Posté en tant qu’invité par Francois:
Ouias, le Piaget, c’est tout plat. La preuve, ça se descend à ski par des Bubus…
Posté en tant qu’invité par Francois:
Ouias, le Piaget, c’est tout plat. La preuve, ça se descend à ski par des Bubus…
Posté en tant qu’invité par Julien:
Merci pour ces precisions.
Posté en tant qu’invité par Baltardive:
« Et qu’est-ce que tu fais en traversée d’un couloir pas très
pentu (35°)
en neige dure (qui ne permet pas de
planter la pique)avec une bonne
trace ? »
J’ai toujours vu une ambiguité dans les termes pointe et pique. D’après CL c’est ce qui est en bas du manche. Nous sommes dans le cas où on ne peut pas planter le manche du piolet, même à coups de marteau. Et j’ai vu souvent des neiges dures où la glace était trop loin pour brocher (au printemps principalement).
Bien, dans ces neiges on peut planter la pointe (parce que si on ne peut pas planter la pointe, je rentre chez moi, consulter mon ophtalmo : la glace c’est pas du granit) et assurer dessus (avec ou sans l’oeil du piolet) mais j’ai toujours trouvé cette technique aléatoire et stressante.
Au fait comment franchis-tu une rimaye verticale dans ces conditions, sans pieux à neige ?
Posté en tant qu’invité par nicolas:
Intéressante technique que celle décrite par bubu
" Un des 2 premiers (A) est au relai, fixe, et assure le second qui monte au bout des 70m de corde.
Pendant ce temps, l’autre premier (B) monte au dessus du relai en emportant le bout de la corde que l’assureur est en train d’avaler (il ne peut donc pas monter plus vite que le second)."
Mais pourquoi faut-il que B grimpe en solo si il emmene la corde au dessus du relais
On pourrait imaginer que l’assureur du milieu soit capable d’enrayer la chute du premier.
D’autre part quand le deuxieme assureur a demonte le relais, il peut remonter devant le permanent dernier de cordée en s’assurant avec un autobloquant sur la corde.
En fait dés que l’assureur du haut a établi un relais en haut, l’assureur du milieu peut défaire son relais et repartir
cela me fait penser aux techniques utilisé dans les ascensions flash des « big walls »,
le premeir installe un relais et remonte tout el mou, il fix le mou ou relais, pendant que le deuxieme remonte la corde, le premier est reparti en s’auto-assurant sur la quantite de mou, quand le deuxieme est arrive au relais, il reprend le premier en assurage normal.
Posté en tant qu’invité par Bubu:
Mais pourquoi faut-il que B grimpe en solo si il emmene la corde au dessus du relais ?
Ben parce que quand B est en tete au bout des 70m corde, s’il tombe c’est une chute de 140m, alors ce n’est pas du solo, mais c’en est pas loin. Et pour etre a l’aise dans cette situation, il vaut mieux etre capable de pouvoir monter en solo. Et si tu sais monter en solo, tu ne te genes pas et tu gagnes du temps et des manips en rejoignant A en solo, puis en emmenant la corde dans le meme esprit (rien ne t’empeche de bien t’encorder, d’ailleurs c’est sur le point d’encordement du bodart que le tirage de la corde sera le moins genant, tu auras ete encorde au moins sur la moitie du couloir).
Et pour plus de securite en cas de chute, si le couloir et la neige le permet, ne pas monter tout droit mais montee en traversant le couloir, pour eviter d’arriver a 100km/h sur ton pote si tu te plantes. Regle generale pour toute pente raide frequentee.
Tout ce que je dis ne sont que des idees, je n’ai jamais fait tout ca, faut pas l’appliquer sans le remettre en cause !
Posté en tant qu’invité par Michel:
Bonsoir,
nous avons utilisé exactement la technique décrite par Bubu.
Le gain essentiel est en effet dans la régularité de la progression pour l’unique « second » et dans la qualité de son assurage.
Les « améliorations » proposéess ne sont à mon avis pas jouables, car :
Cette technique est TRES différente de celle utilisée en falaise à 3, où le grimpeur du milieu au relais assure le PREMIER et où le troisième remonte sur corde fixe ou en s’autoassurant. Cette dernière technique nécessite des relais BETON sinon c’est de la roulette russe à trois.
Dernière remarque : ne dénigrez pas trop le Piaget (piste de ski), ce couloir a fait 5 morts en 1976 , une semaine apres notre passage. Pas de regel, une cordée chute et en entraine une autre.
D’où la consigne de prudence en neige, ATTENTION à ce qui se passe au dessus de vous : à la pmontée comme à la descente.
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nous étions 3 et avons progressé à deux « premiers » en « solo » ;
Moi je ne comprends pas bien la technique.
Est ce que les deux premiers s’assurent mutuellement?
Et si les deux glissent en meme temps?
Je ne sais pas si c’est ce qu’ils ont fait, mais voici ce qu’il est possible
de faire:
Un des 2 premiers (A) est au relai, fixe, et assure le second qui monte au
bout des 70m de corde.
Pendant ce temps, l’autre premier (B) monte au dessus du relai en emportant
le bout de la corde que l’assureur est en train d’avaler (il ne peut donc
pas monter plus vite que le second).
Lorsque le second arrive au relais, le premier (B) est en bout de corde et
installe un nouveau relai. Il peut aussi anticiper en s’arretant avant que
le second soit au relai precedent, pour eviter que le second n’attende
durant l’installation du relai.
Lorsque le nouveau relai est installe, le premier (B) assure le second qui
repart.
Pendant ce temps, le premier (A) demonte l’ancien relai et monte rapidement
en solo au nouveau relai. Il recupere le bout de corde que le premier (B) a
commence a avalee, et continue a monter au dessus, pour installer un nouveau
relai, and go on…
Avec cette methode, quand c’est bien rode, le second ne s’arrete jamais plus
de 30 secondes, et peut prendre un rythme regulier d’endurance (au lieu des
coups de bourres gourmands en glycogene d’une progression en reversible), et
facilement faire du 500m/h, ce qui nous fait l’Agneau Blanc a moins de 2h de
la rimaye, c’est vrai qu’il exagere de trouver la montee en 3h un peu rapide

(de toute facon le Piaget, on dira ce qu’on voudra… 
Posté en tant qu’invité par Michel:
Encore 3 petites expériences en neige dans des itinéraires tres classiques, il y a de ça déjà pas mal de temps.
Quatrième dent à la traversée de la Meije :
Traversée du col de la Brenva a l’épaule du Maudit
Descente du Whymper :
Pas d’autres commentaires pour l’instant.
Michel,
Posté en tant qu’invité par Francois:
Descente de l’arête S de la pte Louise. Elle se fait dans de raides pentes de neige (35/40). Cette année là, en fin de saison, la pente supérieure était en glace.
Mon compagnon, bon enrocher mais peu sûr en glace, était fort mal à l’aise. J’ai déplié les 80m du rappel + un petit rab de cordelette que j’avais au fond du sac, pour le descendre depuis un bon relais jusqu’à un rognon rocheux dans la pente. Nous n’étions sans doute pas les premiers à faire ce genre de manip vu que le rognon en question était orné d’un magnifique piton agrémenté d’un anneau de cordelette…
Posté en tant qu’invité par Baltardive:
Descente du Whymper :
- vite, vite… avant que ça chauffe trop là haut, face à la
pente, Ouh …, j’avais pas vu ça si raide à la montée et
pourtant la neige est excellente. Eh bien, vous me croirez
pas , mais on est resté à corde tendue à 10m comme sur
l’arete du haut où on joue les funambules entre Whymper et
Couturier.
Armand Charlet a descendu le Whymper en 30 minutes, avec un client ! En bas, il a dit à son client : « il me semble que vous commencez à savoir cramponner »…
Lambert et Loulou Boulaz, Lachenal et Lenoir(je crois) l’ont descendu sur le ventre, peut-être aussi vite.
Posté en tant qu’invité par Francois:
Il me semblait qu’il l’avait descendu en 55 mn? Précisons aussi que ce même Armand Charlet, dans d’autres conditions évidemment, l’a aussi decendu en…7h!
Posté en tant qu’invité par Jean-François C.:
Pour moi, c’est clair : soit il y a des points d’assurage et on s’assure, soit on passe décordés !
Posté en tant qu’invité par Grimpeur:
Tout a fait !
Il vaut mieux 1 mort que 3 morts 
Posté en tant qu’invité par tollenaere@gilco.inpg.fr:
Tout a fait !
Il vaut mieux 1 mort que 3 morts
Ca dépend où. Je suis pas convaincu que 3 irakiens, 3 africains séropositifs, 3 ivoiriens du nord ou 3 tchetchenes valent plus qu’un seul bon americain ou un russe.
Par les temps qui courent, je me pose de sérieuses questions à ce sujet.
Posté en tant qu’invité par nicolas:
certains auteurs adpetes de la grimpe rapide (Mark Twaigh)
suggerent : pas de relais fixe, mais le premier place des protections régulierement, le second suit a corde presque tendue.
Si on craint qu’une chute du second ne fasse chuter le premier, on peut installer un bloqueur comme indiqué la
http://www.climbing.com/Pages/Techtip_pages/208/techtip208_trad.html
je ne fais que 3 fois une progression en corde tendue, je reste dubitatif…
qu’en pensez-vous ?
Posté en tant qu’invité par Tintin:
Ca peut être intéressant pour protéger le premier d’une chute du second, mais en cas de chute du premier, il y a risque de rupture de la corde. Il y a des tests qui ont été réalisés (je ne sais plus où, chez petzouille ?). Au minimum, la gaine est détruite par les picots des bloqueurs.
Posté en tant qu’invité par Michel:
Bonsoir,
pour l’assurage, la sécurité et la rapidité, l’escalade à corde tendue est un incontournable utilisé depuis des lustres. L’idée est que le premier progresse tant qu’il a du matériel d’assurage !! Il peut ainsi grimper entre 50 et 150m selon le matos emporté et la difficulté, qui conditionne souvent l’espacement des points en place. Tant que 2 ou 3 points sûrs séparent le premier du second, l’escalade s’avere rapide et en cas de chute de l’un ou l’autre, la cordée peut espérer ne pas faire le grand saut. Pour rendre la technique plus sure (vis a vis d’une chute du second), il convient que la corde reste assez tendue.
Cette technique est la seule que je connaisse quand au bout de 30m par exemple , on ne trouve pas de bon emplacement de relais : il est alors bcp plus sécurisant de continuer sur 10, 15, 25 voire 45 metres à corde tendue pour atteindre un relais béton, plutot que de faire relais sur le genou et un extraplat.
De plus, la corde étant tendue, les risques d’emmener des pierres sont limités.
Si on ne parvient pas à placer deux points de qualité (cas assez fréquent) il vaut mieux faire un relais avec deux points distants même de 8 à 10 m et se passer le matériel avec un « téléphérique sur la corde ».
Comme dit Livanos, « je suis le meilleur grimpeur, car le plus vieux ».
Michel,
Posté en tant qu’invité par nicolas:
Très bonne la remarque de
"Si on ne parvient pas à placer deux points de qualité (cas assez fréquent) il vaut mieux faire un relais avec deux points distants même de 8 à 10 m et se passer le matériel avec un « téléphérique sur la corde ».
Il y a un facteur psychologique certain à se retouver ensemble, mais la sécurité c’esr peut être de suivre cette méthode…
BRRR, j’espère ne jamais avoir à m’en servir, mais c’est une option supplémentaire.
Posté en tant qu’invité par Michel:
Bonsoir,
en effet, la sécurité en montagne ne repose pas toujours sur la proximité de son (ou ses) compagnons. J’ai cité l’exemple des relais en rocher ne présentant pas de bons points d’assurage, mais sur glacier crevassé, la prudence commande de rester à corde tendue, de même sur des plaques à vent fragiles (toujours tres difficiles à détecter) de ne pas rester tous ensemble en surchargeant le fragile édifice, voire lors de traversée de zone exposée aux pierres ou avalancheuses, mieux vaut y aller chacun à son tour.
En mer, c’est idem, la côte représente le danger principal !!! de même qu’en vol (libre ou pas), c’est bien le sol qui est dangereux.
Tout ceci est juste une question d’analyse lucide de la situation.
Ceci dit, si tu dis … « BRRR, j’espère ne jamais avoir à m’en servir », … EVITE alors soigneusement toutes les voies qui ne sont pas équipées béton avec des goujons de 12 et des chaines de rappel au relais.
Bonnes courses, quand même,
Michel,
Posté en tant qu’invité par cédric:
Salut,
J’ai eu une petite expérience intéressante car étonnante pour un grimpeur habitué aux spits :
j’étais à l’aiguille orientale du soreiller dans une voie en 4/4+ dans laquelle j’aurais pas du avoir trop de problème si ce n’était un petit rétablissement qui m’a donné du fil a retordre.
Ne pouvant pas poser de point, j’ai mousquetonné un piton tout rouillé et tordu, qui me paraissait archi pourri.
En désescaladant je me suis vautré de 6/7 mètres et le piton a tenu sans ciller! J’en croyais pas mes yeux, et ce d’autant plus que le piton était en traversée par rapport au raidillon.
Alors merci les vieux pitons!
Posté en tant qu’invité par sam:
Si j’ai bien compris la traversée est courte. sur neige dure je conseille le pieux à neige comme relais le temps d’assurer la traversée du premier et puis rebelotte quand le premier est passé sinon un corp mort avec le piolet.
ca prend un peu de temps mais ça limite le risque.
se détacher ne me semble pas une bonne solution, dans aucun cas sauf avec sa belle mère mais alors on trouve une pente de 300 m à 45/50.