins), pas de décoration._
F-I est un fragment de poterie brune, très grossière, à peine friable, très épaisse (15 mm), à gros grains de dégraissant de calcite, certains ayant plus de 3 mm (réaction très vive à l’acide) l’engobe, d’argile plus pure, lissé, sans doute au bouchon d’herbe présente des stries très fines, irrégulières à l’intérieur et l’extérieur._
F-2 est un fragment de bord de vase, pâte très grossière et mal cuite, mi-partie rouge à l’extérieur, mi-partie noire à l’intérieur. Elle est très friable ; épaisseur variant de 12 à 15 mm : même dégraissant de calcite, irrégulier allant du grain très fin au grain de plus de 3 mm. Réaction très vive à l’acide. Lissage au bouchon d’herbe, croisé à l’intérieur, parallèle au bord à l’extérieur._
F-3 est le fragment d’un grand vase, poterie analogue à la précédente mais d’épaisseur de 14 mm._
F-4 est un fragment de panse : même technique de fabrication mais mieux cuite, moins friable ; même dégraissant ; rouge orangé, avec coup de feu brun/brun gris/brun noir ; surface extérieure lissée sans aucune trace ; peut-être décoration incisée : deux lignes parallèles espacées de 1 mm et trois coups d’ongle._
F-5 et F-7 : fragments de flancs, marron/brun noir/noir ; toujours même technique et même dégraissant ; pâte mieux cuite et moins friable ; épaisseur : 10 mm ; lissage intérieur et extérieur sans trace de lissoir._
F-6 : fragment ; même poterie, mais stries de lustrage en surface._
F-8 est un fragment de panse, brun/noir ; pâte friable, fine et mal cuite ; épaisseur 6 mm ; dégraissant fin calcaire ; lissage soigné à l’intérieur et l’extérieur ; à l’extérieur, les stries de lissage semblent fermer une décoration : stries croisées entre stries parallèles au bord, mais le fragment est trop petit pour une certitude._
F-9 un fragment de poterie brique ; peu épaisse 4 mm, très friable ; dégraissant invisible à la loupe, mais réaction vive à l’acide ; aucun lissage._
Sur la terrasse dominant le sondage, nous avons pu recueillir dans un à deux centimètres de terre très fine, donc pratiquement en surface, avec des débris humains difficilement identifiables, un certain mobilier._
Il y a eu là inhumation que l’on peut supposer en position allongée dans une sorte de cuvette naturelle, en « creux » très léger, de la terrasse. Nous avons relevé la position du mobilier par rapport aux débris d’ossements, mais sans pouvoir affirmer, vu le remaniement, que ces indications soient certaines. Nous ne les donnerons donc pas ici._
Mobilier : il comprend une belle lame de silex, dix pointes de flèche (9 en silex, une en quartz), une perle cylindrique en os, une grosse perle en calcaire en tonnelet, deux perles de calcite et un pendentif en callaïs._
La lame est incurvée légèrement, longue de 11 cm, large au maximum de 2,5 cm et épaisse au talon de 7 mm. Elle a le coloris d’un beau bois de noyer veiné et verni, veines allant un peu en biais, du talon à la pointe, et couleur variant du marron au beige clair. Entièrement polie sur les deux faces, elle présente cependant de très fines retouches en dents de scie sur les deux bords : à deux centimètres du talon, une retouche plus importante à gauche, une taille en retrait de 2 mm à droite ébauchent une sorte de pédoncule large._
Les 9 pointes de flèches, typiques du Néolithique Aveyronnais, en silex gris plus ou moins foncé, sont pédonculées, denticulées ou à barbelures triangulaires dont dix ont les deux grands côtés légèrement concaves, deux droits et une légèrement convexes, à ébauches d’ailerons, ou ailerons pointus très courts, la longueur variant de 23 à 37 mm, la base, au niveau des ailerons de 14 à 20 mm._
La pointe en quartz est foliacée, très belle, presque translucide, très finement retouchée ; sa longueur est de 26 mm, sa plus grande largeur, 15 mm._
_ La grosse perle en tonnelet est en calcaire blanc-gris, un peu friable, granuleuse au toucher en surface ; longueur : 3 cm, plus grand diamètre, 2 cm, tube central de 1 cm de diamètre._
Une des perles en calcite, de couleur jaune, à la forme d’un prisme droit à bases triangulaires (les deux profils) les trois côtés ayant respectivement 12 mm, 9 mm et 7 mm, la hauteur du prisme mesurant 8 mm ; elle a été percée suivant cette hauteur (diamètre : 2 mm)._
L’autre est aussi un prisme droit, mais dont les bases des profils sont des trapèzes rectangles : bases de 14 et 7 mm, hauteur, 7 mm ; l’épaisseur est de 6 mm ; la perforation réunissant les deux trapèzes ayant 3 mm de diamètre._
_ Pendentif de callaïs : ses dimensions sont 14 mm de long, 12 mm de plus grande largeur, 6 mm d’épaisseur ; son poids est de 1,8 gramme. La nature de la roche fut déterminée par les Services de Géologie de la Faculté de Montpellier. D’un beau vert, elle présente des marbrures plus claires et quelques tâches d’un vert presque noir. Elle a été soigneusement polie extérieurement, percée en deux fois, un orifice étant légèrement plus petit que l’autre et il subsiste au centre un très léger bourrelet diminuant le diamètre du tube. Le centre du tube se situe à 5 mm du bord supérieur, soit au 1/3 de plus grande largeur, ce qui permet d’affirmer son utilisation en pendeloque. Une des faces latérales est bien perpendiculaire à l’axe et aux faces principales, l’autre est taillée en oblique par rapport à ces deux faces. Enfin, si l’on peut supposer qu’il existe, quoique arrondie, une face supérieure, la face opposée, donc inférieure, serait un biseau aussi arrondi. Ce pendentif ressemble comme taille et comme forme au pendentif central du collier entièrement fait de grains de callaïs du dolmen de Kerlagut et exposé au Musée de Carnac._
Sondage voisin : nous avons aussi trouvé, toujours en surface, sur une autre terrasse située à quelques mètres du sondage, vers l’intérieur, une pointe, silex gris clair, pédonculée avec ébauche d’aileron, denticulée, de 35 mm de long, 10 mm de large et une canine de loup percée. La couche très mince, un demi-centimètre de terre fine, d’ailleurs remaniée et située sur un passage, ne permettait aucune observation. Ces objets devaient provenir d’une terrasse supérieure où j’ai retrouvé, dans un creux de la longueur d’un homme et qui avait été vidé, quelques débris d’ossements humains._
Pierre Cabanes, 1963 (pour 1962)_
Inventaire des sites chasséens_
(…)
Le Clapier. Grotte du Four : située sur la rive droite de l’Orb. à 1 km au sud de la ferme du Mas Hugonenq._
3 lamelles en silex blond et gris. Cette grotte a également livré une perle en callaïs, mais associée à un contexte chalcolithique (lame en silex, flèches pédonculées, perles en calcite ambrée, etc.). Musée de Roquefort-sur-Soulzon et collection Lacas. Bibliographie : Cabanes, 1963._
(…)
Georges Costantini, 1978 et 1984
Références bibliographiques : BALSAN-173, BALSAN-194, CABANES-Marie-Louise-1, CABANES-Pierre-3, CABANE-Pierre-7, COSTANTINI-13, COSTANTINI-32, MARGAT-3, MEROC-4, MONTAGNER-1, PALOC-Henri-13 = n°1445, POUJOL-Albert-2, SALVAYRE-23, SPELEO-CLUB-DE-SAINT-AFFRIQUE-10, TORRE-3_

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Whouaa géant Reveric!! :heart_eyes:

Cet historique de fouilles, du moins en partie, m’a été retracé par l’anthropologue avec qui j’ai eu contact. Les écrits des recherches effectuées à la fin du 19eme siècle au début du 20eme siècles ont été préservés à « la maison de la Mémoire » de Saint Afrique et transmis par les époux Cabanes ainsi que par la SARAC (Société Archéologique du Rougier et des Avants-Causses). J’avais prévu d’y aller dans un futur passage en terres aveyronnaises, mais là tu m’a devancé de quelques mois dans mes recherches!! MERCI à toi, c’est fabuleux, un vrai régal que de découvrir tout cela!!
Autre piste en tête, localement, c’est de rencontrer la famille Quenaux du Clapiers qui disposerait aussi d’éléments historiques, voire de pièces extraites de cette galerie jadis. Quelles pièces, je ne saurai dire à l’heure actuelle, peut être des fragments de poteries, d’autres ossements, des outils…? J’espère avoir une suite favorable de leur part à ma demande de rencontre, dès que j’aurai calé une date de déplacement pour en savoir un peu plus… ce serait chouette!

Plus récemment, une continuité des fouilles a été d’actualité à l’université Montpellier 3 il y a quelques années mais en définitive, le site n’a pas été retenu en raison du trop grand nombre de pillages effectués. Peut être passe t-on à côté de quelques chose? Se décidera-t-il une autre suite un jour?

En attendant, grand merci pour toutes ces informations Reveric, c’est vraiment génial!! Et remercie ton collègue spéléo aussi biensûr, super sympa de communiquer ces éléments :wink:

Vu que vous parlez de pillages, est-ce judicieux de donner le nom et l’emplacement de votre trou ?

Les pillages appartiennent au passif (19eme et 20 ème siècle) d’une cavité classée aujourd’hui inexploitable d’un point de vue archéologique par l’ensemble des intervenants du domaine. L’université 3 souhaitait développer un programme de fouilles en vue simplement de former une partie de ces étudiants aux techniques de fouilles (pinceau etc…), puis aux datations et d’agrémenter le volet « néolithique » de leurs cours historiques etc… C’est à dire qu’elle n’escomptait pas trouver de « trésor archéo » comme dans les pyramides égyptiennes (par ex). La cavité, connue de longue date, a déjà fait l’objet de fouilles scientifiques décrites dans les textes transmis par Reveric. Le programme de fouille s’est arrêté là. Tu aurais eu un lascaux 2 au cas inverse (truc bien financier et bien touristique). Elle peut être visitée par qui souhaite sans risquer d’endommager ce qui reste. Par précaution, j’ai souhaité attendre le retour d’infos de l’anthropologue avant toute diffusion de cette découverte. C’est ce qui explique que je ne l’ai diffusé que plusieurs semaines plus tard (la visite date de mai 2019). Aucun problème à ce que les coordonnées soient communiquées ici sachant qu’elles le sont depuis des années sur d’autres sites. On n’est pas des insensés en spéléo… :wink:

Il faut aussi savoir qu’il existe des cavités classées sensibles en spéléo. Les coordonnées sont communiquées à partir du moment où leurs entrées sont condamnées (porte, grille etc…). Ces cavités font ou on fait l’objet de fouilles archéo non achevées. Elles peuvent aussi être classées sensibles pour des concrétions d’une extrême fragilité (ex réseau du Rautely, réseau lachambre etc… avec de sublimes aragonites). Quand on les découvre et dans l’attente de savoir comment on les classe, les coordonnées ne sont pas communiquées. Et là, tu peux chercher longtemps… Perso une de celle ci m’a pris plus de 2 ans. C’est une information bête qui m’a permis de cibler un secteur (une fracture géologique particulière, et j’en ai épluché de la carte géol…).

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Je ne suis pas tt à fait aussi optimistes que toi;
Je crois qu’il y a encore pas mal de dégradations et pillages.
Il ya pas mal d’histoire de portes forcées, y compris à l’explosif.
Et ds les grottes faciles d’accès, c’est vite la catastrophe avec des néophytes sans formation au milieu souterrain (tags, flèches d’orientation à la bombe, mains sales sur coulées blanches…).
Perso, j’hésiterai à donner des infos trop précises en ligne sur une grotte encore propre sans difficulté.

Paul G, les coordonnées n’ont pas été communiquées par mon biais. Et nous en avions déjà parlé, avec des sites comme géocaching ou grottocenter, de nombreuses coordonnées sont déjà sur le web… Et Géocaching… tu sais ce que j’en pense! Cette cavité là est indiquée dans les deux (la cache étant plus loin sur le sentier qui passe devant dans une ruine : vue l’accès de la cavité ils n’ont sans doute pas oser y entrer la planquer)… et oui, je sais ce que tu en penses… mais que veux tu faire d’autres? Les y supprimer? Pourquoi pas, mais comment? Même avec l’intervention de top ten Français de la spéléo, geocaching ne supprime que les explications d’accès mais pas les coordonnées des caches ni leur dénomination (nom de cavité). Alors, que veux tu que je puisse y faire à part de la modifier sur Grotto en la classant sensible (donc coordonnées visibles que de membres de wikicaves) alors que n’importe qui derrière peut la déclasser à son tour une fois inscrit?

Et aussi, cette cavité comme beaucoup, est indiquée sur IGN. Mieux, elle apparait sur plusieurs appli GPS (Viewranger notamment en point d’intérêt). Si même la fédé ne bouge pas face à tout cela, que peut-on y faire?