MM se fait l’écho d’une étude en la matière:
Au passage : Serac est mentionné.
MM se fait l’écho d’une étude en la matière:
Au passage : Serac est mentionné.
En complément, voici le lien vers la présentation de l’étude complète (téléchargeable) : Fondation Petzl
Bon, et après ? 
Pour ceusses qui cherchent un intérêt à la méconnue, sous-estimée et sous-exploitée base SERAC :
Pour ceux qui n’auraient pas encore vu le dernier Vertical consacré à l’accidentologie :
https://snapec.org/vertical.numero.special.accidentologie-33900-53.php
Un article intéressant sur l’accidentologie dans les différents sports de montagne (p23-29), où le secours sont en progression constante. Le profil des secourus étant celui d’un homme, français, de plus de 50 ans, blessé suite à une glissade ou une chute, en rando non encadrée, par temps chaud et ensoleillé.
On retrouve dans la revue plusieurs questions régulièrement soulevées dans les forums c2c :
Enfin, pas vraiment convaincu par l’argument disant (p20) que l’escalade est moins misogyne parce qu’il y a de plus en plus de grimpeuses en quantité et en qualité. Ce n’est pas parce que les femmes sont majoritaires en nombre et aussi performantes que les hommes que la misogynie est inexistante…
bouaip… beaucoup d’approximations, contrevérités, raccourcis dans certains articles, je trouve.
Tu peux donner les exemples auxquels tu penses ?
Ça serait profitable à tous.
C’est le problème des portables ça. Avant ils crevaient sur place ou se débrouillaient pour ramper jusqu’au premier refuge.
Raccourcis:
p. 25, l’article semble imputer le nombre élevé de morts par chute au fait que les personnes n’étaitent pas encordées. Mais on ne sait rien des circonstances des accidents. Il y a des circonstances où il vaut mieux ne pas progresser encordé (et ce n’est pas si rare, contrairement à ce que dit l’article), typiquement en pente de neige raide sans possibilité d’assurage. Y’a eu une discussion à ce sujet sur le forum récemment.
Approximation:
p. 32 Il ne faut jamais s’attacher sur une succession de dégaine.
Soit, si on met des dégaines bout à bout, il y a un risque de déclipage. Mais il aurait été bien de donner la bonne méthode pour le faire, qui est de cliper la dégaine du bas directement dans le dogbone de la précédente
Erreur: p. 32 toujours
grand principe de base, jamais matière sur matière !
Ok, mais alors ça va être compliqué de s’encorder. La corde est bien passée dans les points d’encordement, et non dans un mousqueton pour changer de matière.
Egalement se cliper avec un mousqueton acier sur un maillon acier, je vois pas le problème.
Hop, à la poubelle le grand principe de base.
L’erreur à ne pas commettre est évidemment de ne pas faire frotter la corde contre une sangle ou un ficelou.
Toujours p. 32, le conseil de ne pas fixer sa longe sur le pontet est étrange, et le conseil des fabricants de mettre sa longe sur le pontet serait une « mode ».
Je ne pense pas que les fabricants prendraient un risque à ce niveau. Il peut y avoir un soucis si la longe est fixée sur les 2 points d’encordement (les 2 points sont collés et le baudrier peut ne pas fonctionner correctement selon son design et son centre de gravité).
Y’a aussi eu un topic récemment à ce sujet sur le forum.
Approximation (p. 46): attention à ce calcul simpliste qui veut qu’en doublant une sangle au multiplie par 2 sa résistance. Les tests de Hownot2 ont montré que c’était faux.

Approximation, p. 40, pour les norme de résistance de mousqueton
« La norme » (laquelle ?) serait 2200 kg pour le grand axe et 700 kg doigt ouvert, 800 kg dans le petit axe.
Je passe sur l’usage de kg au lieu de kN (peut-être est-ce plus clair pour certains), mais « la norme » EN 12275 a plusieurs valeurs selon les type de mousquetons (D, oval, HMS ect…).
La résistance pour le grand axe par exemple, va de 18 à 25 kN (selon le type de mouskif).
Le plus important selon moi c’est que de tout ce que tu as cité et qui est effectivement (très) approximatif dans l’article, il n’y a rien qui soit une cause majeur d’accident.
En tout cas rien comparé à la prise de décision, lecture du terrain, gestion des situation etc etc et c’est pour moi le point important à travailler (pour tout le monde) en accidentologie.
C’est pas bien de dire ca mais au final beaucoup de bonnes pratiques sont du « chipotage » (pas toutes bien sur) et sont en compléments de tout le reste : dans 95% des cas t’as plus de risque d’envoyer une pierre sur le/la copin(e) que de declipper une dégaine mise en double.
Dans le meme cas :
Qu’en est t’il des accidents dues aux personnes encordées alors que cela rend la pratique plus dangereuse (on voit souvent du « solo à deux », plus de chute de pierre etc).
Pareil pour les sangles, j’aimerais connaitre le nombre d’accident dues à une rupture de sangle en tête d’alouette, 11kN c’est moins mais la plupart des Friends sont dans ces eaux la et ca pose problème à personne (et le tir qui met 11kN sur l’ancrage faut aller le mettre)
11 kN ça peut être limite sur un ancrage (ça peut faire 7 kN sur le bonhomme, ce qui à la rigueur peut être atteint). Mais faut voir dans quelles conditions on atteint 11 kN. Sur le dessin ci-dessus, tête d’alouette sur une barre, une sangle donne plus.
11 kN c’est plutôt si on fait une tête d’alouette sangle sur sangle (ce qu’on fait en général pas) ou si on fait une tête d’alouette sur une plaquette (ce qu’on fait en général pas, ou alors on double).
C’est encore un raccourci simpliste de dire qu’un noeud sur une sangle va diminuer sa résistance par 2.
Voir les nombreux tests Hownot2.
(dans certains cas ça peut arriver. Même par plus que 2).

Dans le cas typique d’une tête d’alouette en point central (photo ci-dessous), la résistance sera supérieure à 25 kN, soit supérieur à la résistance des mousquetons alu (autour des 20-22 kN), ou même de la corde en simple (vers les 11-14 kN).

Ouais, j’ai souvent entendu ça et ça m’a toujours laissé perplexe, je ne vois pas l’intérêt pédagogique d’un « principe de base » qui va être faux 1 fois sur 2… Il vaut mieux expliquer : attention aux frottements textile sur textile, attention aux porte-à-faux.
Je suis complètement d’accord.
Peut-être que certains croient que d’autres n’ont pas la capacité de réfléchir et ne se fient qu’à des principes de base « il faut faire comme ci et pas comme ça » ? Ca me semble contreproductif, la prise de conscience du risque et la capacité à l’évaluer me semble préférable…
Merci pour ta réponse détaillée, même si je ne suis pas totalement d’accord avec certains arguments. 
Bien sûr, les moments où on peut ne pas s’encorder existent, on en a suffisamment parlé sur ce forum, mais le titre de cet article est « Règles et consignes de base », s’adressant visiblement plus aux débutants qu’aux montagnards confirmés.
Ce n’est pas l’article qui le dit, mais les secours helvétiques qui sont cités :
« Dès la mi-août, c’est le point que soulèveront les secouristes helvétiques qui dresseront un bilan alarmiste, signalant qu’aucun des 13 décédés du mois écoulé (mi-juillet à mi-août) n’était encordé, même s’ils progressaient au sein d’un groupe. Ce chiffre continua d’ailleurs d’évoluer dans les semaines suivantes… »
L’article critique non pas l’absence d’encordement en général, mais surtout le fait que ne pas être encordé semble devenir
« une méthode de progression à la mode »
Et c’est un guide suisse local qui est cité pour son étonnement
" de croiser 50 à 60 personnes évoluant seules"
sur le Lagginhorn, lieu de tragédies récentes.
Ce n’est pas vraiment une approximation, puisque tu reconnais que ce qui est dit est juste. Et en plus il y a une photo où on montre en quoi consiste le risque de clipage.
Peut-être l’article s’adresse-t-il moins à ceux qui doivent rallonger les dégaines dans les gros dévers ou sur des points mal placés et que ça dépasse simplement le niveau de pratique auquel l’auteur de l’article s’adresse (l’article se nomme « Règles et consignes de base »). Ce conseil est encadré de deux autres conseils, encore plus « basiques » : savoir qu’il faut bien ranger ses dégaines sur le baudrier et qu’il faut passer la corde dans une dégaine en tenant compte du sens de la progression, soit ce qu’on apprend lors d’une première initiation. En laissant les manips plus délicates pour un apprentissage ultérieur accompagné. 
Les exemples qui sont explicitement donnés sont le rappel sur une corde/sangle et la longe trop longtemps à demeure sur le pontet.
Sur l’encordement, la revue rappelle ce dicton (qui a bien sûr ses limites) après avoir cité plusieurs ruptures de pontets sous le simple poids de l’utilisateur et pour insister explicitement sur le point important de l’article : le principe de redondance (c’est le titre de l’article) en demandant de réserver le matériel textile (corde, longe, daisy chain) aux deux passants d’encordement, et jamais au seul pontet, ainsi qu’il est d’usage dans la pratique nord-américaine (p43).