Corde a double utilisée en simple

Posté en tant qu’invité par jean:

Quelle est la resistance d’une corde type cobra II 8.6 mm utilisée en simple.
Merci.

Posté en tant qu’invité par J2LH:

jean a écrit:

Quelle est la resistance d’une corde type cobra II 8.6 mm
utilisée en simple.

C’est insuffisant pour encaisser un facteur de chute important (je dirais >1), si la longueur de corde est importante comme par exemple dans une moulinette tu risques pas grand chose d’autre que le mal de mer à faire le yoyo sur la corde :wink:

A noter qu’on sollicite très souvent un seul brin avec une corde à double quand on ne mousquetonne qu’un brin mais il n’est sans doute pas conseillé de ne mousquetonner qu’un brin sur le premier point, voire sur le second si le premier point est proche du bas (si c’est un simple point de renvoi par exemple)

Posté en tant qu’invité par Simon:

J2LH a écrit:

A noter qu’on sollicite très souvent un seul brin avec une
corde à double quand on ne mousquetonne qu’un brin mais il
n’est sans doute pas conseillé de ne mousquetonner qu’un brin
sur le premier point, voire sur le second si le premier point
est proche du bas (si c’est un simple point de renvoi par
exemple)

si le premier point est un piton, coinceur, broche a glace, il est très conseillé de ne clipper qu’un brin …

pour la peine, je remet la petite explication de Béal


CE QU’IL VOUS FAUT SAVOIR SUR LA CORDE

Comment sont testées ces cordes et pourquoi ?

Toutes les cordes dynamiques doivent
être testées conformément
à la norme EN 892
sur une tour de chute en facteur 1,77.

  1. Les cordes à simples et jumelées sont testées avec une masse de 80 kg, sur 1 brin pour la corde à simple qui doit résister à au moins 5 chutes successives et 2 brins pour la corde jumelée, qui doit résister à au moins 12 chutes successives.
    Pour les 2 types de corde la force de choc à la première chute doit être inférieure à 12 kN (1200daN)

Pourquoi 80 kg ?
80 kg c’est le poids moyen d’un homme avec
son matériel.

Pourquoi 12 kN ?
12 kN correspondent à la force maximum acceptable par un corps humain entraîné
(force maximum adoptée pour l’ouverture des parachutes !)

  1. Les cordes à double sont testées avec une masse de 55 kg sur un seul brin . Elles doivent résister à 5 chutes successives et la force de choc à la première chute doit être inférieure à 8 kN (800daN).

Pourquoi 55 kg ?
Parce que les cordes qui tiennent 5 chutes avec 55 kg tiennent pratiquement 2 chutes avec 80 kg,
ce qui a été admis comme une sécurité suffisante pour une corde à double qui n’est pas destinée
à supporter des chutes répétées sur un seul brin.

Pourquoi 8 kN ?
Parce qu’il y a eu une erreur lors de l’établissement de la norme ! En effet pour être cohérent et limiter à 12 kN la force de choc de 2 brins de corde
à double utilisés comme corde jumelée,
il faudrait qu’avec 55 kg sur un brin , la force de choc soit limitée à 7 kN !
Une corde à double à 8 kN donnerait une force
de choc de 13,50 kN testée comme une corde jumelée, soit au-delà de la résistance du corps humain !

Comment utilise-t’on la corde à double ?
Doit-on mousquetonner 1 brin ou 2 brins ?
Si on grimpe sur points d’ancrage aléatoires (pitons, coinceurs, broches à glace….) il faut séparer les brins pour diminuer la force de choc. En effet la force de choc est nettement plus basse sur 1 brin de corde à double que sur 2 brins. De plus, séparer les brins diminue les frottements et permet à toute la longueur de corde de participer pleinement à l’absorption d’énergie, donc à la diminution de la force de choc. Cette recommandation est valable même pour le 1er point au dessus du relai.

Que se passe-t’il si l’on mousquetonne les 2 brins ensemble ?
La force de choc augmente de 20 à 25 % sur l’ancrage mousquetonné.

Et si l’on grimpe sur points d’ancrage solides (goujons, scellements…)
doit-on aussi séparer les brins ?
Le plus souvent c’est inutile, les points sont
en général dans l’axe (préférer rallonger avec un anneau le point pour le mettre dans l’axe).
Comme ces points ne sont pas aléatoires, ils ne risquent pas la rupture à cause d’une force de choc trop élevée, on préférera clipper les brins de corde ensemble qui du coup résisteront plus longtemps
à des chutes répétées caractéristiques des voies sécurisées par points d’ancrage solides.

Quelle serait la force de choc des cordes à double si on les testait
avec 80 kg sur un brin ?
Il faudrait ajouter environ 25 % au résultat du test avec 55 kg.

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par Claude H.:

Tu t’es planté Simon !

Posté en tant qu’invité par Simon:

où ca chef ?

Posté en tant qu’invité par Claude H.:

à non pardon c’est moi

Posté en tant qu’invité par Simon:

oh cong, tu m’a fais peur !!

:wink:

Posté en tant qu’invité par J2LH:

Simon a écrit:

si le premier point est un piton, coinceur, broche a glace, il
est très conseillé de ne clipper qu’un brin …

C’est vrai que je raisonne comme un grimpeur de falaise équipée et non comme un alpiniste. Mais comment fait-on avec le point de renvoi (puisque c’est surtout lui qui est concerné) si on estime que le relais n’est pas sûr, on ajoute un point non ? Mais il est vrai que le risque n’est pas le même entre arracher le relais (tout le monde en bas) et le risque tout de même pas énorme que la corde casse. Et une dégaine explose ou un système similaire sur le premier point et en clippant les deux brins ça devrait résoudre le problème non ?

Posté en tant qu’invité par Claude H.:

Le problème c’est surtout quand on ne peut pas rajouter d’autre point. Sinon il suffit de mettre deux broches et de clipper un brin dans chaque (en pratique on rapproche les deux premiers points sans les mettre exactement à la même hauteur).
Reste que la question ne se pose pas si souvent, surtout en desdsous du TD+/ED-. Pour avoir un facteur plus grand que 1, il faut chuter jusqu’en endessous du relais (sauf tirage exceptionnel). En général les relais sont sur des vires ou de petites plateformes, du coup les chevilles du leader absorbent (à sa grande soufrance) beaucoup d’énergie.

Dans le cas du rocher, le risque de frottements sur des arêtes aigües est à surveiller au moins autant que le facteur de chute.

(et j’éspère que je n’ai rien lu ou relu en trop grande diagonale cette fois)