Posté en tant qu’invité par Michel Tollenaere:
Le bivouac est avant tout un vrai plaisir de la montagne, été comme hiver. Je n’ai jamais compté mes bivouacs, pas plus que les bons vins que j’ai pu boire, ni les verres de génépy, ni … Plus sérieusement, il faut d’abord distinguer bivouac programmé et bivouac surprise (parfois mauvaise). Ensuite, distinguer bivouac où l’on repasse à la descente (on n’a pas besoin de tout emporter) et bivouac qu’il faudra emporter dans des difficultés variées.
Ta requete est « bivouaquer en paroi ET sur glacier ET à la belle étoile en haute montagne » ; un bivouac est toujours à la belle étoile, mais on peut donc le faire sur sa pelouse au bord de la mer (les bivouacs aux Calanques !!!). Sur glacier, névé ou neige… sur un endroit plat, une excellente mousse est recommandée. Ceci dit on trouve d’excellentes pelouses pas loin des glaciers (au dessus souvent).
Le bivouac « en paroi », c’est un peu un mythe. Soit c’est plat (comme au glacier carré de la Meije, au sommet de la Noire, ou ailleurs…) et ça ressemble à la mer, soit c’est pentu et sauf hamac (j’ai jamais testé) tu passeras ta nuit à essayer de rattraper ton duvet, tes affaires … bref pas vraiment le temps de dormir.
Quant aux « bruits » de la nature (seracs, torrents…), il vaut mieux les « ecouter » car on développe ainsi un utile « sens de la montagne » qui permet de filtrer entre le bruit normal et celui qui doit mettre en éveil.
Je dors assez mal en mer, même dans des bons mouillages, parce que j’écoute les bruits du bateau … suspectant toujours une ancre qui dérape, un vent qui forcit … etc. En montagne, écouter est utile… pour être à l’écoute de tous les évènements extérieurs. Chez moi par exemple, je me réveille dès qu’il neige : tous les bruits sont alors feutrés et tres filtrés.
Bonne nuit à tous,
Michel,