Cotations, Précisions

Posté en tant qu’invité par Frédo:

Au sujet des cotations F, PD, AD, etc…
Existe-t-il des explication plus précises, voire des exemples pour illustrer les cotations ?
Comment se fier aux cotations sur un topo, s’engager en toute sécurité, que cela soit dans une voie d’escalade équipée ou une course alpine rocher, mixte,… ?

Posté en tant qu’invité par Rémi:

Ces cotations sont assez subjectives… En course de rocher, elles sont généralement accompagnées de la cotation maximale en rocher (Ex Rébuffat à l’aiguille du midi, TD inf, 6a). Tu pourras avoir de temps en temps des courses dont le niveau est marqué superieur à la cotation… C’est à dire en fait que la cotation PD D TD prend en compte l’engagement de la course (Longueur, equipement, possibilité de retraite, risques objectifs…). En glace, tu as depuis quelques années une nouvelle cotation à double entrée: ex III 3: Les chiffres romains donnent l’engagement de la course (comme la facilité de mettre des protections), les chiffres arabes donnent le niveau en glace (Inclinaison essentiellement). Pour une course mixte, les passages rocheux seront stipulés

De toute façon, il est rare d’avoir une cotation non détaéillée.

A coté de cela parfois tu as des loungeurs type A0, A1… C’est l’artif. (A0, tout l’equipement est en place, A1 tu dois poser tes protections, mais le terrain s’y prète bien…etc)

Posté en tant qu’invité par Christophe:

Pour s’engager en toute sécurité, il faut rester à la maison et regarder une course devant son petit écran. :slight_smile:
A coté de la cotation, il y a bien souvent du texte qui t’explique un peu le style de voie.

Posté en tant qu’invité par denis:

regarde sur le site il y a une explication…
http://alpinisme.camptocamp.com/aide.html?reason=cotations

Posté en tant qu’invité par Andy:

Malheuresement , les grimpeurs modernes ont tendence a ré-evalué
les cotations des anciens ( guide Vallot / Olivier )a la baisse.
Cependant , les anciens grimpaient avec beaucoup moins de protection , souvent progressaient corde-tendu. Les super-grimpeurs d’aujourd’hui mettent souvent deux fois plus de temps pour une voie…Cela devient dangereux quand de tels
grimpeurs tentent une course comme la traversée de la Meije
par example.

Posté en tant qu’invité par deprez:

malin comme reponse chu sur qu’il a tout compris

Posté en tant qu’invité par nicolas:

En fait, il y a un mouvement contraire concernant les cotations des voies anciennes:

Le progres de l’équipements ( vetements chauds, piolets, crampons, coinceurs, friends, chaussons, topos…), l’equipement à demeure de certains passages et le progres de l’entrainement des grimpeurs a rendu plus facile quelques voies mythiques en ete comme en hiver.

Mais d’un autre coté, les grimpeurs anciens malgré leurs tricounis, leurs espadrille et leurs cordes de chanvre cotaient tout avec une echelle fermée (en falaise, le 6 était le sommet des capacité humaines, en montagne, l’ED était reservée aux courses de la mort).

Donc, certaines cotations anciennes paraissent aujourd’hui bien faciles, d’autres constituent des piéges « attrape-couillons » (en anglais « sandbag ») (Ah, le IV Rebuffat ou le ED Desmaison…)

Donc pour s’engager en relative securité, commencer petit.

Trés bon livre sur le sujet avec 1-2 courses par niveau
Alpinisme des premiers pas aux grandes courses
de Gérard Decorps, Jean-François Hagenmuller, Christophe Moulin

Posté en tant qu’invité par nicolas:

Alpinisme des premiers pas aux grandes courses
de Gérard Decorps, Jean-François Hagenmuller, Christophe Moulin
(www.amazon.fr)

Présentation de l’éditeur
Connaître l’ivresse des cimes et de la verticalité, tel est le rêve de beaucoup. Mais cela demande, outre des qualités physiques, la connaissance d’un grand nombre de règles et de techniques pour assurer sa sécurité.
L’Ecole Nationale de Ski et d’Alpinisme (ENSA) établie à Chamonix depuis plus de 50 ans a suivi l’évolution de ces techniques avec des alpinistes du monde entier. Ses professeurs-guides sont donc les mieux placés pour faire le point des connaissances actuelles et les faire partager, ce qu’ils démontrent dans cet ouvrage précieux à plus d’un titre.
Il ne s’agit cependant pas d’un manuel théorique de plus, mais d’un livre vivant, où chaque technique est décrite à travers le récit et la présentation de courses types, choisies pour leur niveau de difficulté, les problèmes particuliers que l’on peut y rencontrer ainsi que pour leur aspect esthétique.

Les courses rocheuses de difficultés modérée : l’arête Sud-Est de l’Index
Les courses faciles neige et mixte : l’aiguille de Toule
Les courses classiques de rocher : la voie Lépiney au Trident du Tacul
Les courses de moyenne difficultés en haute montagne neige et mixte : le face Nord de la Tour ronde
Les courses mixtes difficiles : l’arête Kuffner au mont Maudit
Les escalades sportives en haute montagne : « le marchand de Sable » à la Tour Rouge
Les grandes courses rocheuses : le pilier Bonatti au petit Dru
Les grandes courses mixtes, glaciaires : la Davaille aux Droites.