Posté en tant qu’invité par Jean-Marc:
Après des années de plongée, j’en suis venu à la montagne.
La montagne est « le dernier espace de liberté » (sic), un monde où on se doit d’être responsable de soi, des autres, un lieu d’entraide.
Je crois qu’une différence fondamentale entre ces deux activités à risque : l’EFFORT. L’effort est inhérant à la montagne, on mérite son sommet ou son point de vue. En plongée, on recherche la beauté naturelle mais il n’est nécessaire, et même peu recommandé, de fournir des eforts physiques.
Ceci fait qu’en plongée, une partie des pratiquants n’ont pas l’esprit sportif. (nouveau débat, qu’est ce que le sport ?)
La plongée n’est pas un sport, mais un loisir technique.
Comme la montagne, il y a des risques, ce qui signifie : prise de RESPONSABILITES.
La différence est que dans le monde de la plongée, les pratiquants sont déchargés de cette responsabilité vers les directeur de club ou les encadrants.
Mon vote : NON à la règlementation de l’alpinisme.
Il est en revance de notre devoir de nous former,et de tout faire pour ne jamais mettre en danger nos co-équipier où nous mêmes. OUI au secours gratuits, mais OUI à la responsabilité.
J’en profite ici pour exprimer mon admiration au équipe de secours.
Ma position peut paraître utopique : comment empècher le débutant téméraire de se tuer ou de risquer la vie de ses sauveteurs ?
L’information, répéter que la montagne est dangeureuse. Insister sur un choix des courses progressif. Il faut insister sur l’expérience, les dangers objectifs masqués.
Je suis assez optimiste. Le milieu de montagne nécessite la fourniture d’un effort physique qui va sélectionner une partie des gens. Ensuite, la peur du vide est assez primaire, immédiatement observable donc on n’a pas autant qu’en plongée des dangers insidieux (il n’est pas naturel de se rendre compte que notre pression partielle d’azote est en train de monter !).
J’ai passé mes premières années de plongée à apprendre et à passer les diplômes (jusqu’au niveau 3), puis j’ai voyager pour plonger un peu partout. Maintenant je ne plonge qu’occasionnellement et je me consacre à la montagne.
J’ai arrêté de plonger intensivement car j’en avais assez d’une conception mercantile et encadrée de ce loisir.
On a voulu faire plonger tout le monde, c’est à dire aussi les gens qui ont une mentalité d’assistés (« je veux nourrir des requins, faire comme dans les films, mais vous me garantissez que c’est sans risque ») et qui n’avaient pas le gout de l’effort.
Les clubs, qui ont la responsabilité, sont donc devenus de plus en plus frileux.
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comme l’ont dit des personnes plus haut : il est parfaitement légal sans jamais avoir plongé, d’acheter tout son matériel, de faire gonfler son bloc, et d’aller se tuer tout seul.
Quand à l’assurance, je crois qu’en cherchant bien…
En revanche, on ne verra pas en plongée des hommes risquer leur vie pour en sauver d’autres, à la différence de la montagne où des montagnards, des pilotes d’hélicoptères sont morts pour sauver des inconnus. Ce n’est pas dû à un manque de courage des plongeurs mais au fait que les activités sont différentes : s’il y a un accident en plongée, l’issue va se jouer en quelques minutes, c’est plus une question de prévention, de procédures de sécurité, de préparation (matériel de secours), que de courage et d’effort.
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il est des certifications sportives comme des autres diplômes. J’ai vu des gens qui passaient leur monitorat de plongée FFESSM en deux mois (à partir de rien), mais qui étaient un peu « frimeur » et manquaient d’expérience. J’ai rencontré des DiveMaster PADI qui avait 25 plongées et qui ne savait pas quoi faire au dessous de 30 metres, parce que pour PADI, le monde s’arrête à -30 m.
Entre ces gens là et un vieux plongeur non certifié qui totalise plusieurs milliers de plongée, qui choisissez-vous ?
merci de m’avoir lu jusqu’au bout ! 