À la recherche d’avis et conseils Formations Alpinisme

Bonjour à tou.te.s

Passionné de montagne depuis longtemps, grand randonneur, j’aimerais progresser en alpinisme, avec pour l’envie de m’attaquer à quelques sommets accessibles et particulièrement des courses d’arêtes, avec l’objectif de devenir autonome.

Je fais déjà de l’escalade en couenne, je grimpe en tête et je maîtrise les manips de base (assurage, relais simples, rappels).
J’essaie maintenant de structurer la suite : encordement en terrain d’aventure, progression sur arêtes, gestion de la course et du risque, cramponnage, secours crevasse, etc

Je me renseigne donc sur les formations possibles et je serais curieux d’avoir vos retours :
-Quelles formations avez-vous faites pour aller vers l’autonomie ?
-Qu’est-ce qui vous a vraiment aidé à progresser ?
-Avec le recul, vous referiez quoi (ou pas) ?

Les formations des CAF ne correspondent pas toujours en termes de planning et/ou d’objectifs et niveau, alors je regarde notamment les formations “autonomie” de la Compagnie des Guides de Chamonix. Ça a l’air de correspondre à ce que je cherche, mais j’ai l’impression qu’il peut y avoir un peu de redondance entre l’initiation et le stage niveau 1.
Pour ceux qui sont passés par là : vous en avez pensé quoi ? Vous avez d’autres expériences avec d’autres organismes ou compagnies de guides ?

Je suis preneur de vos retours d’expérience, conseils et parcours.

Merci d’avance, et bonnes sorties !

Salut,

Pour ma part j’ai débuté l’alpinisme avec l’UCPA.
Bon nombre de stages sont pour les 18-40 ans, mais tu peux arriver à négocier si tu n’as pas dépassé la limite de beaucoup, et ils ont maintenant certains stages ouvert jusqu’à 55 ans, y compris en alpinisme.

Il faut bien sûr apprécier la vie en collectivité façon colonie de vacances, mais au moins l’hébergement et les repas sont inclus dans le prix du stage.

Sur le contenu de la formation, j’ai trouvé ça plutôt pertinent.
Tu es encadré par un guide de haute montagne diplômé de l’ENSA, qui est là pour te former et t’emmener vers l’autonomie en terrains variés.

La taille des groupes (jusqu’à 5 ou 6 participants) permettent de faire des cordées autonomes et devoir se débrouiller.

En général, sur la plupart des stages, sur les cinq jours d’activité tu vas avoir 3 jours de formation type école de glace, école de neige, école d’escalade ou de course d’arête, et les deux derniers jours consacrés à faire une ou deux courses plus sympa de mise en pratique, avec parfois une nuit en refuge.

En termes de rapport prix / contenu je pense que c’est imbattable.

Un bon moyen de se mettre le pied à l’étrier.

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Bonjour,
Je me suis formé à l’alpinisme par 2 canaux différents qui se sont avérés complémentaires : Les stages guide et les club FFCAM.
Les stages guide type Montagne de la Terre sont à mon avis imbattables en rapport qualité/prix. Un guide pour un petit groupe (3 ou 4 personnes). Formations intensives aux techniques de progression. + éventuellement des courses ou tu peux observer le guide.
Sur le temps plus long, la pratique et les formations en club apportent de la « profondeur ».

Les sorties guide apprennent les techniques pour progresser en course, rapidement, en sécurité (il faut savoir observer, être curieux, poser des questions).
La pratique et les formations en club permettent de se sentir à l’aise dans le milieu, acquérir de la maitrise (apprendre à faire face à des problèmes, s’orienter, apprécier les risques d’avalanche, le manteau neigeux, etc, …). Acquérir de l’assurance dans le milieu, savoir que l’on saura faire face en cas de difficulté. C’est aussi ça l’autonomie.

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+1 pour les formations club pour approfondir.

@SOGOL as-tu regardé de coté de tous les clubs FFCAM de ta région ? Ils sont souvent assez differents en termes de publique et offre.

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+1.

On peut d’abord faire des sorties et des stages encadrés au sein de la FFCAM, au cours desquels on apprend nécessairement quelques bases. Comme alternative aux formations certifiantes FFCAM actuelles, qui me semblent effectivement présenter pas mal de contraintes, les stages guide type « autonomie », comme ceux de Montagne de la Terre, permettent, sur une semaine, d’aborder les connaissances théoriques de la progression sur différents terrains (glacier, pente de neige raide, rocher équipé, rocher montagne avec placement des protections, orientation, préparation de course…), avec deux ou trois courses de mise en situation.

Je ne les connais pas, mais La Chamoniarde organise aussi des formations.

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J’ai tout appris au CAF dans des sorties club, en faisant plusieurs sorties et formations pour débutants, puis quelques sorties faciles par moi-même, puis les sorties « normales » et crescendo. En alpi et ski de rando/ski alpi.

C’est-à-dire ?

Je pense que l’alpinisme est une discipline où il ne faut pas être pressé. Les manips, secours crevasse etc. c’est un peu du détail, ça s’apprend vite quand on est motivé. L’important c’est tout ce que mentionne @fredoche dans sa dernière phrase, ça s’apprend sur le terrain dans des courses faciles et ça prend du temps mais c’est comme ça :

Et même quand on fait des formation « redondantes », si on est un peu curieux on apprend toujours quelque chose.

Bonjour à tou.t.e.s, et un grand merci pour vos retours !

Effectivement, tout cela va dans le sens des infos que j’avais pu glaner à droite à gauche. Les avis autour de moi semblaient assez partagés sur l’UCPA, notamment avec un niveau qui peut varier selon la composition des groupes, mais l’état d’esprit qui ressort de leurs stages paraît en revanche plutôt positif. Et puis, avec mes 38 ans, je suis encore dans la tranche d’âge :slight_smile:

Concernant les clubs, les contraintes de planning compliquent un peu les choses. Originaire des Pyrénées, je suis aujourd’hui basé à Paris, avec un rythme de travail assez atypique, ce qui fait que mes disponibilités correspondent rarement aux sorties organisées par le club Pyrénéen auquel je me suis inscrit l’an dernier, même si je redescends régulièrement dans le Sud.

Pour préciser ce que j’entendais par des formations qui ne correspondent pas toujours totalement en termes d’objectifs ou de niveaux, ce n’est évidemment pas une critique de l’approche club, que je trouve très pertinente et formatrice sur le long terme. C’est plutôt un constat lié à l’hétérogénéité des groupes sur certaines sorties d’initiation. Cette diversité fait clairement la richesse des rencontres, mais elle peut aussi orienter le contenu vers quelque chose de plus généraliste. Selon les groupes, une sortie d’initiation peut parfois se rapprocher davantage d’une sortie découverte, avec un large tour d’horizon des bases, sans forcément avoir le temps d’approfondir certains points.
C’est aussi dans ce sens que j’évoquais une impression de redondance entre certaines formations de premiers niveaux. Revoir les bases, les manips et les fondamentaux est bien sûr indispensable, et je partage totalement l’idée que l’alpinisme s’inscrit dans le temps et l’expérience de terrain. Simplement, dans une optique de progression, et en tenant compte du coût et du temps que demandent les stages, j’essaie de trouver le bon équilibre entre consolider les acquis et acquérir des bases suffisamment solides pour ensuite aller expérimenter, comme vous le soulignez, sur des courses faciles et gagner progressivement en autonomie.
Et dans cette logique, j’envisage donc aussi de prendre une adhésion au CAF Île-de-France, ce qui serait sans doute plus simple d’un point de vue organisationnel. J’ai d’ailleurs vu qu’une réunion d’information pour la formation alpinisme 2026 est prévue en mars prochain.
Encore merci à toutes et tous pour vos retours et vos éclairages, c’est vraiment très utile pour affiner ma réflexion, et n’hésitez pas si vous en avez d’autres, je suis plus que preneur!

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Si tu fréquentes les CAFs tu vas t’apercevoir que les clubs peuvent être très différents (par leur ambiance, leurs pratiques, leurs typologies d’adhérents, etc, …). Les qualités ou les travers d’un club ne seront pas forcément ceux d’un autre (et vis versa …).

Certains concentrent l’essentiel de leur activité alpinistique dans des cursus de formation. Pour ceux qui proposent des sorties ouvertes à tous, ce sont souvent en effet des sorties faciles durant lesquelles on répète les données de base de manière redondante. C’est bien pour débuter, mais j’ai rapidement eu le sentiment de plafonner. D’où l’intérêt des stages guide pour progresser.
Mais pratiquer dans un club permet d’acquérir de l’expérience toute l’année, et de participer à des formations. Et, point non négligeable, de rencontrer d’autres pratiquants avec lesquels sortir en montagne.

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Attention au CAF IdF les places sont « chères », je veux dire par là prises d’assaut…

Si tu arrives à t’inscrire à leur cycle de formation en participant à la rencontre d’information et de constitution des groupes en mars, c’est sans doute très bien, mais il y a peu de places disponibles. Pour 2026 j’ai vu qu’ils prévoient deux groupes initiation et deux groupes perfectionnement. Ça doit faire 20 à 30 personnes, pas plus ??

Ne tarde surtout pas à t’inscrire à la réunion de rencontre dès que les inscriptions sont ouvertes.

Et en alpinisme, en dehors de ces cycles de formations et de quelques sorties réservées à des groupes spéciaux (groupes féminin, groupe expérimenté, etc.), il y a très peu de sorties où l’on puisse s’inscrire publiquement en étant simple adhérent.

Il y a au CAF IdF beaucoup plus d’encadrants et de sorties en ski de rando qu’en alpinisme (je ne sais pas comment c’est dans les autres CAF).

Mais tu peux tenter ta chance ! Ça doit être sympa de participer ensuite à plusieurs sorties de formation avec les mêmes personnes, qui habitent dans la même région en plus, et de progresser en même temps qu’elles.

Il y a peut être aussi moyen d’aller aux stages d’un autre CAF que celui de sa ville, mais ça doit compliquer les choses.

C’est peut être un peu plus le cas que dans des cycles de formation d’un CAF qui sélectionne les participants comme celui de Paris, mais bon, personnellement ça ne m’a jamais trop choqué non plus.
Sur un stage initiation alpinisme UCPA ça ne devrait pas trop se ressentir, tout le monde part de loin et n’a jamais fait d’alpinisme, normalement.
C’est peut être un peu plus sensible sur des stages plus avancés où les écarts de niveau peuvent se creuser.

Mais même comme ça, tu ne repars jamais avec un bilan zéro. Comme dit ici, il y a toujours à apprendre même dans un groupe inégal :

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Salut,
Pour ma part je suis passé par un guide avec qui j’ai fais des sorties axées par thématique.
Une fois les bases je suis allé progressivement sur le terrain avec le lot d’erreurs qu’on peut faire.

Avec le recul je trouve le cursus de formation via guide parfait. Une amélioration de la suite aurait été d’avoir rencontré une personne expérimenté pour m’éviter quelques erreurs.
Mais dur de trouver des personnes qui acceptent de t’amener en montagne sur des projets modestes.
Donc le CAF ou club fait sens.

Après trouver du contenu auprès de personnes compétentes et il y a quelques comptes a suivre sur insta où autre.

Au plaisir

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Perso je pense l’inverse. Une agence commerciale / guide comme la compagnie des guides va plutôt chercher à « remplir », j’ai fait 2 stages « guidés » pour commencer, le niveau était bien hétérogène. En clun, quand j’encadre une formation, j’essaie de créer un groupe le plus homogène possible (c’est d’ailleurs ça qui détermine le « niveau » du stage, plutôt que l’inverse), et l’avantage du club c’est que tu peux faire une réunion/sélection en physique.
Après comme cela a été dit, impossible de généraliser, tout est différent, d’un club à l’autre, d’un encadrant à l’autre, d’une fois sur l’autre, et d’un guide sur l’autre etc etc etc etc.
Le seul truc vrai, c’est que c’est plus facile en termes de planification de passer par un guide ou une agence, là où en club il y a moins d’offres et plus de demandes pour une même formation. Donc si tu as le budget, fonce, et complète les 2 approches.

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Je valide ce qui a été dit sur les CAF. Chaque club s’organise comme il veut et comme il peut, idem pour le/les encadrant(s).
Pour participer à une sortie dans un CAF, à fortiori dans un nouveau club, on te demandera très certainement d’avoir le niveau « initié en alpinisme » validé dans ton espace licencié FFCAM. Si ce n’est pas le cas, on te proposera peut être une formation initiation…s’il y a de la place…
L’entrée en matière et l’intégration peuvent parfois sembler rudes…

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Oui, l’offre alpinisme au CAF Ile de France s’est réduite et la demande est forte.
Rien n’empêche de participer, effectivement, à des stages CAF organisés par d’autres clubs (c’est une fédération).

Et ne pas oublier qu’il y a aussi, en Ile de France, des CAF « locaux », comme celui de Fontainebleau, qui sont à taille humaine et qui ne sont pas loin du tout.
https://www.cafbleau.fr/

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Oui, il est possible de faire une formation dans un autre CAF, il suffit de prendre une double adhésion.
Je propose dans mon CAF des cycles de formations alpinisme sur 15 à 20j répartis sur l’année. Il y a plus de demandes que de places, et j’espère que, parmis les personnes que je forme, certaines seront encadrantes à leur tour dans mon club. Il y a déjà eu une demandes d’une personne habitant à 300km de chez moi, que j’ai réfusé au profit d’un « local ». De plus, une personne qui n’est pas sur place sera forcement moins présente pour participer à la vie du club (escalade en salle le soir en semaine par exemple).
Il peut donc y avoir un écart entre la théorie et la pratique…
Voilà pour mon expérience, qui n’est pas une généralité…

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