Accidentologie des sports de montagne

Évidemment c’est le discours des fabricants, sûrs d’eux car passé en laboratoire. Ce qui n’est qu’une infime partie des cas à l’utilisation réelle. Il est évidemment impossible de tout reconstituer artificiellement mais une fois que les 3 tests sont faits (dans les configurations les plus idéales, grand axe, petit axe, doigt ouvert) c’est considéré comme fiable. Voir le cas des 10 HMS déconseillés d’emploi en Espagne car perdant 60% de résistance dès que ca ne tire pas dans le grand axe, ce qui pour un HMS (enfin les anciens car depuis tous les fabricants ont discrètement modifiées les formes) est très souvent le cas ou encore les mousquetons de via ferrata testés en porte-à-faux alors que les « normaux » ne le sont pas (cf divers cassage de mousquetons en escalade).

Pour les baudriers de canyon, effectivement usage pro intensif (enfin intensif pendant 2 ou 3 mois… donc pas 365 sur 365) et séchage au soleil mais n’ayant que 3 à 4 ans d’ancienneté… Ca c’est plus problématique. Et trois coup sur coup, dans 3 sites différents, ça doit poser question sur la réelle solidité du mono-point d’encordement donc potentiellement + résistant qu’un pontet. Et ils ont cassé net sous 60/80 kg, sans choc.

Les baudards de canyon ont ilnune norme specifique ?
Ou se raccrochent ils à une norme de baudard spel’ ou escalade ?

Source ?

A 5 jours par semaine sur 3 mois, ca fait 60 jours, et sur 3 ans 180 jours.
Moi, ca ne me surprend pas qu’un baudrier qui a fait 180 jours de canyon, activité particulièrement destructrice, soit HS.
J’estime que la plupart de mes matériels non métalliques (baudriers, cordes, skis…) sont quasi HS après 100 jours d’utilisation ! Les sangles commencent à être rongées, les cordes sont trop raides, etc…
Le baudrier incriminé avait il été contrôlé ds l’année par son propriétaire ?

100jours, ça va vite je trouve… en grimpant en salle régulièrement ça peut arriver très vite.
C’est peut-être plus le séchage au soleil qui pose problème…

Je ne connais pas la commission de normalisation concernée mais ce serait étonnant qu’elle ne soit constituée que de fabricants ! Qd bien même ce serait le cas, c’est tout à fait normal, logique, sain … de faire évoluer une norme pour prendre en compte les REX.

Mais c’est plus facile d’exister en faisant croire à des complots que de développer et de produire du matériel irréprochable.

On n’a pas attendu un magazine pour le savoir. Il suffit de connaitre les statistiques élémentaires (niveau bac +1), d’avoir développé/produit, géré la qualité dans une usine … Ca n’existe pas un matériel fiable à 100,0000000000000% à fortiori avec des contrôles destructifs.

Il y a des bugs même dans l’aéronautique avec des plantages entrainant des centaines de morts alors que les moyens et les enjeux sont colossaux. Dans nos pratiques de loisir à 3 balles, faut savoir raison garder. Surtout que si le prix de vente du matériel doublait pour améliorer encore la fiabilité, le client râlerait. Combien font durer excessivement une longue, un baudrier, une corde … La très grande majorité des pépins sont directement liée à l’humain, pas un manque de fiabilité du matériel.

Moins polémique, la thèse de Maud Vanpouille. Travail en partie réalisé avec la base Serac et soutenu par le fabriquant du baudrier qui avait lâché en via à Grenoble.

Maud n’a rien à vendre.

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heu, heureusement que c’est pas le cas. Perso je change mon baudard en cas de doute, ou tous les 5 ans. Y’a pas mal de baudriers qui ont maintenant un pontet fait en dyneema gainée plutôt qu’une grosse boucle en polyamide. Je ne sais pas si la durabilité est meilleure ou pas.

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Un baudrier canyon s’use plus vite qu’un baudrier d’escalade, à cause de l’eau et des frottements.
5 ans, à 20 sorties par an, ca fait bien 100 sorties !
Après, je regarde l’état, bien-sûr, mais je constate qu’en 100 sorties, une paire de ski, un baudrier spéléo ou canyon, ou une corde, sont bien usées…

Je m’interroge beaucoup sur les propriétés des produits composites très récents, typiquement dyneema avec gaine en nylon, et leurs comportements avec les nœuds (glissement et échauffement lorsque la gaine s’arrache ?). Déjà sur des sangles pure dyneema je ne trouve pas qu’il y ait tant de tests que ça : quid du bunny, du fusion, etc. qui seraient tellement pratiques aux relais (le nœud est réalisé aux deux premiers et ne demandent qu’un réajustement sur les suivants), quid du nœud de chaise sur ganse, montré par l’ENSA, alors même que les spéléologues l’ont banni (le drame si le mousqueton ne passe que par une seule des deux boucles…). Ou encore, est-ce acceptable de se longer en dyneema avec un cabestan pour contrer son manque de dynamisme (en redondance avec une vache molle sur corde évidemment), par exemple ? Quid du flou sur les longes (certaines sont en facteur 1, minimum exigé je crois savoir, d’autres en 2), pourquoi persister à utiliser ces trucs alors que la corde et un simple cabestan sont infiniment plus safe et pratiques à la montée et qu’au rappel une manip’ rigoureuse exige de se mettre en tension lors des bascules corde↔relai ?

HowNot a été mentionné, mais il n’y a aucune rigueur ni méthodologie. On peut éventuellement rejeter des solutions sur cette base, mais il n’est pas assez fiable pour garantir la robustesse d’une solution.

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L’utilisation entre le relais « ENSA » et une tête de puits en spéléo n’ont rien à voir.
De plus à ma connaissance le chaise double n’est pas banni en spéléo, il est juste accompagné de mise en garde et l’EFS recommande de systématiquement se longer dans les 2 boucles, quelque soit le noeud.

Une longe ou un cab sur corde sont juste 2 façons différentes de se relier au relais. Chaque méthode avec ses pour et ses contre. Je n’arrive pas à imaginer ce qui rend le cab « infiniment » plus safe ou pratique.

Je ne comprend pas le rapport avec la longe.

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Le cab se fait d’une seule main, le cab est facilement réglable, le cab ne nécessite pas de matos supplémentaire qui vient brinqueballer sur un cuissard déjà suffisamment encombré.
Pourquoi plus safe ? Parce que plus simple. La complication est toujours source d’erreurs.
Mais, selon l’expression consacrée, chacun fait comme il l’entend.

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la longe aussi.

la longe règlable aussi. Et infiniment plus rapidement et pratiquement. Et d’une seule main.

pas mieux :wink:

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C’est plus rapide de se cliper, aussi.
Mais effectivement ça reste du confort.

Le cabestan avec la corde, c’est un truc en moins accroché au devant du baudrier. et donc un baudrier plus propre. C’est également un longe en moins à transporter. Hormis en artif, j’ai horreur du bazard découlant d’une longe : attaché devant, attaché derrière avec la longe qui passe sur/dessous la moitié de ton matos. C’est juste infernal en TA, encore pire avec un sac, et abo avec des anneaux de buste.
Ce n’est pas le cabestan qui est pratique mais la longe qui ne l’est pas.

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Il y a un autre sujet pour parler cabestan/longe. Merci de ne pas repartir dans ce débat ici.

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Oui rien de plus.
Le chaise double n’est certainement pas banni.

Il semblerait que le fusion presente le même défaut de glissement.

Mon but n’était évidemment pas de relancer un débat. Les français aiment se chamailler pendant des heures pour tout et n’importe quoi. C’est en fait un symptôme, de la cause que je pointe du doigt : le manque de données et le manque de travaux rigoureux et indépendants (les fabriquants sont en conflit d’intérêt), pour émettre des recommendations claires, objectives, fiables et adaptées (contexte : environnement et niveau des pratiquants) sur les bonnes pratiques et le matériel dans le contexte de l’escalade et l’alpinisme. Au moins les américains ont cette culture pragmatique et empirique, qui leur permet d’alimenter une discussion un peu plus sainement.

Sans ces exigences minimales on est effectivement condamnés à des débats interminables et stériles…

L’ENSA n’est pas rigoureuse ? Ou pas indépendante ?

Idem le groupe d’études techniques de l’EFS ?

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On parle bien des spécialistes de la corde indestructible et des frottements à tout va ?
Je parle de l’équipement en spéléo.