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C’est toujours utile de se rappeler que l’on marche en montagne. Et que, comme dans toute activité, la perception de chacun dépend de son propre niveau. Si on se balade avec habitude dans les T5-PD, le Mont Ouzon semblera effectivement ridiculement facile. Mais pour le randonneur moyen (celui pour qui les cotations sont pensées et élaborées) c’est déjà un parcours bien difficile, qui demande de l’engagement et des prises de décisions. Une pente facile pour toi semblera infranchissable pour d’autres personnes. C’est un peu comme quand je vais grimper avec ma pote qui fait 8a et qu’elle me vend un bon bac pour un repos…je sais que le bac en question est pour moi une réglette infâme.
Le topo est très bien rédigé et logique quant à la cotation (T5 en rando, F si l’on prend l’option du rappel). En regardant les différents cr, il est évident que c’est une petite course pas bien longue, et qui n’offre pas de surprises sur ce qu’on va y trouver, à savoir yne arête sanglier sans un beau développement comme c’est le cas sur certaines courses rocheuses, comme les 2km d’arêtes du Chauffé.
L’escalade est mieux standardisée : sa cotation mesure surtout la difficulté technique. En alpinisme et en randonnée alpine, la cotation intègre davantage de facteurs variables. La meilleure approche est donc de multiplier les retours, puis d’en faire une synthèse en écartant les cotations extrêmes.
C’est d’ailleurs ce qui a été fait depuis longtemps pour le Mont Ouzon, et la majorité d’entre nous, toi comme moi, s’accorde à dire que sa cotation est justifiée. Il y a probablement aussi un autre paramètre : certaines personnes utilisent la randonnée alpine comme tremplin vers l’alpinisme. Lorsqu’elles reviennent ensuite à la randonnée alpine, tout leur paraît plus facile, alors que l’itinéraire reste objectivement dans la même catégorie de difficulté.
Bonjour,
Je partage tout à fait vos retours et positions, rien à redire à leurs sujets.
En ce qui concerne mon retour, vous lirez que je ne remets pas en question la cotation, ni n’en propose une autre.
J’affirme une position personnelle, à savoir que les émotions et sensations ressenties pendant cette sortie étaient en deçà de ce qu’aurait pu laisser à penser le topo, les CR d’autres randonneurs, et ces cotations T5/F qui, habituellement et jusqu’à présent, emportaient avec elles et pour moi bien plus d’exaltation que ce que j’ai vu vivre sur cette course.
Mon analyse va au delà des cotations, et englobe la physionomie globale de l’arête voire de la course dans son ensemble.
L’objectif de mon CR n’est pas de discréditer le topo, qui est effectivement juste, honnête et bien côté, mais de mettre le doigt sur un élément important à mes yeux: je fais des T5 ou du F/PD/AD non pas pour la cotation ou pour la croix à cocher, mais pour les emotions et sensations habituellement apportées et promises indirectement par des courses qui se trouvent être dans ces cotations. Là j’ai tout simplement été déçu.
Si tu veux une belle arête typée alpi, mais qui se fait bien en mode rando T5 sans matos, alors va voir la traversée des Hauts Forts depuis le sommet Est (certes un peu courte) ou encore la traversée de la Pointe des Verts.
Oui j’ai fait l’arête E des Hauts Forts depuis le lac des mines d’or il y a quelques années. Pour le coup je l’ai trouvé interessante mais dangereuse. Elle est passée sans matos en contournant des gendarmes sur des vires douteuses où il ne vaudrait mieux pas se la coller, mais là une corde et un binôme m’auraient justement semblé plus adaptés et rassurants. Elle pourrait d’ailleurs être classée en alpi pour plus de sécurité si ce n’est pas déjà le cas. On peut ensuite continuer la traversée jusqu’à Ressachaux, c’est très sympa, juste trouver un moyen de revenir au lac des mines d’or.
Merci pour l’idée de la Pointe des Verts, je ne connais pas du tout, je vais regarder