Posté en tant qu’invité par Claude M.:
Salut, Nono. Le Goléon, j’y suis allé trois fois par la V.N. et donc le glacier Lombard. Il est réconfortant de voir les jeunes s’attaquer à une bavante…! Et en été en plus, quand les pavetons ne sont plus amortis par la neige ! Je ne connais cette face sud que de loin, mais elle ressemble furieusement à la face sud de la Pointe de Ronce : des nervures rocheuses séparées par des couloirs croûlants.
Je te donne deux avis, extraits de bouquins anciens, mais il y a peu de chances pour que les conditions aient changé.
1°) Extrait de « Randonnées et ascensions » (Maurienne), publié par le CAF de Savoie en 1975, pages 230-231 « …Itinéraire de descente : par le versant sud, fastidieux et pénible, ce versant ne présente pas de difficulté; le meilleur itinéraire consiste à descendre les rochers peu difficiles de l’arête sud, puis à obliquer le long des croupes de l’arête sud-est et, au moment propice à plonger vers les alpages le long de la combe du Torrent de Gap… »
Il te suffit de reconstituer à l’envers…
2°) Extrait de « Les Alpes de Savoie - volume 3 », publié en 1922 (on ne rit pas…!) par Emile Gaillard : « …par la face sud - de la Grave suivre l’itinéraire du col du Goléon jusqu’à Pramelier. Prendre à g. le sentier remontant aux châlets de la Saulce puis de Puy Garnier. Remonter un vallon vers le N jusqu’à son origine, puis gravir directement les rochers de la face S… » Il n’en dit pas plus.
Les « châlets » en question sont peut-être en ruine et les sentiers inexistants.
Personnellement j’irais plutôt par l’arête SE, histoire d’éviter au max. les caillasses…
CASQUE OBLIGATOIRE. J’opterais pour un encordement court, voire très court, quant aux sangles je me demande où tu vas les mettre…mais dans ce cas autant en avoir en suffisance et plutôt longues, en outre un départ précoce TRES précoce s’impose (camper très haut dans les alpages). Voilà un avis pas trop encourageant, mais c’est ainsi que je verrais les choses si l’envie me prenait d’y retourner par là (un couloir du versant N me botterait plus…).
Ceci dit, c’est un point de vue formidable sur les Aiguilles d’Arves, la Meije et un tas d’autres choses, et il y a de la place pour roupiller au sommet, même si on est douze.
Tu me diras comment c’était. Bonne course.