Posté en tant qu’invité par Reklats:
Voilà, j’ai un problème d’ordre psychique:
Je ne peux pas m’empêcher de dépenser mon salaire dans les boutiques de montagne. Je passe devant le Vieux, et hop! je repars avec une paire de chaussons (la 4ème…). La Haute Route solde les baudriers, comment résister??? Andaska - une boule de magnésie, Citadium, un friend N°3… Et je n’ose pas parler de Chamonix par mauvais temps (80% du temps), les Snell, Sanglard, 3S ( tiens, le « S » fait vendre ou quoi?) : la bérézina pour ma carte de crédit, un bonheur pour mon banquier (car on sait qu’ils nous préfèrent endettés, les enflures).
Et le pire, c’est lorsque avec toutes les peines du monde (trouver un coéquipier, poser un ARTT, passer la nuit en train couchette etc.) je me retrouve enfin à la porte de mon Graal : la rimaye du « Bienvenue au George V » à l’Envers des Aiguilles, y’a un gars genre Polonais qui débarque, 18 ans, avec son pote style beatnik, mal rasé, et avec un baudrier cousu par sa grand-mère, il me demande dans son anglais approximatif : how much is it ? Et quand je lui réponds avec un peu de dédain « five plus », il me fait thankiu, et part comme une flèche dans la voie, en sautant les trois premiers points…
Là les amis, franchement, je l’ai mauvaise. C’est pas que ça me poserait problème de la sortir la « Bienvenue » … si seulement j’avais les bonnes tailles de friends qui allaient bien. Et puis une longe pour être « sécurit » au relais, et puis un décoinceur, et puis un marteau pour retaper les vieux clous (c’est un guide qui me l’a appris au refuge), et puis des chaussons spécial fissure granitique, puis une queue de cochon pour ranger la corde, un ti-block pour faire des moufflages, gants au kevlar pour les rappels, ah, j’ai oublié, un Shunt aussi, des lunettes Julbo, montre alti, sac à dos avec porte-matos, cordelette 6mm pour dépanner, maillons rapides, couverture de survie…
Au secooooooooooooooooours !
[%sig%]
