Au fou!

Posté en tant qu’invité par Tintin:

Risque 4 sur le Vercors ?

J’étais samedi matin sur le Vercors. J’ai commencé à tracer sur le Clôt d’Aspres, à Villard de Lans, en pertant de la cote 2000.
La traversée de la première pente après la piste, vers 1740 était déja bien craignos (j’ai nettement entendu le tassement de la couche). J’ai continué prudemment, en adaptant l’itinéraire habituel. En descendant au fond de la grosse doline après la bergerie, on a entendu très nettement une détonation (toujours l’affaissement de la « couche fragile »), suivi de plusieurs de plus en plus haut dans la pente (350m de dénivellé jusqu’à la crête). Je n’avais jamais entendu la neige craquer si fort. Le demi tour a été rapide, et en serrant les fesses encore !
Tout le secteur avait été très travaillé par le vent, et la neige n’était pas restée poudreuse à beaucoup d’endroit.

Pour ce vallon, je suis plus que certain que le risque 4 était justifié !

Posté en tant qu’invité par sophie:

Je suis à 200 % d’accord avec ce que tu dis. Je préfère sortir en restant bien sur mes gardes en risque 4, me dire que je vais sortir tranquillou à Andey, Bossetan, au Môle (74), que de partir en risque 3 où on va dans des courses un peu plus risquées.
Quant au BRA, il est effectivement bien plus utile que ce sacro-saint chiffre sur l’échelle d’estimation du risque d’avalanche. Il faut savoir aussi analyser les situations nivo météo de son massif. Et plus on sort, mieux on connaît l’état de la neige et la vitesse de transformation sur tel ou tel itinéraire.
Samedi, j’étais à la CLusaz, sur les pistes comme beaucoup de randonneurs prudents. J’ai vu certaines traces dans les contre pentes des combes équipées. J’ai pensé que le type allait au carton. Ca a fait. Comme pour beaucoup. Tant mieux. C’est pas parce que un gigolo est passé que pour les suivants ça passera aussi. Rappelez vous tous de ce guide Christophe Vaird mort l’an dernier au Mont Joly près de Megève. Là où il est allé, ça avait été trafollé toute la journée. Il a même téléphoné à ses autres copains guides pour lui demandé comment c’était et ils lui ont répondé que ça avait été tout tracé et qu’il n’y avait plus rien d’intéressant à faire dnas ce secteur. Comme c’était une jolie descente il a voulu quand même y emmener ses clients. La plaque est partie. Ce jour là, ca a pas fait.
Je suis souvent sortie toute seule lors de mes permières saisons de ski et je ne pensais jamais au risque d’avalanche. On se dit « ça tiendra bien ». Ou « ça craint rien ». Et puis un jour on a un copain qui y reste.
Effectivement, parfois on croit que ça craint pas grand chose. Parfois une pente est restée « à l’abri ».
Sortez, faites vous plaisir, l’important étant de ne pas envoyer les autres, amateurs, les assidus des comptes rendus de skirando, ou vos propres compagnons, au casse pipe !

Posté en tant qu’invité par pierre alain:

personne ne peut jamais etre sur d’etre à l’abri et je suis étonné de certaines réponses à ton message. Pour ceux qui s’en souviennent, le premier etage de l’ancien refuge du lac blanc dans les aig rouges a été rasé un jour par une avalanche partie du belvédère. pour ceux qui connaissent le coin, il faut le voir pour le croire !!!

donc méfiance, et c’est pas parce que les autres y vont qu’il faut faire pareil. la poudreuse peut attendre quelques jours.

ce site doit etre interprété avec discernement, et c’est vrai que pour les novices cela n’est pas évident.
pierre-alain (chambery)

Posté en tant qu’invité par Spat’Man:

Il a ptet neigé pendant la nuit…!
ou alors erreur de date…

Posté en tant qu’invité par Jacques:

Je suis assez d’accord avec toi. Je trouve que l’on croise beaucoup de personnes qui semblent (j’espere que ce n’est qu’une impression) pas se preoccuper du tout de la securite. Peut-etre est-ce du au fait qu’avec la neige, la montagne devient (semble) moins dangereuse puisque celle-ci amorti les chutte, et rends les pentes raides moins impressionnantes lorsqu’elle est molle.

En alpinisme/escalade/cascade, au contraire tu cottois bcp + les rochers, la glace qui te rappellent que tu en dois pas faire d’erreur.

Le probleme est que la neige introduit un nouveau danger : l’avalanche. Danger sournoi car il ne saute pas aux yeux et, de plus, n’arrive pas lorsqu’il y a une erreur technique proprement dite, mais du fait de phenomenes physiques qui le plus souvent nous depassent.

Lorsque je vois se genre de personne, je me dis souvent que je n’y connais rien et qu’ils doivent savoir ce qu’ils font… mais lorsque tu demandes aux guide ce qu’ils pensent des conditions sur un jour particulier, tu te rends compte que certains sont fou. En fait, ils se reposent (sans le savoir) sur le fait que l’avalanche est rare… et ont tendance a fonctionner selon le principe de la main sur le feu : j’experimente, oh, ca brule, alors je l’enleve. Malheuresement ce comportement essai/erreur ne marche pas, car le jour ou ca brule car sera peut-etre trop tard.

Posté en tant qu’invité par Jacques:

J’ajouterai (sans faire de fautes j’espere), que le probleme avec les avalanches et qu’on ne peut pas toujours juger sur place. En effet, qui dit juger sur place dit aller sur place et s’exposer (aux contres-pentes par exemple). Les avalanches, meme declanchees par un skieur, ne partent pas toujours sous ses propres pieds, d’une neige connue car sondee. Il arrive qu’elles viennent « d’ailleurs ».

Posté en tant qu’invité par julien:

ouais enfin bon, faut dire qu’au Belvedere l’avalanche avait ete declenchee par un tremblement de terre dont l’epicentre se situait pas bien loin…ceci permet d’expliquer cela parfois!

Posté en tant qu’invité par florent:

Je vais me risquer à une petite synthèse:
-vu les doutes des nivologues expérimentés, ils ne faut pas du tout faire confiance à la petite analyse de chacun (ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas en faire), la neige et ses évolutions sont encore mal connues et nombreux sont les cas « surprises »!!

-la montagne n’a rien à foutre des week-ends et autres congés, on ne va pas en montagne parce que on était au boulot hier et qu’on y sera demain.

-Chacun est libre, pour les casse-cou et les suicidaires faites seulement gaffe que vos conneries n’engagent que vous et de ne pas envoyer des plaques sur les autres…et dites vous bien que vous n’aurez pas droit à un joker à chaque sortie.

-Enfin en ce qui concerne la trilogie (Arva, pelle et sonde), je l’emmène pour ne pas m’en servir!! c’est loin d’être une assurance vie

Bonne fin de saison à tous…

Posté en tant qu’invité par Hilaire:

Pour ma part je traîne sur ski-rando.com
J’ai eu la grande surprise, alors que j’écrivais le compte rendu de ma journée de samedi à la Peyrouse (petit sommet de Matheysine approchant les 1500m d’altitude, cotée F), de lire la course de quelques hurluberlus au Pelvoux ! Si ! soit-disant le même jour! et en surf.
On rigole tous les jours sur internet .