Posté en tant qu’invité par Nicolas:
strider a écrit:
Comme j’ai un brin d’initiation en climatologie je peux dire
qu’actuellement les thèses vont des 2 côtés, chaud ou froid.
Disons surtout que pour prédire l’avenir, comme les météos sont pas au niveau de Mme Claude heu pardon Mme Irma, ils utilisent des modèles.
En gros, on se dit :
- que l’atmosphère (le système Terre en gros) ça doit marcher comme-ci comme-ca (lois de comportement),
- on part d’une situation connue, on ajuste les boutons pour bien obtenir ce qui est arrivé en réalité (calage),
- et on vérifie que ça marche encore correctement sur d’autres situations connues un peu similaires (validation).
Il faut donc plusieurs jeux de données complets, correspondant à plusieurs situations différentes mais ressemblant à celles qu’on veut modéliser, pour 1 caler puis 2 valider le modèle…
Or pour ce qui est des changements climatiques, on a déjà du mal à avoir des données suffisament détaillées (notamment y’a plus de 50 ans) sur la période actuelle, celle qu’on veut modéliser!
Conclusion : la modélisation est possible mais les résultats ne sont pas garantis du tout…
C’est l’argument de Bush pour continuer à polluer, et pour une fois il a un argument utilisable!
Cela dit, il commence à y avoir un certain nombre de présomptions vers un réchauffement en cours (même si c’est encore flou).
Mais dire « Tout va se réchauffer et les danoises vont être obligées de se promener en string dans la rue », sans l’avalanche de conditionnels qui s’impose, c’est prendre ses fantasmes pour des réalités.
Les mathématiques ont une limite tout de même…
Plus exactement, c’est la limite de l’application des maths à la réalité!
En étudiant les
changement de végétations et de niveaux de glacier on
s’aperçoit de l’importance des climats locaux et que c’est
l’azonalité qui dominent : c’est la loi des exceptions en fait
- et la montagne en est une.
C’est effectivement un premier problème : parler de réchauffement « global » de la planète n’a pas beaucoup de sens, compte tenu du nombre de sous-sytèmes en jeu qui risquent d’évoluer dans des sens divers et variés.
Le deuxième problème, c’est que les lois du système Terre sont nettement plus complexes que celles de la météo à court terme, avec des interactions compliquées entre la biosphère (qui régule aussi CO2 et vapeur d’eau), les océans et leurs courants, la pollution anthropique et l’atmosphère elle-même…
Donc à la limite si les glaciers fondent vite c’est peut être
pour repartir encore plus vite après car la Nature a des
cycles, elle est très versatile et elle aime la fantaisie
La seule chose qu’on sait vraiment, c’est qu’on est sûr de rien…
Les cycles ont été nombreux, souvents conséquents (cf. disparition des mammouths à la fin de la dernière glaciation) et parfois violents (cf. les 4 ou 5 extinctions en masse de ces derniers 5 milliards d’années).
Comme l’a rappelé Claude, la déglaciation du Moyen-Age a été bien plus loin qu’actuellement…
S’il est légitime de se poser des question, et sans doute aussi de prendre les précautions qui soient proportionnées aux interrogations connues : recherche sur le climat, sur l’adaptation des sociétés aux changements, réduction de la pollution à un coût acceptable, par exemple, il est par contre déraisonnable de crier au loup.
Et pour la surfréquentation, il me semble que ce dernier a encore de quoi crier tranquille dans les Alpes françaises… Y’a pas que le Tacul dans l’alpinisme.
on retrouvera le froid. Mais à moyen terme et en moyenne sur la planète, 99% des spécialistes parlent de chaud. Et finalement c’est pas ce qui importe le plus : le fait qu’on ait donné un gros coup de pied dans la machine climatique est déjà en soi quelque chose d’inquiétant…