Posté en tant qu’invité par Circus:
La portion de face où démarre « Barjoland » est bordée à gauche par un dièdre-couloir-dévaloir qui la sépare des dalles grises et vertes où démarre « Flagrant délice ».
Nous avons confondu ce dièdre avec celui de Barjoland. Comme nous ne pouvions pas l’emprunter à cause de la neige et des écoulements qui venaient du haut, nous sommes partis 5 m à droite, en visant un petit dièdre suspendu 10-15m plus haut, ouvert à gauche, et surmonté par une fissure horizontale qui laisse deviner un beau dülfer. En sortir par la droite et, au-dessus, on suit une ligne de fracturation oblique à gauche. R1 sur le fil de l’arête qui borde à droite le dévaloir (Bloc avec sangle). L1=IV sup./V inf., 30m.
La deuxième longueur parcourt les dalles qui surplombent sur la droite le dévaloir qui succède au couloir de droite de « Flagrant délice ». Franchir un petit couloir herbeux qui arrive de droite et suivre une ligne d’ascension en lègère oblique à gauche, en direction d’un mur orange, à gauche d’une minuscule brèche qui donne sur les vires herbeuses communes à cette partie de la face sud du Ramougn. Le R2 se fait trois mètres au-dessus et à droite de ce mur : blocs coincés, 2 coinceurs, une sangle et un mousqueton à vis. L2= IV, 50m.
La troisième longueur est quelconque, elle remonte les vires en direction d’une écaille formant un petit dièdre ouvert à droite, bien visible 30m au-dessus et lègèrement à gauche de l’axe du R2. II, puis III et un pas de IV dans la dalle qui mène sur la vire du R3, juste sous l’écaille. Une sangle avec un mousquif en place juste sour la dalle, 5m en dessous du relais.
Nous ne sommes pas allés plus loin. La suite paraît nécessiter des pitons, peut-être une trousse à spits…, toutes choses que nous n’avions pas et qui semblent fort utiles à la vue du bastion final, fort redressé. Plusieurs cheminements semblent possibles : à gauche, vers de belles fissures surplombantes (ma solution) propices à l’artif; à droite, dans des dièdres redressés, où un cheminement en libre, avec un peu d’astuce, doit pouvoir se trouver (solution de Pascal). Nous sommes redescendus en rappel, avec le matos évoqué.
Il semble par ailleurs possible de rejoindre « Barjoland » à partir du R2, en parcourant les vires herbeuses franchement à droite (sous réserve que nous ayons bien repéré « Barjoland » au retour…).
Motivés par ce départ différent, on compte bien finir la voie avec Pascal cet été. Si certains n’ont pas la patience d’attendre -y a bien de la place encore dans cette muraille, pourtant…-, qu’ils aient au moins l’élégance d’entrer en contact avec nous pour que nous puissons récupérer notre matos abandonné… Mais bon, j’ai confiance, entre pyrénéens, ça se fait pas de voler un projet…
François.