Posté en tant qu’invité par Sylvain H.:
Bonjour,
D’après moi, la meilleure solution est la première que tu proposes : évidemment la plus chère.
Rien de mieux qu’une coque pour les grands froids, pour l’altitude ou simplement pour l’hiver sous nos latitudes. Par contre, une coque très isotherme, par le volume nécessaire à l’isolation, devient aussi très imprécise. Les modèles haut de gamme (les plus isothermes) sont aussi les plus rigides. Pour ces deux raisons, ce n’est pas l’idéal en été. Trop imprécis pour le rocher, trop rigide pour une marche agréable en terrain sec, et puis un peu chaud. Du coup, mieux vaut dans ces conditions une seconde chaussure, style cuir technique. Marche infiniment plus agréable qu’avec une coque, précision bien meilleure, poids plus faible, meilleure respirabilité. S’il n’y a pas besoin d’une grande isothermie, on apprécie le confort du cuir !
Je pense que partir en altitude, même à 6000, avec une cuir (même isotherme) avec une surbotte, c’est prendre un risque en cas de conditions défavorables. De plus, la chaussure gèle la nuit : plaisir assuré le matin ! Mieux vaut pouvoir garder les chaussons au chaud dans le duvet. Ce point là me parait vraiment important.
Donc en résumé…
Solution 2 : inconfort en été, plus imprécision.
Solution 3 : risque en hiver, d’autant plus génant en altitude (engagement supérieur).
Je crois qu’une surbotte améliore pas mal l’isothermie, pas seulement en protégeant le cuir de l’humidité, mais aussi grâce à son effet de coupe-vent. C’est donc également intéressant sur une coque plastique.
Voilà, je ne sais pas si ces quelques idées pourront t’apporter quelque-chose…
Je me base dans mes réflexions sur mes coques actuelles (Koflach Arctis Expé : très chaudes, très rigides, très imprécises), mes anciennes coques (Koflach Clima Montana : plus polyvalentes, moins chaudes, moins imprécises, plus agréables en marche), et mes cuir techniques actuelles (Millet Alpinist : bien plus légères, infiniment plus précises et agréables en marche, mais beaucoup moins isothermes).
La solution coque intermédiaire (pas trop isotherme, donc plus polyvalente car moins imprécise et moins rigide), éventuellement avec une surbotte, peut-être envisagée. Avant je n’avais que ça (la Clima Montana) : je suis monté avec à 6500, j’ai grimpé en rocher en été, j’ai marché beaucoup en terrain sec. C’était acceptable l’été, alors qu’avec l’Arctis Expé, sorti de l’hiver et du froid, les contraintes sont trop importantes.
Cordialement,
Sylvain