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C’est étrange, je croyais avoir rédigé le topo de ce passage il y a quelques années. Il y est sur altituderando mais je ne connaissais pas le nom du couloir.
Idem: je pensais avoir vu ce topo sur c2c.
Apparemment, il y a eu un déplacement important des plaques tectoniques!
Ah oui je me souviens, les locaux ne voulaient pas que l’info soit partagée.
Ce fossile c’est ce que je crois ? Ou une illusion d’optique ?
Pas compris la question 
Je pense qu’il évoque ta corne de bouquetin ? 
Belle sortie et secteur intéressant.
Salut Alexis,
Je n’avais pas compris tout de suite qui tu étais avec ce nouveau pseudo « Pet au Casque »
. Es-tu devenu plus sage que ton nom ne le laisse penser ?
Moi, je suis passé de Passy Alpirunning à Randonneur 74… c’est uniquement pour tromper l’ennemi ! Non c’est pas vrai, les années passent et ma pratique ressemble de plus en plus à du « marching »
Mais nous ne sommes pas dupes. Je sais ce que tu vaux en montagne et je connais tes réalisations. Par contre, je ne suis pas très à l’aise avec la position de fan ou avec l’admiration béate : je préfère échanger d’égal à égal, autour de la passion et de l’expérience du terrain; comme je l’ai fait avec Alexandre. Peut-être un jour on ira ensemble par là haut. J’ai des idées en tête et si des personnes comme toi ou Alexandre peuvent m’aider c’est cool, et inversement !
J’ai lu ton topo « Triangle des Bermudes » par curiosité, mais aussi pour mieux comprendre ce drôle de titre pour un secteur situé juste au dessus du village de Sixt, que je ne connais pas précisément, même si j’ai déjà fait Sans Bet mais à ski. Ma première impression est que les personnes qui connaissent bien cet itinéraire maintiennent le choix de ne pas diffuser la trace GPX sur Camp to Camp, probablement par respect du lieu et avec l’idée de garder une certaine responsabilité dans sa fréquentation. Le surtourisme estival des coins connus de Sixt étant catastrophique.
Cela ouvre encore le débat intéressant sur la diffusion des traces GPX en montagne. Pour ma part, je ne suis pas opposé au partage, bien au contraire. Je défends simplement un usage raisonné du GPX : une trace doit rester un outil supplémentaire destiné aux pratiquants qui s’en servent pour préparer, comprendre et sécuriser leur sortie, pas un substitut à la lecture du terrain, à l’expérience et à l’autonomie.
Le GPX peut être un formidable outil de transmission et de partage entre passionnés. Il permet de mieux préparer un itinéraire, de découvrir des secteurs moins évidents et parfois d’éviter des erreurs. Mais il ne devrait pas transformer la montagne en une succession de parcours à suivre sans réflexion, ni contribuer à une fréquentation excessive de certains lieux fragiles.
Il y a aussi une forme de paradoxe à utiliser une plateforme comme Camp to Camp dont la vocation est justement de partager les connaissances, les topos et les expériences, tout en choisissant de ne pas diffuser la trace GPX associée. Cela pose une vraie question : où placer la limite entre un partage utile et une diffusion qui pourrait banaliser ou fragiliser certains itinéraires ?
Les deux approches peuvent se défendre. Certains privilégient la préservation par la discrétion, d’autres la transmission par le partage. Personnellement, j’ai fait mon choix : je préfère que le GPX soit un outil au service de la connaissance de la montagne, et non un remplacement de cette connaissance.
Il y a aussi une autre question derrière l’argument souvent avancé des « vrais du cru », des « locaux » qui seraient les seuls légitimes pour décider de ce qui doit être partagé ou non. Leur connaissance du terrain, leur histoire avec un lieu et leur attachement à un secteur méritent évidemment d’être respectés. Mais cela leur donne-t-il pour autant un droit particulier sur la connaissance d’un itinéraire ?
La réflexion devient encore plus intéressante lorsque le terrain concerné est privé, comme c’est souvent le cas en montagne. Dans ce cas, la question ne porte plus seulement sur la culture montagne ou le partage d’informations, mais aussi sur le respect d’un cadre, de propriétaires et d’éventuelles autorisations. La connaissance d’un itinéraire ne donne pas automatiquement un droit d’usage sur un lieu.
Pour autant, faut-il considérer que seuls ceux qui connaissent historiquement un secteur peuvent décider de sa diffusion ? La légitimité des locaux est réelle lorsqu’il s’agit de comprendre un milieu, ses fragilités et ses équilibres, mais elle ne devrait pas forcément conduire à une forme d’exclusivité ou d’entre-soi.
La vraie question reste peut-être celle de la responsabilité : comment transmettre une connaissance sans banaliser un lieu, et comment préserver un espace sans transformer la discrétion en privilège réservé à quelques initiés ?
J’ai également remarqué que certains semblent coter le passage un peu plus haut que toi : là où tu l’estimes autour de T3, voire T4 au maximum, d’autres le décrivent avec une difficulté supérieure. Cela montre une nouvelle fois que la cotation reste subjective, selon l’expérience de chacun, sa perception du terrain et ses habitudes.
Si la retraite arrive, si mes genoux suivent encore et si cette vallée n’a pas trop changé d’ici là , j’irai bien y faire un tour histoire de me faire ma propre idée et de voir ce qu’il en est réellement sur le terrain ! Il y a de toute manière, rien que sur la commune de Sixt, une vie entière de découverte, comme sur Sallanches ou Passy. C’est aussi pour ça que je sors rarement de ma vallée.
En fait je n’avais pas beaucoup de réseau et la photo ne chargeait pas en grand, donc j’ai cru en voyant la miniature que la corne de bouquetin était un fossile de dinosaure 
Cela a fait discussion entre nous.
Là où je ressentais un T4, le copain expérimenté penchait pour un petit T5 eu égard à la recherche d’itinéraire, la longueur et l’exposition.
Comparé à d’autres T5 comme l’Aiguille Grise ou la Guivre, ça se tient.
Je mets aussi dans la balance mon aisance à Sans Bet et en compagnie de ces compagnons rassurants, qui pourraient me faire relativiser la difficulté pourtant réelle.
Débat similaire pour la Tête à l’Ane, quand certains voient du T4 alors que cet itinéraire était côté PD- par les pratiquants jusqu’en 2017 d’après les cr.
La drogue, c’est mal…