Comment débuter?

Posté en tant qu’invité par cid:

Bonjour,

J’adore la montagne et pratique la rando et le ski depuis de nombreuses années. Je souhaite (énormément) me brancher ski rando. J’ai vu quelques conseils pour commencer, merci pour les tuyaux ! Ce que je souhaite, ce n’est pas devenir un expert en ski rando ni tenter des choses extremes mais plutôt m’initier et pratiquer de façon à obtenir du plaisir rapidement. Faut-il vraiment être une bête de montagne pour pratiquer ou une bonne pratique régulière (rando et ski/piste) est-elle suffisante pour débuter ? Afin d’être autonome rapidement, je souhaiterais acheter mon matos. Quels skis, quelles shoes et quelles fixations pour débuter ? Existe-t-il des topos prêts à l’emploi ?..aidez-moi quoi ! A quoi correspondent les difficultés ?( D, D+…)
Je vais prendre contact avec le CAF du 39 mais si skieur averti voulait m’aider à m’y mettre, ce serait sans refus !
A +
Cid

Posté en tant qu’invité par pascal:

Tu poses beaucoup de questions à la fois, donc ça va être difficile de répondre précisément à toutes.

  • il ne faut pas être une bête de montagne pour pratiquer le ski de rando: en descente il faut être à l’aise sur tous les types de neiges, si tu veux prendre un minimum de plaisir, et à la montée, il faut avoir une très bonne condition physique.

  • le matos: ne sacrifie pas tout le confort au profit du gain de poids! Je pense que pour le type de rando que tu souhaite pratiquer, il faut vraiment avoir des chaussures qui valent quelquechose en descente, et au niveau du confort général. Après tu prends le catalogue vieux campeur, et tu trouveras déjà un certain nombre d’infos intéressantes. Au niveau ski et fix, même chose.

  • que veut dire « topo prêt à l’emploi »? Au niveau topo, on ne présente plus les labande, aux éditions olizane ou quelque chose comme ça (pour les Alpes du nord plutôt, mais j’ai cru comprendre que tu es du Jura, donc c’est surement ce qui t’intéressera)

  • les dificultés: tu apprendras avec le CAF et les gens avec sui tu pratiqueras.

un dernier conseil, puisque tu es du Jura (je suis de Besançon), tu peux déjà faire quelques initiations dans nos belles montagne au milieu de l’hiver (je ne sais pas d’oès exactement, mais tu peux toujours trouver un petit sommet sympa à faire un dimanche matin lorsque tu n’as pas le temps, ou un après midi libre de la semaine)

Posté en tant qu’invité par Mic’hel:

pour les topos, tu en a un certain nombre ;o) sur ce site:
http://skirando.camptocamp.com/guide.html?reason=ibrowse.

pour l’autonomie, il faut surtout un minimum de connaisance en nivologie, histoire de ne pas te balader n’importe où selon les conditions de neige.

bonnes randos!

Posté en tant qu’invité par jean-marc agnewski:

quelques sorties avec des amateurs confirmé type « cafiste » (attention des fois ils sont chiants ! :wink: te permettrait de débuter sans accroc.
Personnelement, j’ai un long passé de ski hors piste et d’alpinisme, donc au moment de me mettre à la rando, j’avais déjà des bonnes notions de la ou il ne faut pas aller dans une pente de neige.
Pour ce qui est de la technique à la montée, la rando à ski demande un petit temps d’adaptation afin d’apprendre à grimper efficacement sans trop vite se fatiguer.
Bon si t’es pas mongol tu dois être capable d’apprendre à randonner à peaux de phoques assez rapidement.
Après pour ce qui est d’être une brute de la montagne, c’est vrai que la montée demande d’avoir une caisse suffisante. Bon je suis pas spécialement très costaud en sport, seulement assez sportif (je fais pas mal de VTT, et je m’aligne sur des 100km, mais je termine généralement assez loin des premiers). Par contre en descente je dirai qu’il faut une bonne maîtrise du ski « à l’ancienne », c’est à dire être capable de tourner des petits virages rapidement en neige parfois très pourrie.
Oublie tes habitudes de freerider qui taillent de la courbes à fond. En rando on descend coolos. Déjà le matos autorise pas de jouer au con (fixation et shoes moins performantes qu’en ski de piste, ski plus leger et plus souple), et en plus généralement on essaye de « skier leger » pour pas se prendre des avalanches à chaque virages.

Bon je suis pas un expert de la rando, juste un amateur qui fais ca sans prendre de risque.
J’utilise pas d’arva. Je remet pas en cause leur utilisation, mais je part du principe que l’on peut très bien faire de la rando toute sa vie sans prendre de risque et sans se prendre d’avalanche, en respectant quelques règles simple comme :

  • choisir des journées à risque moderé (par exemple quelques jours après une chute de neige si la temperature est resté stable)
  • sortir le plus possible au printemps, et eviter les mois à risque.
  • eviter de grimper dans des pentes exposé. Le avalanches ne tombent théroquiment pas en dessous de 29°
  • se debrouiller pour descendre sans charger la pente…

Bon certain me contrediront peut-être, m’enfin je pense pas être trop dans le faux
a++

Posté en tant qu’invité par Ben38:

B’jour,

Bon certain me contrediront peut-être, m’enfin je pense pas
être trop dans le faux
a++

Non, chuis trop lassé d’argumenter sur ce sujet. A un sourd on ne peut rien faire entendre…

J’utilise pas d’arva. Je remet pas en cause leur utilisation,
mais je part du principe que l’on peut très bien faire de la
rando toute sa vie sans prendre de risque et sans se prendre
d’avalanche, en respectant quelques règles simple comme :

Je te suggere de prendre de toute urgence contact avec l’ENSA pour leur enseigner comment faire de la rando a skis toute sa vie sans prendre de risques et sans se prendre d’avalanche. La seule solution que je connais, c’est de randonner entre ma cuisine et ma cheminee…

  • eviter de grimper dans des pentes exposé. Le avalanches ne
    tombent théroquiment pas en dessous de 29°

29.758965 degres, tres precisement. Il faut publier ce resultat !

  • se debrouiller pour descendre sans charger la pente…

Levitation ? Parapente ? Montgolfiere ?

Ben

Posté en tant qu’invité par Mic’hel:

on peut très bien faire de la
rando toute sa vie sans prendre de risque

!?!?!?

en respectant quelques règles simple comme :

  • choisir des journées à risque moderé (par exemple quelques
    jours après une chute de neige si la temperature est resté
    stable)
  • sortir le plus possible au printemps, et eviter les mois à
    risque.
  • eviter de grimper dans des pentes exposé. Le avalanches ne
    tombent théroquiment pas en dessous de 29°
  • se debrouiller pour descendre sans charger la pente…

Ben dis donc, en enlevant toutes les pentes > à 29°, en enlevant les autres pentes au pied des pentes > à 29°, il reste quoi comme courses, si ce n’est entre la cuisine et la cheminéee de Ben38?

Bon certain me contrediront peut-être

j’aime bien le « peut-être »…

Posté en tant qu’invité par Eric:

il te reste carrefour, decathlon…

Posté en tant qu’invité par Francois:

Je te suggère de consulter les statistiques d’accidents de l’anena et de l’ifena.
D’autre part, il y a une douzaine d’années, je tenais le même raisonnement que toi. Résultat: je me suis fais avoir et je ne dois le plaisir de te répondre qu’à un monumental coup de chance.

Posté en tant qu’invité par Robert:

C’est un danger public comme ceux qui sont contre la ceinture en voiture (à l’arrière aussi!) ou le casque (en moto et à vélo). Et en plus il dit que les cafistes sont chiants; ils le sont ni plus ni moins que les autres.
Heureusement ceux qui tiennent ce genre de propos sont minoritaires parmi les pratiquants.

Posté en tant qu’invité par catherine:

Jean-Marc a ses idées bien ancrées, avec quelques notions (ne pas trop solliciter la pente, skier plutôt à certaines périodes, …) ces notions peuvent être valables dans certains contextes mais complètement fausses si on les utilise « en général » comme garanties de sécurité totale !!!

Jean-Marc, j’espère que tu ne m’en voudras pas, j’essaie d’être pédagogique pour toi et ceux qui liraient ces lignes, en espérant que celà apporte quelque chose sur le plan sécurité.
Et si ça te donnait envie d’en savoir plus, et pourquoi pas de venir participer à un stage « neige et avalanches », ça serait super :slight_smile:

il donc faut réagir à cette liste d’idée fausses hélas encore bien ancrées chez beaucoup de gens.
Pour chacune de celles énoncées, je mets ci-dessous le lien de l’explication correspondante sur le très bon site de l’ANENA.
Elles sont toutes sur la page :
http://www.anena.org/savoir/ptniv/sav_ptniv_chroif.html

Ces idées semblent à priori logiques pour ceux qui n’ont jamais étudié la neige, et sont très courantes parmis les skieurs « hors piste ». Comme les comportements à risque n’entraînent pas systématiquement d’accident (heureusement), ceux qui se conduisent ainsi se renforcent dans l’idée qu’ils ont « tout juste ».
C’est vrai que certains qui font des trucs hyper craignos (que ce soit en hors piste ou en voiture d’ailleurs) et il ne leur arrive rien.
Mais quand l’accident arrive, c’est terrible.

jean-marc agnewski a écrit:

plus généralement on essaye de « skier leger » pour pas se
prendre des avalanches à chaque virages.

dans certains cas, même en skiant « léger », on peut se prendre une avalanche, et même par risque moyen ou faible …

je pars du principe que l’on peut très bien faire de la
rando toute sa vie sans prendre de risque et sans se prendre
d’avalanche, en respectant quelques règles simple comme :

  • choisir des journées à risque moderé (par exemple quelques
    jours après une chute de neige si la temperature est restée
    stable)

idée fausse !!! cf l’explication de l’ANENA :
http://www.anena.org/savoir/ptniv/sav_ptniv_chroif.html#longtemps

  • sortir le plus possible au printemps, et eviter les mois à
    risque.

idée fausse !!! cf l’explication de l’ANENA :
http://www.anena.org/savoir/ptniv/sav_ptniv_chroif.html#ete

  • eviter de grimper dans des pentes exposé. Le avalanches ne
    tombent théroquiment pas en dessous de 29°

idée fausse !!! cf l’explication de l’ANENA :
http://www.anena.org/savoir/ptniv/sav_ptniv_chroif.html#petitepente

  • se debrouiller pour descendre sans charger la pente…

dans certains cas, ça ne suffira pas. L’équilibre du manteau neigeux peut être extrêment précaire à certains endroits (« hot spot »), et une surcharge minimum pourra provoquer l’effondrement d’une couche fragile. On peut se référer à l’image de la « tapette à souris » : il y a un endroit où si on pose le bout du museau … PAF ! ça part !

Posté en tant qu’invité par David:

Il n’a pas totalement tort non plus sur ses principes de bases à respecter, mis à part :

  • 29° (???) je dirais plutôt que toutes pentes situées entre 15 et 50° sont à risque (soit, toutes les pentes skiable :wink: )

  • éviter de charger la pente à la descente : oui, mais cela est difficile de skier sans charger la pente … Je dirais, éviter de descendre en groupe sur une même pente.

Je pense que cette approche statistique et systémique des risques est une approche intéressante qui permet de rétirer un nombre limité de critères permettant de comprendre une majorité des accidents et donc d’éviter un maximum la prise de risque sur le terrain. L’avantage est que ces critères sont peu nombreux. De mémoire Munter en dissocie 3 principaux :

  • pente
  • fréquence de passage sur l’itinéraire dans la saison
  • accumulation de neige fraîche (non encore transformée)
    (plus un autre critère - individu ou groupe de pers)

En fonction de ces quelques critères, on arriverait à comprndre et donc, à limiter 85% des accidents …

A noter également (étude d’A. Duclos) que contrairement aux idées reçues, il y a une proportion majoritaire d’accidents mortels en avalanche impliquant des professionnels de la montagne … L’expérience amenerait plus de confiance que ce qu’il faudrait ! Prudence donc, même avec 10, 20 ou 30 ans d’expérience derrière vous.

Posté en tant qu’invité par cid:

Salut à tous,

Merci pour tous ces tuyaux, je suis cependant un peu étonné de la mentalité de certains (chacun ses positions mais on peut rester correct). Pour le reste cela me donne envie de me mettre au boulot pour me former et vite prendre plaisir.
Merci à tous (sans exception…) et à très bientôt pour d’autres demandes sur ce site vraiment bien monté.
salut
Cid
David a écrit:

Il n’a pas totalement tort non plus sur ses principes de
bases à respecter, mis à part :

  • 29° (???) je dirais plutôt que toutes pentes situées
    entre 15 et 50° sont à risque (soit, toutes les pentes
    skiable :wink: )

  • éviter de charger la pente à la descente : oui, mais cela
    est difficile de skier sans charger la pente … Je dirais,
    éviter de descendre en groupe sur une même pente.

Je pense que cette approche statistique et systémique des
risques est une approche intéressante qui permet de rétirer
un nombre limité de critères permettant de comprendre une
majorité des accidents et donc d’éviter un maximum la prise
de risque sur le terrain. L’avantage est que ces critères
sont peu nombreux. De mémoire Munter en dissocie 3 principaux :

  • pente
  • fréquence de passage sur l’itinéraire dans la saison
  • accumulation de neige fraîche (non encore transformée)
    (plus un autre critère - individu ou groupe de pers)

En fonction de ces quelques critères, on arriverait à
comprndre et donc, à limiter 85% des accidents …

A noter également (étude d’A. Duclos) que contrairement aux
idées reçues, il y a une proportion majoritaire d’accidents
mortels en avalanche impliquant des professionnels de la
montagne … L’expérience amenerait plus de confiance que ce
qu’il faudrait ! Prudence donc, même avec 10, 20 ou 30 ans
d’expérience derrière vous.