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J’espère que t’as pas encore laissé une corde espèce de sagouin !
Bah non, j’ai pas eu le temps
Mais j’ai quand même bien pensé à l’hurluberlu aux grosses chevilles d’hier quand j’ai vu les cordes de Michel Lanne à Areu. Qu’est-ce qu’il m’a fait marrer, le coquin ! 
Je me suis donc bien gardé d’y toucher
: je les ai contournées avec la plus grande délicatesse. On ne sait jamais, ça aurait pu être considéré comme une atteinte au patrimoine…
ou comme de la triche dans le monde des alpinistes ! 
Ah zut… je ne suis pas alpiniste !
Donc j’avais parfaitement le droit de tirer dessus ! 

Trêve de plaisanterie
: ça te dirait d’aller équiper une via corda dans le Bargy ? 🪢 On pourrait la baptiser « Tonio Bucon » ! 
C’est bizarre, depuis monferrond, je ne suis jamais passé EXACTEMENT par là… J’ai dû me planter d’itinéraire !
🫣:rofl:

Merci beaucoup pour le ton de ton commentaire
.
Je pourrais rebondir sur l’inutilité d’un GPX dans ce genre de terrain… et pourtant je continue à en diffuser. Les gens ne le savent pas forcément, mais je suis un farouche anti-GPX, lorsqu’ils sont balancés bruts de décoffrage sur C2C et notamment sur Strava. Si je les publie, c’est pour une seule raison : ils sont toujours accompagnés d’explications. La démarche n’est pas la même, c’est un site spécialisé.
Pourquoi continuer à publier la trace ? Parce qu’elle documente la sortie. Elle permet de comprendre le cheminement à qui possède un peu d’esprit critique, de le comparer à la carte et de l’analyser a posteriori. À elle seule, elle ne vaut pas grand-chose. C’est l’ensemble — description, difficultés, conditions, photos et lecture du terrain — qui a de la valeur. J’ai d’ailleurs l’impression que de plus en plus de personnes apprennent à lire un itinéraire, à décoder le terrain et à cheminer entre les barres rocheuses sur des pentes très raides, plutôt que de suivre aveuglément une trace. Sur camp to camp une majorité des gens qui font de la randonnée alpine engagée connaissent les dangers même certains qui se disent alpinistes dont l’égo fait grossir les chevilles 🫣 (alors qu’ils tiennent à peine debout en pente à chamois !)
Je doute que beaucoup de monde se rue dans ce couloir. Si ça déclenche de la curiosité c’est gagné. Si certains y vont, c’est tant mieux, à condition de le faire avec de la marge, des solutions de repli bien anticipées et, même si le repli nécessite de laisser une corde. 
Ce couloir était emprunté par les chasseurs de chamois bien avant que Pierre Tardivel ne le baptise ainsi. Être seul là-haut décuple les sensations. Et pourtant, sur le moment, je l’ai trouvé étonnamment facile. C’est assez paradoxal, car vu d’en bas, il me donne toujours la chair de poule !
Je n’ai pas envie de donner aux gens l’envie de simplement cocher un passage. Ce qui compte, c’est tout le travail qu’il y a derrière : des années passées en montagne, l’expérience, la lecture du terrain et la capacité à renoncer si les conditions ne sont pas réunies. Le couloir, au fond, n’est qu’un prétexte.
Je ne pratique pas une montagne de menteur mais de gens vrais, quelque soit leur itinéraires !