Posté en tant qu’invité par alain:
Bonjour vous tous, Thierry, Didier Alain Pierro et les autres…
Bravo a tous de venir vous battre dans le Mercantour par un temps pareil. C’est vrai qu’il y fait froid et cette voie est bien Nord.
Sachez que son itinéraire est tout d’abord le fruit d’une grande amitié et le concours de plusieurs autres rencontres croisées donnant un savoureux mélange des différentes expériences de plusieurs ouvreurs.
Elle est née lors de l’ascension du « Reveil etait de Meche », qui se trouve sur sa droite. Et le premier déclic a consiste a essayer de forcer les dalles du bas qui nous semblaient très compactes et propres. Les toits du haut nous attiraient, et nous est venue alors l’idée d’équiper non pas sportivement cette voie, mais bien au contraire en la rendant accessible a tous et bien évidement de la faire sortir au sommet.
Pour ceux qui pratiquent le Mercantour, vous conviendrez qu’elle se distingue par le nombre de points que l’on y trouve.
Pour les autres, nous avons fait de notre mieux, et croyez moi a quel point il est difficile quand on équipe de donner un sens a un itinéraire tout en conservant un caractère montagne, et en y laissant l’ambiance de l’ouverture tout en cherchant l’aspect sécuritaire sans tomber dans le piège d’une échelle a spits…
Quand a la longueur L6, et son relais dans la cheminée je peux vous parler de sa raison d’être puis que c’est moi l’ouvreur.
Sachez que lors de son ouverture, il fallait a tout prix éviter d’aller sur le pilier de gauche, car s’y trouve pour ceux qui ne connaissent pas les lieux, un itinéraire historique: la voie Morisset. Et sur la droite, des vires et des ravins donc rien d’engageant. Enrouler l’arête fut un bon choix, et la descente sans protection dans le couloir fut pour moi un bon test de mes vieilles facultés de lecture et d’adresse: C’est à mon sens un beau pas de bloc et la protection en place maintenant évite les problèmes. Par contre lors de l’ouverture, je ne me suis pas arrête la. J’ai enchaîne en face dans la dalle, avec une seule lame plantée dans une fissure un peu virtuelle qui ne s’y est pas plue lors des mes mouvements acrobatiques dans le toit. Au-dessus du toit un gros camalo m’a redonne le jus pour sortir au relais qui lui aussi mériterait d’être raconte.
Donc pour conclure peu de protection et donc pas de tirage.
Par contre, lors de la mise en place par mon second des plaquettes, le problème du tirage fut tellement épouvantable, que nous avons répète la voie pour définitivement comprendre qu’il fallait inciter le grimpeur a ne pas enchaîner et effectuer ce relais dans le couloir.
C’est ainsi, l’itinéraire l’impose, et ce relais peu esthétique se laisse vite oublier j’espere.