Baudrier et contre-assurage

Posté en tant qu’invité par piloune:

L’accident mortel dont a été victime cet aspi, hier, dû selon le rapport à « une rupture des sangles de son baudrier », remet en avant le problème de la sécurité du matériel. Ce n’est pas la première fois, loin de là, que ce type d’accident arrive.
Quand j’ai commencé à grimper, on préconisait un contre-assurage, qui consistait à faire un encordement à la taille après le passage dans le baudrier. Cette pratique a semble t’il complètement disparue devant la fiabilité théorique des EPI. Et pourtant…

Posté en tant qu’invité par piloune:

Pour la modération : peut-être faut-il déplacer ce sujet dans « discussions » Merci

mod C2C: déplacé ds Matériel, qui me semble plus adapté …

Posté en tant qu’invité par annapurna:

c’est vrai! le contre)-assurage a totalment disparu!

Posté en tant qu’invité par luap:

si tu parles de l’accident de Bochère , j’avais cru comprendre sur le Dauph… que c’était la sangle du relais . A confirmer

Posté en tant qu’invité par emmanuel:

Pour que les sangles cèdent, il faut une force qui dépasse la résistance biomécanique du corps humain. Avant que les sangles se déchirent, la personne est déjà morte.

Je tiens à rappeler que l’encordement ne se fait pas sur l’anneau de sangle devant sur le harnais, mais bien sur l’anneau de taille et la sangle des jambières.

Chez Petzl, l’explication est claire:
http://fr.petzl.com/petzl/SportProduits?Produit=165#

A+,

Manu.

Posté en tant qu’invité par J2LH:

emmanuel a écrit:

Pour que les sangles cèdent, il faut une force qui dépasse la
résistance biomécanique du corps humain. Avant que les sangles
se déchirent, la personne est déjà morte.

Ca c’est vrai uniquement si le baudrier est en bon état.

Je tiens à rappeler que l’encordement ne se fait pas sur
l’anneau de sangle devant sur le harnais, mais bien sur
l’anneau de taille et la sangle des jambières.

C’est une solution conseillée mais aucun fabriquant n’interdit explicitement l’encordement sur le pontet.
Sur certains baudriers tu n’as de toute façon qu’un seul point d’encordement possible.

Chez Petzl, l’explication est claire:
http://fr.petzl.com/petzl/SportProduits?Produit=165#

Petzl ne déconseille pas l’encordement sur le pontet.

Posté en tant qu’invité par piloune:

« Je tiens à rappeler que l’encordement ne se fait pas sur l’anneau de sangle devant sur le harnais, mais bien sur l’anneau de taille et la sangle des jambières. »

…heu…pas vraiment clair ton truc…

L’encordement DOIT se faire sur le pontet du baudrier , il est prévu pour cela.

Concernant l’accident en question, je doute qu’un aspi ait pu se tromper à ce niveau.

Concernant la résistance à la rupture des sangles, elle est théoriquement tres importantes et est prévue pour résister à des facteurs de chute élevés. Mais des éléments extérieurs peuvent venir les fragiliser et diminuer cette résistance : chutes antérieures, usure, entaille, etc… ou un défaut de fabrication, même si un contrôle individuel est en principe réalisé sur chaque pièce

Posté en tant qu’invité par J2LH:

piloune a écrit:

L’encordement DOIT se faire sur le pontet du baudrier , il est
prévu pour cela.

Pourtant tout le monde conseille de s’encorder, quand c’est possible, sur les deux points et non sur le pontet. Cependant les fabriquants ne déconseillent pas l’encordement sur le pontet.

Posté en tant qu’invité par piloune:

Je trouve qu’il y a parfois des zones floues dans les préconisations des fabricants…
C’est vrai que l’encordement sur deux points est parfois conseillé, mais sans que cela soit justifié par des motifs de meilleure résistance. Le pontet central est prévu pour faire face aux pires cas de figure .
L’encordement sur 2 points est de toutes façons moins commode, surtour avec une corde à double. Il a pour lui d’être plus sécurisant, d’être très près du corps, et de laisser le pontet libre pour l’auto-assurage par exemple
De toutes façons, le contre assurage est une bonne solution aux risques de ruptures, si minimes soient-ils, et il est dommage qu’il ne soit plus enseigné ni utilisé.

Posté en tant qu’invité par J2LH:

piloune a écrit:

De toutes façons, le contre assurage est une bonne solution aux
risques de ruptures, si minimes soient-ils, et il est dommage
qu’il ne soit plus enseigné ni utilisé.

On ne va pas s’emmerder à doubler toutes les sécurités, pourquoi ne pas mettre 2 casques sur la tête ?
Je ne sais pas ce qui s’est passé dans cet accident mais la rupture du baudrier reste un accident exceptionnel si on s’inquiète de ça mieux vaut rester couché.

Posté en tant qu’invité par alpiyou31:

PETZL indique dans les prescriptions d’utilisation de ses baudriers que l’encordement doit être réalisé avec un point double d’encordement (Comme le précise J2LH) et non sur le pontet.
Le pontet ne peut être utilisé que pour l’assurage en moulinette ou marche sur glacier

Cela m’a étonné au début de ne pas utiliser le pontet comme point d’encordement, mais il n’a pas été conçu pour celà apparamment …

Posté en tant qu’invité par J2LH:

alpiyou31 a écrit:

Le pontet ne peut être utilisé que pour l’assurage en
moulinette ou marche sur glacier

Non, il n’y a aucune contre-indication à s’encorder uniquement sur le pontet.

Cela m’a étonné au début de ne pas utiliser le pontet comme
point d’encordement, mais il n’a pas été conçu pour celà
apparamment …

Il a été conçu pour pour mais non seulement on trouve plus simple de s’encorder sur les deux points mais en plus ça laisse le pontet dispo.

Posté en tant qu’invité par Hydra:

Apparemment, si on se fie à bj, l’accident à une autre origine, (ce qui ne remet pas en cause ce post sur le contre assurage du reste) :

http://alpinisme.camptocamp.com/forums/read.php?f=13&i=3550&t=3541

Posté en tant qu’invité par piloune:

Tu as raison sur le fond, car on ne peut pas passer son temps à faire tout en double… puis faire de l’alpi, c’est assumer une part de risques, sinon, on choisit tricot ou pétanque.
Mais bon…faire un contre-assurage au baudrier, ce n’est pas comme mettre 2 casques ou doubler tous les points ! Ca ne mange pas de pain, et finit par devenir réflexe. En fait, c’est à chacun de sentir les choses et se faire sa propre idée de la sécurité