Culture montagne

Posté en tant qu’invité par Roland:

Bonjour,

Je voulais savoir quels étaient, pour vous, les lieux où s’exprime la « culture montagne » ? J’entends par « culture montagne » qqchose d’assez vaste englobant : histoire, techniques, littérature, mode de vie… et touchant les différentes activités liées à la montagne (alpinisme, escalade, neige, glace…). Ca peut être un bar, un lieu de rendez-vous, une librairie, un resto, un rassemblement…

Je pose cette question car j’ai l’impression que l’identité montagne se dissout. Si l’on exclut les lieux de pratique, où trouve-t-on cette culture ? Bien sur, elle se développe en parallèle sur des sites internet mais cela n’a pas la même portée.

Votre avis ?

Roland

Posté en tant qu’invité par Romain:

Certains reportages de montagne sur la TV 8 Mont Blanc (Savoie, Haute-Savoie & Isère)
Sans dec’, c’est vraiment authentique ! ;o)

Posté en tant qu’invité par casscroot:

Pour ma part, le lieu où ctte culture est la plus vivante, je trouve que c’est sur le net. J’ai dit vivante, pas fossilisée.
Après il y a les magazines papier…

Posté en tant qu’invité par Stalker:

dans les bons refuges avec de bons gardiens bien beurrés un jour ou il fait mauvais…

Posté en tant qu’invité par Roland:

Donc rien de vraiment tangible ni de fédérateur ? C’est un peu étrange pour une aussi grande communauté, non ?

Roland

Posté en tant qu’invité par YANN:

Où au bivouac quand on a la chance de croiser des gens sympas et, ou expérimentés qui se font un plaisir de partager et d’expliquer les choses au néophyte que je suis.

merci à eux

Yann

Posté en tant qu’invité par autre_avis:

Je pose cette question car j’ai l’impression que l’identité >montagne se dissout. Si l’on exclut les lieux de pratique, où >trouve-t-on cette culture ?

Tu as des exemples de lieux qui ont disparu ?

L’Aura du CA est-elle en déclin ?

Posté en tant qu’invité par Roland:

Non je n’ai pas d’exemple de lieux ayant disparus (Peut-être suis-je un peu jeune pour celà ? Peut-être n’ont-ils jamais existés ?).

Ma reflexion venait de la comparaison de la passion de la montagne à d’autres passions (sportives ou artistiques). Pour l’automobile, le vélo, la littérature, tel style de musique (etc) on peut trouver des lieux « mythiques » (symboliques si vous préférez) ou des événements ayant la faculté de réunir vraiment une grande partie des passionnés.

Pour la montagne, il y a évidemment des lieux « mythiques » (que ce soit des massifs comme la Patagonie, des sommets comme le Cervin, des faces comme la nord des Grandes Jo, des villes comme La Bérarde ou Cham, des refuges comme le refuge de l’Aigle…) mais ce ne sont pas vraiment des lieux de communion (ou alors on n’y communie qu’avec un petit nombre) - notre passion ne serait-elle qu’une passion à vivre en petit groupe ? Possible ! -
Pour ce qui est des événements sportifs (compet ou autre), ils sont assez spécialisés (au Verdon pour la grande voie, à Tralenta pour le bloc, au vallon du fournel pour le ICE) et trop nombreux (plusieurs circuits de coupe du monde, par exemple).

Bref, je regrette qu’il n’existe pas quelques lieux de rencontres fédérateurs des différentes facettes de notre passion.

Par exemple, à Cham, (ville symbolique s’il en est pour notre passion) : où se retrouve les passionnés de montagne ???

Ce qui s’approche le plus de ce que je recherche, ce serait peut-être « La Cordée » à St Christophe en Oisans ou « La Librairie des Alpes » à Grenoble. Le genre d’endroits devant lesquels on ne peut pas passer sans s’arrêter. Le genre d’endroits où on est sur de rencontrer des gens animés par la même passion.

???

Roland

Posté en tant qu’invité par Pascal:

A Cham, on retrouve tout de même pas mal de monde tous les jours devant l’OHM.

Posté en tant qu’invité par casscroot:

« Bref, je regrette qu’il n’existe pas quelques lieux de rencontres fédérateurs des différentes facettes de notre passion. »

Je ne suis pas sûr qu’il faille le regretter. Qu’en pensez vous?

Posté en tant qu’invité par c.l:

Bien vu casscroot

Posté en tant qu’invité par Roland:

est-ce que tu peux développer un peu « c.l » ??

Roland

Posté en tant qu’invité par c.l:

Je suis un petit peu a la boure au boulot …
mais dans le principe c’est:
Je prefere aller en montagne que me reunir pour en parler.
(le moment ideal etant les discussion au bivouac ou au refuge en attendant le depart)

La montagne pour moi ca n’est pas un sport.

Posté en tant qu’invité par Francois:

Une culture vivante ne s’élabore pas dans des « lieux de culture ». Les lieux de culture sont des « conservatoires » ou des « musées ». On y trouvera donc une culture pré-mâchée et bien digérée.
D’ailleurs, qu’est-ce qu’une culture? Et ne me ressortez pas la confiture…

Posté en tant qu’invité par Pascal:

Il y a peut-être une petite confusion entre « culte » et « culture » non ? Bleau, par exemple, est un lieu culte où des gens comme Pierre Alain se retrouvait tous les WE pour grimper, élaborer des projets, s’amuser et s’entraîner pour aller en montagne ensuite. Cet esprit existe toujours même s’il a évolué. On peut y « entendre » une culture passée et pour autant participer au présent et donc à la vie culturelle présente de l’escalade. Bleau n’est pas un musée et sa culture est tout sauf prémachée et bien digérée. C’est pour autant, un lieu culte où de très nombreux grimpeurs ont plaisir à aller et à se retrouver.

D’autre part, il n’y a pas que les sports qui ont des lieux cultes et un lieu culte n’est pas nécessairement un stade où viennent s’entasser 50000 personnes. Pour un amoureux du jazz, il y a bien des caves à Paris qui sont des lieux cultes où seule une petite cinquantaine de personnes peut s’installer.

Posté en tant qu’invité par Roland:

Je suis assez d’accord sur l’analyse de Bleau. Bleau est plus qu’un lieu de pratique, il est porteur d’une certaine culture, d’une histoire commune… et c’est aussi un lieu de rencontre. C’est des lieux comme celui-là qui me semble manquer. Personnellement, il m’arrive d’aller à Bleau sans grimper, juste pour le plaisir d’y être et de m’y sentir bien.

A propos à l’analyse de « c.l » qui dit « Je prefere aller en montagne que me reunir pour en parler. » : je suis d’accord, on aime la montagne tous la montagne pour la pratiquer et non pas seulement pour en parler ! Mais, bon, si tu regardes avec attention ton emploi du temps, tu remarqueras que tu ne vas si souvent que ça en montagne (entre le boulot, les aléas météorologiques, les petits bobos, qq obligations familiales, d’autres passions annexes…). Il n’y a pas que la montagne dans la vie !
En plus, le fait que tu participes à ce forum prouve bien que tu as un peu besoin de parler de montagne, non ?

A+

roland

Posté en tant qu’invité par c.l:

C’est vrai, j’aime bien venir sur ce forum, ca me fait patienter en attendant de pouvoir trouver la dispo/meteo/nivolo pour sortir et ca m’apprend plein de trucs.
Ce forum me fait penser a la version moderne d’un bistrot des guides: Des echanges de techniques,conditions,blagues … avec le gros avantage de pouvoir participer sans habiter Cham ou la Berarde.
Mais si j’avais plus de temps dispo que les quelques minutes que me prend ce forum, c’est sur, j’irais plutot grimper (aie la tendinite)

Posté en tant qu’invité par casscroot:

Ma remarque était à comprendre dans le sens développé par françois. Il y a des lieux cultes dans toutes les activités, lieux d’histoires passé, d’évolutions présente.
Je veux simplement dire que je n’aime pas trop quand ces lieux sont institutionnalisés. Là on y perd beaucoup en vie je crois.
D’autre part, il y a les institutions qui sont devenue cultes comme la plupart des club alpins européens. Ce sont des institutions dédiées à la pratique passé mais surtout future. En cela elles sont diiférentes.

Sinon, il faut bien avoir à l’esprit qu’il est difficile de savoir si l’alpiniste grimpe pour avoir le plaisir d’en parler ou parle du plaisir de sa grimpe… A mon avis, les deux mon capitaine. C2C en est un exemple très actuel. Peut être mes enfants verront les sites comme C2C ayant marqué la pratique alpine d’aujourd’hui…
Questions: les sites dédiés sont-ils aujourd’hui l’équivalent des club alpin d’autrefois? Ou est-ce une vue déformée de la situation?

Posté en tant qu’invité par JoHn Mc RoDriGo:

por illustrer ce qui ce dit:
« Il n’est pas nécessaire de faire beaucoup de courses,mais il est indispensable de parler beaucoup de celles que l’on fait. »
Georges Livanos, un bien grand monsieur.