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Toutes mes félicitations pour la réussite du sommet !
Ce n’est pas rien d’y être arrivé dans une ambiance qui, à vous lire, ne semblait pas vraiment au beau fixe ce jour-là sur l’arête S de la Dent Blanche. Je respecte votre ressenti et vécu.
De mon côté, j’ai vécu les choses un peu différemment… et je souhaite simplement partager ici mon ressenti.
Vous étiez deux cordées de deux dans le Grand Gendarme au lever du jour. Nous étions une cordée de trois dans l’itinéraire de contournement. À la sortie du Grand Gendarme, en vous voyant encore occupés avec vos cordes, nous avons simplement continué notre chemin.
À aucun moment, à ma connaissance, vous ne nous avez demandé de vous laisser passer. Je pense que nous l’aurions fait sans difficulté si la demande avait été formulée. Peut-être faisiez-vous référence à l’autre cordée de deux ?
Pour le reste, votre compte rendu m’a quand même fait un peu sourire. La Dent Blanche en excellentes conditions, une météo au top, une belle arête… et malgré tout, beaucoup d’énergie consacrée à l’heure du petit-déjeuner, aux cordes mal rangées, aux protections bancales, aux gens qui se trompent d’itinéraire et aux quelques minutes d’attente derrière une autre cordée.
On peut effectivement voir les choses comme ça.
Je trouve simplement dommage de laisser autant de place à ces petits désagréments dans le récit d’une aussi belle course. La montagne offre quand même suffisamment de raisons de se réjouir. Personnellement, je préfère retenir la chance que cela représente : être là-haut, sur la Dent Blanche, par une belle journée d’été. Il y a probablement beaucoup de gens qui rêveraient simplement de pouvoir vivre cette journée.
Et si l’objectif était avant tout de rechercher davantage de difficultés ou de variété dans l’itinéraire, il y avait peut-être d’autres choix possibles sur cette montagne : les 4 ânes, l’arête de Ferpècle, pour ne citer que quelques exemples.
La montagne est déjà suffisamment belle pour qu’on n’ait peut-être pas besoin que tout soit parfaitement fluide pour en profiter.
Encore bravo pour le sommet.
« En montagne pour le sommet, mais surtout pour le chemin. » 
Salut,
Tout d’abord merci pour ton message courtois ; j’admets volontiers que le ton de mon CR est assez sec, aussi je salue le respect dont tu fais preuve. Il est également complètement condescendant, ce n’est pourtant pas le message que je souhaitais faire passer ; j’aurais mieux fait de me relire ! Bref, merci et bravo de ne pas m’avoir attaqué là-dessus.
J’écris mes CR essentiellement pour partager les infos : conditions, fréquentation, à quoi ressemble la voie… et pas du tout pour partager mes ressentis, surtout quand j’ai passé une très belle journée car je n’ai alors rien à signaler. Je pense que c’est ce qui explique en grande partie ton ressenti.
Je n’ai pas dit un mot sur la beauté de l’approche, des paysages autour, du lever de soleil, de la vue, de la qualité de la grimpe… Pourtant c’est là l’essentiel que je retiens de cette sortie, bien que ça ne soit pas écrit dans mon CR.
Il y a peut-être une confusion dans les cordées, mais dans la situation dont je parle, on a demandé deux ou trois fois aux deux seconds de cordée si on pouvait passer, ils nous ont dit oui aucun problème, mais le leader est systématiquement reparti bille en tête sans s’en préoccuper. Peut-être sans savoir aussi, parce qu’il repartait vite justement pour assurer un certain timing et que ses seconds ne l’ont pas dérangé avec ça. Dans tous les cas ce n’est vraiment pas un incident important, je l’ai mentionné surtout parce que c’est une situation que tout le monde a vécu ou vivra en montagne, et que si chacun en a entendu parler et connait donc le ressenti de la cordée d’en face, la communication en est facilitée.
Je suis complètement d’accord avec le reste de ton message, de notre côté l’objectif était surtout de découvrir cette belle classique et sa fameuse vue sur la dent d’Hérens et la dent Blanche, mais on s’est fait la réflexion que les autres arêtes devaient offrir une expérience très différente.