Posté en tant qu’invité par Oncle Bill:
Réveil à 6 heure. P’tit dèj. dans une ambiance bien plus calme que la veille… ben quoi, z’avez la gueule de bois ou bien? J’ai pas pu voir si Bubu avait préparé son mélange infernal. La snowcontest se sépare en deux partie presque égales : 8 personnes au Grand Roc, à l’ouest du refuge, 9 personnes à la Parrachée, à l’est, Cat la convalescente reste courageusement au refuge. Oncle Bill choisit cette option en dernière minute, que dis-je, dernière seconde, après maintes hésitations. C’est Fab, impatient, qui s’élança le premier. Grâce au ciel dégagé, la neige était bien dure mais on trouva rapidement la petite couche de neige fraîche tombée 24 h auparavant. La pente était débonnaire, pour le pas dire absente… jusqu’au pied du couloir. C’est là que les traces se mutiplièrent : LA trace plebiscité par une majorité, la belle et pure trace directe de Bubu, la trace de Fab qui n’aime pas les conversions. L’inclinaison augmentant, il fallu déchausser et porter les skis. A la brèche on arriva au soleil, le bienvenu car il y avait aussi du vent. C’est là que se trouvait la “traversée exposée au-dessus d’une barre rocheuse”. A la montée, crampons aux pieds, pas de soucis, on ne traverse même pas : droit dans la pente, pour arriver à “La Chaise du Pape”, une grande combe débonnaire que Franck nous avait conseillé de longer rive droite afin d’éviter LA plaque. Ce que fit le traceur, bien que l’épaisseur de neige fraîche fut peu inquiétante, mais ma foi, une plaque de 10 ou 20 cm d’épaisseur, ça peut vous emporter (j’ai déjà donné). Certains, que nous ne nommerons pas ici, choisirent de rechausser les skis et de couper la Chaise… qui resta inébranlable. Petite photo des summiters, essayant de se protéger du vent avec la banderole de skirando.ch (sauf le Fab, oreilles à l’air et en petite tenue). Après la démontration de Fab de virages sautés-sur-place-entre-deux-bandes-de-cailloux, la Chaise, encore vierge de toute courbe, fut rapidement et esthétiquement déflorée. Il faut remarquer la technique de Claude : A la montée, il dort, comme ça, à la descente, il assure un max. La “traversée expo”, en très bonnes conditions, fut avalée sans sourciller ou presque. Le couloir, en neige assez dure avec de la poudre rive droite, fut un régal. On remercie Fab de s’être occupé de Marie-France (Mince, j’aurais pas dû, Cat a dit qu’elle lisait les forums !) dans la partie sommitale, pas très large et un peu plus raide (45° dans le topo de skirando, j’ai eu l’impression que c’était bien moins, y aurait-il eu encore des ° d’alcool dans le sang?)… mais c’était juste pour ne pas avoir monté la corde pour rien. Moi fallait juste que je m’occupe de ne pas me casser la g… c’est d’ailleurs pour ça que je me suis élancé le premier (j’avais pas envie de faire un strike), mais pas pour longtemps, Julien et Bubu m’ayant doublé sur la ligne blanche (Je propose un retrait de permis). C’est au dépôt de matériel d’Oncle Bill (j’allais quand même pas monter ma frontale et 2 litres d’eau au sommet) qu’on fit casse-croûte. Ensuite, les neuf se séparèrent en deux : 4,5 retournèrent au refuge payer leur dû et récuper quelques affaires et Cat alors que les 4,5 autres descendirent directement jusqu’au voiture (à pied à la fin). Le groupe du Grand Roc était arrivé bien avant et j’espère qu’ils conteront leurs mésaventures…
Une réussite totale, merci à Fab pour l’organisation et à tout le monde pour sa bonne humeur. Merci à mon chauffeur. Merci au ciel d’avoir respecté les prévisions. Merci à la neige d’avoir été succulente. Merci à la dent de ne pas s’être arrachée.
C’est vrai que ça serait cool une sortie en Suisse l’hiver prochain, sinon c’est pas juste, c’est toujours Olaf qui se lève le plus tôt.
Carpe diem
PS : Brigitte, excuse-nous de ne pas avoir fait le crochet pas Grenoble… obligations familiales, tu connais?