Bernard, Soifard et les autres

Posté en tant qu’invité par Francois:

C’est beau de savoir grimper mais il est culturellement intéressant de connaître l’origine des mots utilisés par les pratiquants. L’éthymologie, quoi…

On attribue un peu rapidement " plouc " au breton, à cause que en Bretagne, il y a beaucoup de toponimes en " plou " (Plougastel, Ploubalay etc.). On a tord car il faut y reconnaître le latin plebs (peuple) qui, sous la forme plou (ou pleu ou plé) a généralement désigné l’église paroissiale, puis la paroisse, en latin médiéval.

On trouve bon nombre de noms germaniques anciens dans les prénoms actuels, dont l’origine germanique apparaît clairement dans certaines terminaisons :
-bert : brillant (Albert, Hubert, Robert, Charles etc.)
-art : fort, puissant (Bernard=ours+puissant ; Gérard=lance+puissant)
Ces derniers exemples sont particulièrement intéressants à cause que ils permettent d’illustrer un fénomène qui, non seulement a pris une nouvelle valeur en français, mais qui a abouti à une création grammaticale : l’adjectif germanique signifiant puissant, dur a donné naissance à un suffixe français très productif ard comme dans : bambochard, fêtard, gueulard, traînard, vantard, ringard, pétard, connard, pinard…
A noter certaines irrégularités et bizarreries, par exemple le féminin de " connard " n’est pas " connarde " mais " connasse ", comme d’ailleurs " pétard " et curieusement, le masculin de " connasse " n’est pas " connard " mais " pinard ".
Naturellement, tous ces mots se retrouvent dans le vocabulaire du grimpeur.
Si le sujet vous intéresse, ce dont je ne doute nullement, je continuerai ensuite après par quelques considérations sur les " vernes " qui pourront passionner les skieurs. Et aussi sur le mot " cuq " pourquoi pas …

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par catherine:

Sujet : Notre ami François a glissé malicieusement dans son texte plusieurs fautes d’orthographe : sauras-tu les retrouver ?

Posté en tant qu’invité par Léo:

C’est juste un problème éthylique.

Posté en tant qu’invité par Etienne:

Des photes? Où ça? Et seulement d’ortograffe? A cause que par ailleurs en plus j’en ai crues voir d’autre genre…

Posté en tant qu’invité par Entremetteuse:

Donc si je comprends bien l’etendue de la connerie masculine a oblige a la creation de 2 termes « connard » et « pinard » pour bien traduire les differentes subtilites que celle ci (la connerie masculine) pouvait prendre alors que la femme ne beneficie que d’un simple connasse…c’est pas tres transitif tout ca…une exception francaise ou 2 masculins donnent naissance a un seul feminin?

a moins que…et le masculin de blondasse c’est quoi? ptet bien connard…donc le feminin de connard n’est pas connasse mais blondasse quand le feminin de pinard est connasse…aaargh j’y comprends rien! en tout cas de belles exceptions a rajouter au bescherelle (merde j’sais meme pas comment ca s’ecrit) pour que vos momes meurent pas idiots.

Posté en tant qu’invité par cigale:

Francois, je vais t’aider : soiffard avec 2 FF et « phénomène » et non fénomène.
pas de commentaires sur le fond …

Posté en tant qu’invité par glabutz:

A ren de + masculin que feminin la d’dans. suce au mlf !

Dabhorre, stricto sensuce (encore !) le feminin de connasse serait plutot bitard, lequel se grimpe un peu comme une couenne, voir une couennasse, pas bien loin de connasse et la boucle est bouclée.
Quand au pinard, c’est de la vinasse, 1 . c’est tout.

Mais que penser du massif du glandasse ? C’est un clitoard ???