Cherche conseils pour expé 7 000 m

Posté en tant qu’invité par philippe:

Envisageant de faire une expé sur un 7 000 m, quelqu’un pourrai me renseigner sur la condition physique à avoir et l’entrainement ?

merci
Philippe

Posté en tant qu’invité par lulu:

un test à l’effort en milieu hospitalier, et meme mieux un test en hypoxie (prescrit par ton médecin) peut te permettre de savoir où tu en es. Après, faire des courses en altitude en y restant le plus possible (multiplier les nuits haut perché), et tous les sports d’endurance (jogging, natation, vélo, aviron, ski de fond…) permettent aussi d’améliorer la condition physique générale. Vas voir surle site web de la ffme, il y a une rubrique exprès fort bien conçue. Avec des liens intéressants!

Posté en tant qu’invité par philippe:

MERCI

Posté en tant qu’invité par yves:

Voici mon expérience « malheureuse » (pas de sommet) :

41 ans à l’époque.
grande condition physique (course à pied, vélo, ski de randonnée)…

Une chose interessante : on ne transpire absolument pas…

Là-bas, j’ai été « laminé » par l’altitude ; mes compagnons (bien moins affutés que moi) l’ont bien mieux supportée. Cela n’a donc rien à voir avec la condition physique… Le moindre effort essoufle et on ne comprends pas pourquoi on n’avance plus ; le moral s’effondre…
il n’y a plus de repères physiologiques pour savoir si on est en forme ou pas ; les sensations ne sont plus les mêmes qu’ici et on est perdu… l’idéal serait de se faire accompagner par qqn qui connaisse bien la haute altitude et qui te donne le bon rythme de progression en se placant devant toi et qui te dise stop quand le suffisant a été fait…

J’ai souffert la nuit d’apnée du sommeil au point de ne plus pouvoir dormir tellement la sensation d’étouffement est abominable (dernier camp à 6400 m !) : quatre nuits comme cà et « tu crèves »… Il faut dormir le nez dans le duvet et non pas à l’extérieur…

Enfin, pourtant pas frileux, la nuit, j’ai pelé de froid : ne lésine pas sur la qualité du duvet…

Cependant, j’ai passé six semaines fabuleuses…

Si je devais y retourner, ce serait pour un simple trek mais pas une expé. C’est trop crevant, démoralisant, et le résultat (non garanti) n’est pas différent d’ici ; je préfère « faire » de la montagne ici à nos altitudes avec mes capacitées et me faire plaisir plutot que ahanner sur les pentes d’un 7000 m : laisse donc la performance au vestiaire et promène toi dans ces régions fabuleuses…

si tu veux d’autres conseils, ecris…

Posté en tant qu’invité par yves:

Voici mon expérience « malheureuse » (pas de sommet) :

41 ans à l’époque.
grande condition physique (course à pied, vélo, ski de randonnée)…

Une chose interessante : on ne transpire absolument pas…

Là-bas, j’ai été « laminé » par l’altitude ; mes compagnons (bien moins affutés que moi) l’ont bien mieux supportée. Cela n’a donc rien à voir avec la condition physique… Le moindre effort essoufle et on ne comprends pas pourquoi on n’avance plus ; le moral s’effondre…
il n’y a plus de repères physiologiques pour savoir si on est en forme ou pas ; les sensations ne sont plus les mêmes qu’ici et on est perdu… l’idéal serait de se faire accompagner par qqn qui connaisse bien la haute altitude et qui te donne le bon rythme de progression en se placant devant toi et qui te dise stop quand le suffisant a été fait…

J’ai souffert la nuit d’apnée du sommeil au point de ne plus pouvoir dormir tellement la sensation d’étouffement est abominable (dernier camp à 6400 m !) : quatre nuits comme cà et « tu crèves »… Il faut dormir le nez dans le duvet et non pas à l’extérieur…

Enfin, pourtant pas frileux, la nuit, j’ai pelé de froid : ne lésine pas sur la qualité du duvet…

Cependant, j’ai passé six semaines fabuleuses…

Si je devais y retourner, ce serait pour un simple trek mais pas une expé. C’est trop crevant, démoralisant, et le résultat (non garanti) n’est pas différent d’ici ; je préfère « faire » de la montagne ici à nos altitudes avec mes capacitées et me faire plaisir plutot que ahanner sur les pentes d’un 7000 m : laisse donc la performance au vestiaire et promène toi dans ces régions fabuleuses…

si tu veux d’autres conseils, ecris…

Posté en tant qu’invité par lulu:

ben ça l’a tellement marqué, Yves, son 7000m, qu’il en bégaie maintenant… faut faire gaffe, l’altitude ça laisse des séquelles parfois!

Plus sérieusement, je ne suis pas très d’accord quand tu dis que la condition physique n’y ait pour rien. En altitude tu as plusieurs choses à gérer: le manque d’oxygène disponible, le froid, la météo etc… et l’effort physique du à la progression. Donc plus tu excluts (problème grammatical: help!) de facteurs de désagréement, mieux tu te porteras. donc dans l’ordre: bien s’acclimater, bien s’équiper, bien s’alimenter et s’hydrater ET avoir la peche…

Posté en tant qu’invité par Francois:

"41 ans à l’époque. "

Ouaaahhh! le vieux!!!
Ceci dit, je suis parfaitement d’accord avec toi. Vois pas l’intérêt d’aller se faire chier à en crever, de ramer dans des metres de neige avec un sac énorme etc. pour avoir une chance non négligeable de rester sur place et d’alimenter la nécrologie des revues alpines.
Mais bon, ce n’est que mon avis.

Posté en tant qu’invité par Laurent:

ben, et faire un beau compte rendu sur skirando, ca c’est une motivation!

Posté en tant qu’invité par alexis:

La condition physique n’est absolument pas un facteur déterminant en expé. Ce peut même être un facteur handicapant !

Si tu pars avec une VO2max de folie, un entrainement à laisser tous les fondeurs et les triathletes babas, tu cours le risque de moins t’écouter, de moins ressentir ton corps qui s’adapte à l’altitude. Avec la caisse ou pas, si tu t’acclimate pas correctement, tu restes cloué. Je n’ai pas vu d’études qui montraient qu’avoir la caisse favorisait l’acclimatation au niveau physiologique. Par contre, au niveau psychologique, la tendance (et ce n’est qu’une tendance, pas un fait avéré !) serait plutôt que quelqu’un de « trop » entrainé s’acclimate moins bien, et encourt plus de risque de pathologies de haute altitude que les autres, parcequ’il « s’écoute » en général moins bien car il aura trop d’accoutumance à la douleur. Son corps réagit plus vite pour délivrer des hormones qui contrent la douleur dans les muscles agissant comme un anesthesiant.

Maintenant, évidement, je ne dis pas qu’il vaut mieux être le parisien Metro-boulot-dodo branché sur monoxyde de carbone pour réussir un huit mille !

Le conseil d’Yves de partir une première fois avec quelqu’un qui a déjà expérimenté la haute altitude est excellent.

Je vous conseille la lecture de ces ouvrages très très bons, bien qu’un peu vieux :
Medecine de l’Alpinisme, J.-P. Richalet, Masson ed.
Pathologie et Altitude, J.-P. Richalet, Masson ed.

Alexis

Posté en tant qu’invité par philippe:

j’ai les deux bouquins ==> trés intéréssant.
Mais, ce que je cherche, c’est des conseils, des expériences de gens qui ont déja effectué une expé.
L’aventure est trés tentante (peut etre le coté psy - prouvé qq chose, existé- décris dans le bouquin medecine de l’alpinisme !!)
mais vu le prix, avant de m’engager je voudrai savoir mes chances.

J’ai déja fait l’Island peak (6180 m) au népal et je voudrai passer à plus ==> j’ai eu un léger MAM comme tous les membres du trek

Posté en tant qu’invité par philippe:

merci mais ton e-mail ???

Posté en tant qu’invité par mamo:

Konka Shan or
Konga Shan or
Minya Konga in Chinese
Locatin: Daxue shan in Sichuan (China) on the border of East Tibet-
ciao mamo

Posté en tant qu’invité par lulu:

Les copains du CAF Go s’étaient bien entrainés (techniquement, physiquement et psychologiquement)et sauf une personne du groupe a préféré ne pas faire l’ascension finale de l’Himung machin. C’est à dire que tous les autres sont allés au sommet. P’t’etre qu’ils étaient particulièrement « sages »…?

Posté en tant qu’invité par alexis:

Salut,

Je ne suis pas allé tellement plus haut que 6100. En janvier dernier, j’étais à l’Aconcagua par le glacier des polonais direct. L’Aconcagua, c’est officiellement 6959m. J’avoue avoir été très très content que mon compagnon de cordée soit un habitué de la haute altitude. Ca m’a permis de coller exactement à son rythme d’acclimatation. Tout seul, ç’aurait été plus difficile, et j’aurais surement fait plein d’erreurs.

Peut-etre peux-tu aller à l’Aconcagua, pour tester un petit 7000. C’est pas cher du tout, il n’y a pas besoin de preparation administrative. Il n’y a pas besoin de booker une agence, pas de logistique, … C’est exactement comme d’aller au Mont-Blanc, mais 2000 m plus haut. Il y a plein de sommets sympas à aller gravir dans le coin.

Voila, bonne expé. Alexis

Posté en tant qu’invité par xavier:

Salut Philippe,

je te conseille effectivement de faire des tests en hypoxie (hôpital de Grenoble, Toulouse et un à Paris). Je l’ai fait avant de partir au Gasherbrum2. Ca peut aider à se situer. J’y suis allé 5-6 mois avant de partir (avant de commencer mon entrainement). Le médecin m’a dit que je n’aurai aucun souci, ça rassure.
Sinon, je ne vais pas répéter ce qui a été dit ci-dessus. Une chose en plus: dormir, dormir, dormir. Mon record à 6600m 18 heures dans la journée. C’est une des clés du succès. Je prenais 1/2 Innovane presque chaque nuit (même à 7500m). C’est un starter du sommeil (4-5 heures d’effet et après plus rien). Ca permet de dormir au moins un peu.

Bonne chance,
xavier

Posté en tant qu’invité par denis:

Salut,

Je viens mettre mon grin de sel.

Tout ce qui a ete dit est a peu pres vrai (ca n’engage que moi) mais une chose essentiel a ete oublie. TON MENTAL.

Une fois la bas tu va vivre dans un milieu hostil qui n’a meme rien a voir avec un trek a l’island-peak. Tu pars pour faire des camps d’altitude, des montees aux camps superieurs puis des descentes. Il y a beaucoup, mais alors beaucoup de temps a ne rien faire si ce n’ai s’acclimater.

De plus tu es dans un milieu confine. Faire ses besoins est deja tout un poeme. Il faut que tu sois tres fort merntalement et que tu laisses ta fierte au vestiaire ainsi que femme et enfant.

Sinon si tu as une grosse caisse c’est bien mais ATTENTION A NE PAS EN FAIRE TROP. Il faut en laisser sous la semelle…

Pour plus d’info t’as mon mail

Posté en tant qu’invité par Francois:

« Tout ce qui a ete dit est a peu pres vrai (ca n’engage que moi) mais une
chose essentiel a ete oublie. TON MENTAL. »

Ousqu’on trouve ça?
Fournisseurs? Prix? Poids?
Pour pas oublier, faire un noeud dans le mouchoir.

Et la grosse caisse, ça sert à quoi? A effrayer le yéti? Ca ne doit pas être bien pratique à transporter…

Bon, excusez-moi, c’est pas sérieux mais il fait tellement lugubre ici aujourd’hui. Allez, salut,je vous laisse entre gens sérieux.

Posté en tant qu’invité par Lulu:

Il fait « lugubre » chez toi, François? A Grenoble il fait hyper beau, plus de 20° et les petits oiseaux chantent. Par contre je l’avoue, c’est carrément déprimant d’etre là avachi devant un PC alors qu’on pourrait etre sur la terrasse d’un bistrot à siroter ce qu’on veut en commentant la belle rando qu’on vient de faire. Bref: vivement après demain…

Posté en tant qu’invité par Francois:

« …d’etre là avachi devant un PC … »

Avachis-toi derrière, si tu déprimes devant.

(Qu’est-ce qu’ils sont chiants, ces mecs qui parlent pour ne rien dire et qui encombrent le forum avec leurs conneries.)

Posté en tant qu’invité par Pierre-Olivier:

Tu parles pour moi,Là?