Avenir Presse Montagne

Posté en tant qu’invité par Jean-Christophe:

La presse montagne tout comme l’ensemble de la profession fait face à de nombreuses mutations.

Seriez-vous prêts à acheter des articles, topos sur le web (format pdf ou vidéo) pour .5 euros l’article ou une série de pages.

La gratuité totale est une utopie quant on souhaite un très bon contenu.

Il faut bien rémuner les rédacteurs et photographes (accepteriez-vous de travailler gratis dans votre métier ? )

Soyez sympas et honnêtes dans vos réponses.

Merci

Posté en tant qu’invité par BC:

Tu travailles pour la presse de montagne ? Je ne comprends pas ces demandes gratuites, o`u plutot le but de ces demandes.
La presse de montagne n’est pas d’un tres bon niveau, articles aproximatifs, repris d’ailleurs d’une annee sur l’autre, bref rien de bien terrible.
Pour moi c’est non, je n’acheterai pas d’articles sur le web. Par ailleurs travaillant toute la journee sur des ordinateurs, je prefere lire un journal ou un magazine interessant que de me connecter pour acheter un format pdf d’un topo ou…

Posté en tant qu’invité par gaston:

Personnellement, je refuse de payer 5 € (comme 0,5€ ou 0,05 €) pour achetter des articles ou autre.
Le net permet de diffuser de l’info gratuitement et largement : c’est une formidable liberté, ne nous la laissons pas confisquer par les marchands !

Tu écris : « La gratuité totale est une utopie quant on souhaite un très bon contenu »

Ton affirmation est totalement gratuite, ça c’est sur ! Les topos guides de C2C te prouvent le contraire.

La « presse de montagne » ne m’apportait pas grand chose, je ne la lisais que sporadiquement : elle peut disparaitre !

Posté en tant qu’invité par Phil:

comme les 2 potes du dessus!..n’importe quoi ,jean Christophe. 5€ l’article???t’es bien là ??.
C’est talon libre qui veut faire ça???

Posté en tant qu’invité par jerome:

bonjour,
si je comprends bien l’idée que tu sous entends c’est de dire que plutot que faire payer un abonnement pour une durée donnée et pour pleins d’articles qui potentiellement n’interressent pas tous les lecteurs, on pourrait proposer aux lecteurs de choisir les artciles qu’ils veulent lire et de payer en fonction.

c’est assez innovant mais comment donner au lecteur l’envie de lire tel ou tel article?

Perosnnellement, je suis abonné à MM et pas toujours satisfait à 100% des numéros mais je ne vois pas ce qui me ferai acheter un article sur le web juste sur son titre ou un résumé.

A propos de la remarque de BC sur la parfois médiocre qualité des articles, le copié collé des sujets d’une année sur l’autre et on peut rajouter de la supposée dependance des magasines vis à vis des annonceurs : on est peut etre exigeant vis à vis de la presse spécialisée mais c’est vrai que les articles ne sont pas tous exceptionnels et que globalement, il faudrait une action de forte communication et un peu d’originialité pour changer l’idée que sur le web tout est gratuit.

par ailleurs, ta question serait elle liée auxx informations reprise par le Monde ?
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3236,36-715491@51-711803,0.html

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par P’tit’ étoile:

Je pense que Jean-Christophe voulait dire 0,5 euros l’article (à 5 euros, personne n’achètera!!), mais je suis tout à fait d’accord avec Gaston, le fond du problème n’est pas le prix mais le principe du libre échange des informations sur le net (avec y compris les inconvénients, c’est à dire le problème de la fiabilité de ces informations).

Quant à la qualité des articles, le prix, hélas n’a jamais été le garant de cette qualité!! Et pour moi, la vraie qualité, c’est un journal ou une revue: la lecture sur un écran d’ordinateur n’est pas, à mon sens, une lecture de qualité.

Et quant à l’argument qui consiste à dire qu’ainsi, on ne paye que pour l’article qui nous intéresse, c’est un argument qui conduit droit à l’abandon de l’ouverture d’esprit et de la possibilité de découvrir. Adieu le net comme instrument d’échange et de découverte!!

Remarquez, si tout devient payant à la carte sur le net, les gens vont peut-être revenir à la presse écrite!!

Bref, je suis résolument contre (et en plus, le papier et l’encre pour imprimer les topos sera de notre poche, car je n’emmène pas mon ordinateur portable, j’en ai pas d’ailleurs, en montagne ).

A+

Posté en tant qu’invité par Nicolas:

Jean-Christophe a écrit:

La gratuité totale est une utopie quant on souhaite un très bon
contenu.

Au-delà de C2C, y’a d’autres contre-exemples! Le plus frappant est Wikipedia, mais c’est loin d’être le seul, et on ne parle pas du logiciel libre…

Je suis aussi d’avis que quand on achète un magazine on paye plus souvent le papier glacé que le contenu!
Si on veut du contenu, on achète un livre qui n’est pas tenu de se pseudo-renouveler tous les mois ou tous les deux mois, c’est pas la même chose…

Posté en tant qu’invité par Jean-Christophe:

Le prix serait bien entendu autour de 50 centimes d’euros.

Je pense à celà car j’ai collaboré entre autres à AlpiRando, écrit des topoguides et animé une petite maison d’édition.

L’échange gratuit comme sur C2C est excellent, et tant mieux pour ceux à qui celà suffit.

La presse et l’édition sont confrontés à de réels soucis économiques (coûts de réalisation et de distribution trop importants pour trop peu de lecteurs).

Les articles se répétent, le contenu n’est pas toujours à la hauteur du prix demandé aux lecteurs et l’importance économique des annonceurs n’est pas une garantie d’indépendance des rédacteurs. Le chantage à la page de pub existe hélas !

Si Glénat se sépare de ces titres, si Hommell l’avait fais précedemment ce n’est pas par hasard.

Le but de ce post est d’envisager d’autres alternatives.

Pour réaliser un bon vrai sujet, il faut :

  • un rédacteur compétent et indépendant
  • se rendre sur le terrain (et ne pas travailler sur la carte ou d’après d’autres topos)
  • faire de belles images
  • rédiger le sujet

Cela prend beaucoup de temps…

Pour info, rien n’est vraiment gratuit sur le web!

Beaucoup de données sont retraitées et fournis aux acteurs économiques qui savent les exploiter (marketing, etc…)

Posté en tant qu’invité par fred-bene:

Je ne suis pas prêt à acheter un contenu informatique sans autre support que celui que JE fournirai à ce support ( papier + encre + CD pour le garder plus longtemps ). Autant acheter du vent. Il existe des magazines fiables ( et je vais encore faire la pub pour repyr, magazine pyrénéen dont je n’ai pour l’instant jamais eu à ma plaindre : topo juste, cotation OK, articles OK, … ).
Et passer sa vie à regerder un écran ( taf + web chez soit ) ne ravira personne je pense.

Et puis je n’ai pas toujours mon pc au wc ( argument qui t§ue ! ) …

Posté en tant qu’invité par zoom:

J’ai un peu du mal a croire au modele payant sur le web, je ne sais pas s’il y en a qui ont reussi a fonctionner ? Apres tout, on trouve tellement de gratuit, meme s’il faut faire un tri tellement la qualité peut etre variable (y compris sur les topos de C2C !:-)))…

Pour revenir aux magazines, je suis bien d’accord pour observer que souvent les mêmes sujets reviennent. Mais il faut etre conscient de deux choses:

  • ce sont souvent ces sujets « marroniers » qui ont le plus de succès aupres des lecteurs « de base »: mettez du Chamonix ou des Ecrins au menu, et les chiffres de vente progressent ! Mettez de l’Auvergne ou de l’Ariège (régions que j’aime bien !), et une bonne partie du lectorat ne sera pas intéressé: « connait pas, jsais pas ou c’est, c’est pas la que je vais en vacances … »

  • les rédactions sont tributaires des collaborateurs exterieurs (dont je fais partie :-)) et construisent en bonne partie leurs sommaires avec ce que ceux-ci leur amènent.
    Et comme il faut a la fois de bonnes images, nombreuses et variées, et un texte qui se tienne, çà ne se bouscule pas tant que çà au portillon. Vu les tarifs tres faibles qui sont proposés aux journalistes, il est difficile d’amortir des reportages lointains et couteux, sauf a avoir un autre metier a cote et a se desinteresser de la remuneration de l’article. Mais alors c’est souvent la qualité qui peche, le serpent qui se mord la queue en quelque sorte…
    Manque de lecteurs= manque de moyens= difficulté a sortir des sujets originaux ?
    On en arrivera peut etre a des mag faits exclusivement par des amateurs, non remunérés. Cà existe déjà d’ailleurs, Carnets d’expé je crois fonctionne comme çà. Cà peut être parfois très bon, souvent médiocre: sans un minimum de pros, il est difficile d’assurer une qualité régulière …

Je fais souvent des efforts pour ramener des sujets inedits (et pas trop onereux a realiser :-))) mais certains me restent sur les bras, au profit d’articles bateaux (que je fais aussi parfois, s’il y a de la demande … le mont blanc çà se vend toujours facilement !)…
Pour les livres c’est pareil, un bouquin sur un massif connu avec des classiques (Ecrins, Vanoise, Mont Blanc) se vend beaucoup mieux qu’un autre sur une region peu connue, peu couverte par des topos (Pyrénées) !
La curiosite n’est pas vraiment la qualité premiere du montagnard de base, qui a surtout envie de faire des courses « connues » plutôt que de découvrir des coins paumés (sauf une minorité de passionnés qui se retrouve sur C2C entre autres) !

Peut-etre que cette concentration de titres chez un même éditeur permettra de redefinir des choix editoriaux plus clairs, d’eviter les redites et la concurrence sur les memes sujets entre les magazines… On verra çà dans un an !

Posté en tant qu’invité par laurent:

J’ai été abonné de nombreuses années à Alpi Rando. Les mêmes sujets revenaient relativement souvent et à la fin, la revue devenait un peu trop élitiste à mon goût…
Il faut penser aux gens qui ne franchissent que du 4 ou du 5 en montagne, parcequ’ils n’ont pas le temps de s’entrainer (obligations familiales, pro ou autres…). Les courses faciles sont rarement proposées, par rapport aux courses plus corsées. Idem, pour le ski de rando.
Quant à payer sur le web, c’est NON. Il y a suffisamment de topos accessibles dans les bibliothèques ou à acquerir dans les librairies. Et puis l’ordinateur, j’y passe déjà suffisamment de temps pour mon boulot.