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Traversée Chardonnière Tête à l’Ane

Bravo à vous deux. Une énigme de plus en moins.

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Ah vous m’avez devancé, je devais y aller ce week-end. Ça me donne encore + envie, ça n’a pas l’air si vilain.

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Merci Alexandre.

Merci pour votre message.

Je sais qu’un simple « merci » est déjà perçu comme un roman par mon collègue @randorama74, qui a contribué énormément au développement de la randonnée alpine en Haute-Savoie et avec qui j’échange énormément par ailleurs. :smile:

Pour vous, je voudrais simplement éclaircir un point au sujet du fait de « devancer » quelqu’un. :blush:

Nous étions avant tout traileurs et avions un peu fait le tour de cette logique où l’on cherche sans cesse à devancer, ou à ne pas se faire devancer. C’est aussi ce qui nous a attirés vers cette pratique montagne à chamois où nous pensons ne pas être perçus comme des « concurrents ». Même si je m’aperçois qu’il existe parfois encore cette comparaison, y compris sur des voies faciles parcourues depuis des décennies, voire des siècles, ce n’est pas vraiment notre façon de voir les choses. Pour nous, la compétition, c’est terminé.

L’important est surtout de bien connaître le territoire qui entoure la maison. Cette sortie est finalement une étape assez logique dans un gros travail d’exploration du secteur, où ma femme est née et que j’arpente depuis le début des années 2000 : un véritable « débroussaillage » des passages piétons des Fiz (couloir de la Dent, Ratelière, Mitraille), un vaste chantier autour de la Via Alpina des Aiguilles de Warens, les répétitions des couloirs Électre et Iris, une pratique régulière des arêtes du coin… avec encore quelques idées à découvrir comme la liaison entre le cirque Noir et le sommet de l’Aiguille de Varan par la fin de l’ancienne voie Berardini (disparue pour la partie basse).

Cette fois, nous sommes simplement allés un peu plus loin. Aller à Sixt en voiture est vraiment une chose rare chez nous. C’est comme un grand voyage pour nous. En général, nous nous contentons, une à deux fois par an, des itinéraires classiques autour du Ruan ou de découvertes dans les immenses ravins du Buet. J’ai toujours dit à ma femme qu’on devrait faire du camping pendant un mois au Fer à Cheval pour prendre le temps d’explorer les pentes à chamois et les itinéraires historiques du secteur.

On ne va pas se le cacher, c’était un objectif que nous avions depuis longtemps, comme beaucoup de personnes sur ce forum, j’imagine. Mais on est loin de vous avoir devancés : comme je l’explique dans le récit, cette arête est parcourue régulièrement, encore plus depuis 2013 depuis la pose de goujons. Si nous sommes parmi les premiers à en parler ici, tant mieux. Et si nos commentaires et nos photos donnent envie à d’autres de la découvrir, alors nous aurons atteint notre objectif : en faire un récit objectif et factuel, sans dramatiser sa difficulté plus que de raison.

Je me permet un commentaire subjectif : c’est vraiment très beau.:heart_eyes:

Bonne découverte.

PS : Pour une première visite, je conseille d’y aller plutôt à deux et dans le sens nord-sud. Le solo en guise de première visite dans un sens ou dans l’autre est une autre approche, ou une construction ultérieure.

J’ai l’habitude de ces terrains, on s’est déjà croisés par topos interposés.
A_D