Catherine Destivelle "Piolet d'Or"

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ouf, enfin c’est tellement mérité…

Ah ben bravo @catherine ! Chapeau! :sweat_smile:

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C’est un prénom très bien porté.
Mais ce n’est pas moi qui ait le Piolet d’Or :wink:

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ai :wink:

C’est vrai que c’est tellement rare dans l’histoire de l’alpinisme des femmes au même niveau que les hommes que cela souligne davantage le caractère expectionnel des réalisations de Catherine.

Car ce n’est pas un piolet d’or au rabais donné dans un contexte de lutte pour l’égalité homme/femme. Catherine a vraiment fait parti de l’élite de la discipline à son époque.

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Bien qu’elle soit une grande alpiniste, on peut pas vraiment dire qu’elle soit dans la même catégorie que Bonatti, Messner ou que Bonington qui ont eu des piolets d’or carrière.

Elle a fait des répétitions de trois voies dures en solitaire en hivernale, ouvert une voie dans les Drus qui n’a jamais intéressé personne après mais on est très loin des réalisations de Bonatti…Si elle n’avait pas été une femme, elle n’aurait probablement pas eu ce piolet. Elle reste cependant une source d’inspiration formidable mais je ne pense pas qu’elle ait transformé l’alpinisme comme l’ont fait bcp d’autres piolets carrières.

Dans ta logique, les autres « piolets d’or carrière » que tu ne daignes pas citer (Kurt Diemberger, John Roskelley…) ne sont donc pas non plus « au niveau » des ces trois-là et n’ont pas révolutionné l’alpinisme ? Alors pourquoi le faire remarquer seulement pour une femme ?

« bcp d’autres » et non « tous »,une fois de plus ? Certains « piolets carrière » n’auraient donc pas « transformé l’alpinisme » radicalement non plus ?
Alors pourquoi le faire remarquer pour Catherine Destivelle, qui a pourtant tellement apporté à l’escalade et l’alpinisme par ses ascensions, sa personnalité et aujourd’hui son travail d’édition, comme l’ont fait, au jugement du PGHM, les autres « piolets carrière » ?
Doit-on dire que « si elle n’avait pas été une femme, elle n’aurait probablement pas » essuyé cette critique ?

Le passage du communiqué des Piolets d’or qui évoque ses réalisations en alpinisme, puisque ses performances - pourtant remarquables - en escalade ne semblent pas t’intéresser :

En 1990, la grimpeuse médiatisée fait un fulgurant retour sur la scène de l’alpinisme avec un solo symbolique au pilier Bonatti des Drus. Cette fois, l’alpiniste Catherine Destivelle est reconnue. S’en suivent l’ouverture, en solo d’une voie dans la face ouest des Drus, en 11 jours, puis une « Trilogie » hivernale solitaire : 1992 face nord de l’Eiger, 1993, éperon Walker aux Grandes Jorasses, 1994, face nord du Cervin par la voie Bonatti, encore rarement gravie, même aujourd’hui. C’est la deuxième fois qu’elle rejoint le grand Walter : elle est la première femme à se hisser à un tel niveau. Mais Catherine ne s’arrête pas au concept de « première féminine ». Pour elle, la performance doit être placée dans un panel global de l’alpinisme, masculin ou féminin. Elle a prouvé que les femmes font aussi bien que les hommes : combien parmi eux peuvent se targuer d’un tel palmarès.

2020 - Catherine Destivelle, par Claude Gardien

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Allez, je ne peux m’en empêcher, @lailka : si tu n’avais pas été un homme, aurais-tu eu envie de mesurer pour les comparer la longueur des « piolets carrière » ?

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En effet, elle n’est pas au même niveau que Bonatti, Messner, Bonington, Scott ou Kurtyka. Ou pour en citer d’autres décédés avant que cette distinction existe, au niveau de Buhl, Terray, Cassin ou Kukuczka. Mais par rapport à Paragot ou Štremfelj ou comme le fait remarquer cvs:

je ne crois pas que sa présence dénote dans ce palmares prestigieux.

Je ne suis personnellement pas du tout d’accord. Tôt ou tard, elle aurait été désignée par ses pairs.

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Alors c’est une arnaque, un complot, qui ose te devancer ! C’est une erreur, une vaste fumisterie ! On se moque de nous !

Catherine est une grande dame de l’escalade ET de l’alpinisme est si elle n’a pas apporté autant d nouvelles voies que tous les maître qui ont été sité 'c’est peu t être que de nouveaux itineraire , ben yen a plus , ou alors comme dans les drus une voie si périlleuse qu’elle a préféré s’écroulé, (ça c’est pour l’humour ou l’humeur, au choix) après avoir été ouverte par cette même Catherine qui est une grande Dame et une belle femme !

Pourquoi gloser sur cette histoire ? C’est un piolet d’or parfaitement mérité. Il n’y a rien à redire, son palmarès parle de lui-même.

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Kurt Diemberger est quand même l’un des deux seuls alpinistes au monde (avec Buhl) à avoir réalisé la première de 2 8000. Et comme contrairement à Buhl il est encore vivant je ne trouve vraiment pas contestable son piolet d’or.

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Mais personne ici ne conteste le piolet d’or de Diemberger, c’est juste que comme Destivelle et d’autres, il est sans doute un cran en dessus de Bonatti, Messner, Kukuczka etc…

Je dis sans doute car le jeu des comparaisons et des classements en alpinisme n’a pas beaucoup de sens.

Pour le plaisir, je mets le lien des piolets d’or carrière:

https://www.pioletsdor.net/index.php/fr/piolet-d-or-carriere

Une sacrés sélection !

Ben je trouve celui de Diemberger difficilement discutable. Peut-être pas tout à fait du calibre de Messner Bonatti mais pas loin. Alors que Destivelle je comprends qu’on se pose la question. Mais bon après il y a aussi une part de subjectivité dans tout ça, et d’époques difficilement comparables entre elles.

Bon c’est vrai que dans les légendes « vivantes » j’ai l’impression que pas mal ont été lauréats. J’ai vérifié que Doug Scott y était bien :wink: Il reste Urubko mais pas du tout sûr qu’il ait fini sa carrière donc on peut attendre son tour viendra sans doute. Donc oui Destivelle pourquoi pas finalement.

J’ai bien lu ce passage et justement lui qui m’a interpellé : « Mais Catherine ne s’arrête pas au concept de « première féminine ». Pour elle, la performance doit être placée dans un panel global de l’alpinisme, masculin ou féminin. Elle a prouvé que les femmes font aussi bien que les hommes : combien parmi eux peuvent se targuer d’un tel palmarès. »

Je me suis dit que certes c’était une grande alpiniste mais que bcp d’hommes pouvaient se targuer d’un tel palmarès, au pif Christophe Profit qui a grimpé à la même époque et fait des belles réalisations…En plaçant elle même sa performance dans le panel global de l’alpinisme et pas seulement dans le panel féminin, elle amène forcément la critique.

Je suis peut être trop jeune mais je n’arrive pas à voir ce qu’elle a apporté à l’alpinisme à long terme. Elle a eu un excellent niveau en grimpe, démontré qu’elle était capable de faire des voies dures en solo en hivernale mais déjà par son nombre limité d’ouverture elle n’a pas ouvert bcp de nouvelles possibilités en montagne. On parlait de Paragot au dessus. Il a ouvert quand même la face sud de l’Aconcagua qui est une voie mythique, sans parler du pilier ouest du Makalu.

Je connais moins Kurt Diemberger ou John Roskelley donc j’ai pas grand chose à dire sur eux.

J’ai l’impression qu’on a plus récompensé un femme qui a montré que la montagne était aussi un lieu où les femmes pouvaient s’exprimer au plus haut niveau et qui a ensuite par son travail de communication, d’édition fait découvrir ce milieu qu’une alpiniste ayant laissé une marque durable en montagne.

Pour parler du massif du Mont Blanc : No siesta, Beyond good and evil, Divine providence, Omega c’est la même époque que Destivelle…Il restait bien des voies à ouvrir. Sans parler des ouvertures incessantes en Himalaya, en Alaska ou en Patagonie depuis…