Accident

Posté en tant qu’invité par Fred:

Montagne-accident
Un alpiniste cannois se tue dans le massif du Pelvoux (Hautes-Alpes)

BRIANCON (Hautes-Alpes), 19 fév (AFP) - Le corps d’un alpiniste originaire
de Cannes (Alpes-Maritimes) et qui tentait une ascension en solitaire, a été
retrouvé mercredi par les secouristes du peloton de gendarmerie de haute
montagne de Briançon, a-t-on appris jeudi auprès des gendarmes.
La victime, âgée d’une vingtaine d’années, a été retrouvée suspendue au bout
de sa corde de rappel à hauteur du départ de l’arête Nord Pointe Puiseux, à
environ 2.800 mètres d’altitude.
L’alpiniste qui était parti lundi 9 février, voulait d’effectuer un solo
hivernal de huit jours environ. L’accident s’est produit au premier jour de son
escalade, en début de parcours.
C’est un ami, inquiet de ne pas avoir de nouvelles, qui a alerté le secours
en montagne, selon la même source.
L’identité de la victime n’a pas été communiquée.
mds-fm/bma

AFP 191917 FEV 04

Posté en tant qu’invité par Stalker:

Je viens de recevoir ce message :

"I write to you from the mailbox of Stéphane where i try to contact everybody for a very bad new: Stéphane died at the Ailefroide while attempting a hard route in artificial climbing in solo.

He died apparently on Feb 11 and his body was brought back only on Feb 18.

Francis francispauwels@yahoo.com 0492223070"

On avait échangé en octobre quelques e-mails avec Stéphane via camptocamp, pour aller ensemble à l’Arrête du Brouillard. Cette course n’aura jamais lieu.

Ma sympathie à sa famille et à ses amis.

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par dlayote:

Ce sont toujours de bien tristes nouvelles que ces accidents en montagne…
Courage à tous ceux qui le pleurent.

Posté en tant qu’invité par Julien:

J'ai rencontré Francis durant l’hiver 2002. J'étais seul avec mes 40 kilos de matos à remonter la mer de glace en direction des Grandes Jorasses. Francis était avec un de ces amis assis tranquille à contempler le paysage, à hauteur des Grands Charmoz . Il m’a salué. On a fini par discuter un bon moment du massif, de ces projets humanitaires au Népal, et de Stéphane, un jeune alpinisme motivé.

De retour de mes 8 jours de montagne, j’ai appelé Stéphane. On a jamais eu l’occasion de grimper ensemble mais on a beaucoup parlé. C’était un type ouvert, généreux, motivé, toujours en quête d’un sommet, d’une voie, d’une rencontre. J’avais envie de partager mon expérience de la montagne avec ce jeune mec, entreprenant, entier, courageux.
Dernièrement il m’a parlé de sa volonté de faire du solo. J’ai pas voulu jouer au père moralisateur. A vrai dire je suis même allé jusqu’à le conseiller sur ce monde si étrange qu’est le solo hivernal. Je le regrette. Je suis abattu. J’ai souffert en montagne de la faim du froid de la solitude extrême…mais j’ai jamais craqué. Aujourd’hui je chiale comme un gosse.

Stéphane, tu vas nous manquer.

Posté en tant qu’invité par philippe:

Depuis que j’ai lu cette nouvelle, je me demande s’il s’agit du jeune alpiniste (19 ans, brun) avec qui on (le guide et un pote) était redescendu du refuge de l’Aigle en juillet dernier et qui venait de faire la traversée des arêtes de la Meije en solo. Quelqu’un peut-il me renseigner?
Mes condoleances aux proches de Stéphane.

Posté en tant qu’invité par grand schtroumpf:

Malheureusement il s’agit bien de lui après renseignement au PG.

Je l’avais rencontré justement avec un copain au refuge de l’Aigle, impressionné par ce qu’il venait de faire !

Même si ce n’était pas vraiment dure techniquement, je trouvai en lui plein de force mentale, d’audace et d’engagement de sa part. J’étais resté con et plein d’admiration.

C’est vraiment trop bête de finir comme ça, car il aurait pu aller très loin !

Nous avions bcp discuté le soir au refuge, c’était un jeune homme très intéressant, pleine de vie et quand même ça me faisais chié quelque part de son imprudence et je l’avais mis en garde toute la soirée, qu’il pourrait envisager de devenir guide, mais que s’il continuait comme ça, il n’allait certainement pas vivre longtemps.

Je l’avais conseillé sur les stages techniques d’artif, de s’expérimenter d’avantage en grimpe etc… et puis de prendre goût à un compagnon de cordée. Il m’avait répondu qu’il préférait être seul que d’être mal accompagné (expérience mal vécu)

Vraiment toute mes condoléances à tout ces proches, à sa famille pour les jours, les mois et les années avenir.

Posté en tant qu’invité par Cedric:

J’ai appris cette nouvelle hier par mon pote avec qui nous avions rencontré Stephane au refuge de l’Aigle le 8 juillet 2003.Il m’avait fasciné par sa volonté de gravir seul de nombreux sommets(grands) mais c’est vrai qu’en meme temps,je me demandais s’il etait toujours conscient de ce mode de fonctionnement en montagne.On s’etait rappelé 1 fois par la suite pour une course qu’on a finalement pas fait,et on devait se contacter pour faire un peu de ski de rando.Stephane;je te salut et cette rencontre avec toi au pied de laMeige restera un grand souvenir.Toute ma sympatie à sa famille et à ses amis.

Posté en tant qu’invité par Eric:

J’ai perdu plusieurs amis en montagne dont un dernièrement.
Je suis toujours attristé par la fin d’une passion en montagne.
Condoléance et courage à la famillle et aux amis, une étoile est montée au ciel;

Posté en tant qu’invité par Greg:

Bonjour,
En fait j’ai pris Stéphane en stop entre Prelles et Vallouise avant son ascension. On ne se connaissait pas mais on a fait connaissance, parlé montagne, sympathisé, un bon voyage de stop comme on en a parfois qu’on soit « stoppeur » ou « preneur », 1/4 d’heure bien sympathique d’échanges, et on se donne les numéros pour se revoir peut-être, histoire de faire une cordée un de ces jours. 10 jours après en lisant le daubé par hasard, le sang ne fait qu’un tour et putain non, il y a trop de choses qui concordent.

Bref je suis super triste. C’est bizarre d’en parler sur internet mais cette tragédie me secoue énormément, j’ai même écrit à ses parents, mais je m’en veux, sans y être pour rien vu comment il avait l’air et qu’il était expérimenté, majeur et vacciné, de l’avoir laissé partir comme ça.

Bref, la vie est parfois mal branlée, bien conne. J’ai des frissons dès que je prends cette route des Traverses.