Choix de piolets

Posté en tant qu’invité par philippe:

A lire toutes les contributions, ne demeure qu’une certitude: rien ne vaut d’essayer soi-même sur le terrain, plutôt que de suivre les modes ou les conseils « définitifs »…
Il y a 20 ans, on utilisait le chacal en cascade, en montagne, en randonnée à skis (si si!) et pour jardiner… Aujourd’hui, il faudrait un piolet par activité, par longueur si la glace change de texture, si des rochers apparaissent, etc… Hyperspécialisation bien commerciale.
Ce n’est pas le piolet qui fait le glaciairiste, pas plus que le chausson ne fait le grimpeur…
Yvon Chouinard doit se marrer encore un peu plus…
Bonnes grimpes, et ne vous prenez pas trop la tête sur les conseils avisés de tous bords…

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par tetof:

Aujourd’hui, il faudrait un piolet par activité, par longueur si la glace change de texture, si des rochers apparaissent, etc… Hyperspécialisation bien commerciale.
Ce n’est pas le piolet qui fait le glaciairiste, pas plus que le chausson ne fait le grimpeur…

Le piolet ne fait pas le glacièriste mais il y a tout de même quelques differences significatives entre un nomic et le chacal ou le pulsar à manche droit de mes débuts.

C’est la même chose pour les chaussons. Personne n’utilise les mêmes chaussons pour faire un bloc « dur » de 5m et une voie montagne de 1000m. Mes chaussons montagnes ne sont que mes chaussons de couennes après 3 ou 4 ans. Cela ne m’enpèche pas de passer du 5+ en grosse mais franchement, je cours nettement plus vite avec mes chaussons montagnes qu’avec mes chaussons de couennes.

Pour en revenir au piolet. Il ne s’agit pas d’acheter plusieurs paires mais d’avoir une approche globale du problème. Pour enlever les dragonnes avec un Pulsar, il faut vraiment être très très fort. C’est tout de même plus facile avec un « piolet moderne ». Pour un grimpeur « moderne » ayant l’habitude de se prendre à des bretzels en salle, la cascade est plus facile sans dragonne. Idem pour les voies de mixtes, même en montagne. C’est plus facile de poser des coinceurs quand tu n’as pas de dragonnes.
La tendance actuelle en montagne, dans des voies classiques où tu pitonnes peu, est de partir avec des piolets sans dragonnes. Tu rencontres régulièrement des monsters, nomics et autres coyotes en goulottes. Pour ma part, je trouve dommage que le Nomic ne puisse pas être équipé d’un petit marteau okazou.

L’allégement est également un paramètre très important. Un Annaconda allégé pèse 500g. Difficile à comparer avec un Quark. J’ai adopté le système des anacondas (insert alus) sur mes vieux najas. Cela me donne une pioche technique à 530g. C’est sympa pour des pioches qui ont 10 ans.

Posté en tant qu’invité par Richard:

Dis, Tetof, tu les as trouvés où et payés combien tes inserts Anaconda? Je suis intéressé aussi, mais ne sais pas où les trouver.
Je suppose aussi qu’il faut remplacer les écrous.

Posté en tant qu’invité par tetof:

C’est vieux comme achat mais je suppose que je les avait trouvé chez Espace Montagne ou au Vieux Campeurs.

Je suppose aussi qu’il faut remplacer les écrous.
Non. Tu remplace juste le marteau par l’insert.

Posté en tant qu’invité par philippe:

Globalement ok avec toi.
Néanmoins, si tout est plus facile avec le matos moderne (chaque génération d’alpiniste a connu cela…), il n’en demeure pas moins que le matos est au service du grimpeur et de son imaginaire, et pas l’inverse (style "est-ce qu’avec la pioche « x » je peux aller dans du 5 où dois-je rester dans du 4+?)…
L’alpinisme et ses multiples facettes est toujours plus que de la gymastique, non?
Bonnes verticalités…

Posté en tant qu’invité par Richard:

Merci. Je passe au Vieux dans deux semaines, je me renseignerai.

Posté en tant qu’invité par Richard:

Au delà du besoin réel, il y a aussi le plaisir. J’ai eu des « chacaux » en 1980 et c’étaient des bons outils, mais il n’y avait guère de concurrence à l’époque.

A présent, on a le choix des armes, et un amateur un tant soit peu aisé financièrement et amateur de beaux (et bons) objets augmente son plaisir en adoptant différents matériels. Nul doute que Damilano avec deux chacals et des makalu de 1980 est plus performant que moi avec des dart et des nomics. Ce qui est important, c’est qu’une même personne dans les mêmes circonstances soit plus performante et plus sure avec un matos plutôt qu’un autre.

Pour parler d’un autre de mes hobby, la photographie, j’ai quatre boîtiers reflex Nikon (F5, F80, FM3A, D200), 12 objectifs et 5 flash. Ais-je besoin de tout cela? Certes non, un seul de ces boîtiers avec deux zooms couvre 99 % de mes besoins, et je serai toujours moins bon photographe que Cartier-Bresson avec un leica de 1950.

Après tout, si beaucoup de gens achètent beaucoup de matos d’alpi, cela contribue à améliorer plus vite la technologie, à faire baisser les prix et à sponsoriser plus de conseillers techniques qui sont aussi des grimpeurs et des alpinistes. Que du positif donc, alors pourquoi s’en plaindre?