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Superbe
bravo 
On attend de belles photos avec impatience 
J’avais ta pensée comme mantra encore aujourd’hui, « quelle chance on a »…
Bravo, belle sortie !
Il y a bien des plaquettes le long de l’arête depuis la pointe de Chardonnière. En revanche, leur espacement est vraiment très important, ce qui laisse penser qu’elles sont plutôt destinées à un usage professionnel qu’à équiper un itinéraire pour en faire un topo et encourager un passage régulier.
Au fait, y avait-il des moutons et leurs patous vers les Salamanes ? Merci.
Des chiens de protection nous ont vivement accueillis aux Salamanes, mais la bergère les a rapidement arrêté dans leur course vers nous.
On s’intéresse aussi à la Pointe de Chardonnière. Sais-tu s’il y a un topo ou des infos accessibles quelque part?
Merci de l’info. Pour répondre à ta question sur Chardonniere. Ça fait longtemps que je n’y suis pas allé. Ce que je me rappelle c’est que j’avais pas de topo. Que j’ai d’abord rejoint la Pointe de Salles puis suivi la ligne logique. Je sais plus si c’était cairné mais je me rappelle qu’il n’y avait pas d’escalade. Pour descendre j’étais passé par le sud pour aller voir le début de l’arête qui mène à la Tête à l’Ane. Je suis revenu à l’ouest puis suivi des pentes entre des barres de rocheuses. Pour résumer ça avait l’air d’être plus facile par la Pointe de Salles que direct plein Ouest. Je te conseille donc d’essayer par la Pointe de Salles en aller retour dans un premier temps. Je crois que la raison pour laquelle peu de monde vont visiter ce sommet est parce qu’il est éloigné et un peu plus difficile d’accès que la tête à l’âne ! En tout cas c’est sauvage et ca te plaira ! Et la vue est étonnante sur l’arête de l’autre côté.
Je crois enfin que l’absence de topo est une chance pour toi et ton ami, si vous y aller. Elle invite à observer, à lire le terrain et à trouver son propre chemin plutôt qu’à suivre une trace. Cette liberté développe encore plus l’autonomie et permet d’aborder des itinéraires encore plus sauvages avec plus de confiance, tout en restant humble bien entendu ! Et puis sans topo il y a un côté mystérieux qui ajoute du piment à l’aventure…
Un dernier mot sur la réussite du premier coup ou non en randonnée ! Je trouve qu’une montagne est encore plus belle quand elle ne se laisse pas faire et que l’on doit y revenir plusieurs fois pour la réussir…comme si elle voulait qu’on l’a voit sous différents angles sans qu’on la juge au premier coup d’œil.
La traversée complète est dans le guide du CAS. Mais c’est clairement de l’alpi, enfin selon le topo.
Et concernant la cotation Alexandre, les anciens cr sont classés PD-. La Tête à l’Ane a-t-elle été déccotée, à ton avis ?
Aucune idée. Pour la seule Tête à l’Âne, j’ai souvenir d’un truc long mais pas franchement difficile. Un T4 peut-être…
La montée à la Tête à l’Âne et à Chardonnière sont des randos T4, la traversée des arêtes est cotée AD de mémoire mais le topo n’est pas très détaillé. Il faut s’attendre à grimper du 4, et peut-être 1 ou 2 pas en petit 5 ? Le rocher dans les parois est plutôt bon alors on peut espérer que sur l’arête il l’est également.
(Si jamais ça tente quelqu’un c’est dans mes « à faire par curiosité »…)
Mouais, T4 ça me laisse dubitative.
Je trouve que la montée à la Tête à l’Ane vaut au-moins celle à l’Aiguille Grise de Varan, d’autant qu’il n’y a pas d’équipements et qu’il y a des zones de pierriers glissants avant et après la cheminée. Et une belle expo une fois sur l’arête effilée.
La Grise en T5 est moins difficile, selon moi.
La Grise et l’Âne c’est sensiblement la même difficulté je trouve mais c’est peut-être parce-que j’ai + l’habitude de faire la dernière que la première.
J’ai un vieux topo sous les yeux (Bossus Aiguilles Rouges). Tête à l’'Âne et Varan sont cotées F, Chardonnière PD et la traversée ADsup. Alors en cotation c2c actuelle je ne sais pas ce que ça donne.
Camptocamp utilise un référentiel propre à sa plateforme, basé sur des échelles largement reconnues. Comme dans tous les topos, les cotations reposent sur l’interprétation des auteurs et des contributeurs. Il est donc normal qu’elles puissent différer d’une source à l’autre.
D’ailleurs, il suffit de quelques échanges entre pratiquants expérimentés pour constater que nous ne sommes pas toujours d’accord sur la cotation d’un même itinéraire. L’expérience, les conditions rencontrées, le niveau technique ou encore la perception de l’engagement influencent forcément cette appréciation.
Cela étant dit, ces différences restent généralement limitées. On ne verra pratiquement jamais un itinéraire coté T4 par une source et T6 par une autre, ou F dans un topo et D dans un autre. Les écarts concernent le plus souvent un demi-niveau ou un niveau : T4 ou T5, PD+ ou AD−, 4c ou 5a… Des nuances qui reflètent davantage une appréciation qu’une remise en question de la difficulté globale de l’itinéraire.
C’est pourquoi les guides de haute montagne et les pratiquants expérimentés ne se fient jamais à une seule cotation. Ils croisent plusieurs sources (topos, Camptocamp, retours récents, conditions du moment) et accordent surtout de l’importance à la description détaillée de l’itinéraire. Une cotation donne un ordre de grandeur ; elle ne remplace ni l’analyse du terrain, ni l’évaluation des conditions du moment, ni le jugement du pratiquant.
De mon côté, je travaille aussi l’itinéraire de la traversée vers Tête à l’Âne depuis Chardonnière. La dernière fois, avec ma femme, nous avons reconnu en aller-retour environ la moitié de la traversée au départ de Tête à l’Âne. Malheureusement il nous manquait du temps et du matériel pour continuer, et des baudars !
Je pense qu’en prenant le temps de reconnaître le terrain en y revenant plus souvent, de comprendre le cheminement et en s’entraînant avec un équipement plus conséquent, il serait tout à fait envisageable de réaliser cette traversée avec une corde légère de 20 m et deux ou trois dégaines et sangles. Mais avant d’en arriver là, il faut accepter de faire avec les patous et de réaliser une longue bambée d’accès en se coltinant davantage de matériel pour parer aux imprévus. A noter qu’il y a une belle source en haut des Salamanes. Les retours sur les conditions sont rares, en dehors de ceux des guides, que l’on peut parfois glaner grâce au travail de Magali à la compagnie.
Honnêtement, je ne pense pas que cette traversée soit exceptionnellement difficile sans entrer de nouveau dans le débat des cotations. En revanche, un itinéraire qui me fascine encore davantage est la montée à la Pointe de Sales depuis le Collet d’Anterne par le vieux passage Wills. Celui-là m’intrigue autant pour son histoire que pour son cheminement incroyable dans le pilier d’angle nord des Fiz.
Pour en revenir à @Isa74 qui souhaitais connaître le niveau d’accès à Chardonnière, la meilleure façon c’est d’y aller voir. Mon avis est que c’est dans tes cordes par l’itinéraire aller retour de la Pointe de Salles et peut-être en plusieurs fois si tu souhaites réaliser la traversée en redescendant ou montant directement par l’Ouest en raison du cheminement entre les barres pas si évident. Je te conseille de ne pas y aller seule dans un premier temps.
Un dernier conseil, que j’applique beaucoup pour moi et ma femme : ne jamais forcer les choses et laisser mûrir un projet. Ôter la notion de « but ». Aller en montagne ailleurs, accumuler de l’expérience, comprendre le terrain, gagner en confiance… et un jour, ça devient une évidence, loin de toute pression et de toutes pensées parasites; ce qui peut parfois arriver quand on interprète un récit en le mystifiant. On se fait souvent tout un fromage d’une montagne, alors qu’au final il suffit de l’apprivoiser et de revenir plusieurs fois pour que ce qui semblait inaccessible devienne simplement un chemin que l’on connaît. Le seul risque a cela est que tu aies envie de plus…
Bien joué!
Lors de ma premiére visite, j’ai été très surpris de voir au sommet un homme avec son fils… de 10 ans!!!
Bien évidemment Sizeret d’origine, ils ont un chalet à Sales ce qui a limité le d+ mais quand même.
Et ce qui m’a encore plus surpris c’est qu’ils sont redescendu par la face Ouest!
Le papa m’a dit que c’était moins technique que la cheminée, je n’ai pas osé allé voir très loin car j’ai trouvé ça très expo.
Idem il y a trois ans: partie pour la Tête à l’Ane, j’aperçois un adulte et un enfant d’une dizaine d’années dans la vire en pierriers impressionnante, à gauche de la cheminée. Je me suis arrêtée à la Mitraille.
Et toi, comment évaluerais-tu la cotation de ce sommet par la voie normale?
Bonjour Isa(belle j’imagine?)
J’avais trouvé le premier pas de la cheminée S un peu déroutant puis la suite plus facile.
Par contre je ne me souviens pas de l’arête « effilée » … comme quoi le ressenti des difficultés est propre à chacun…
Ma dernière visite date du 8 Septembre 2018 donc c’est un peu flou pour moi d’y mettre une cotation.
Il faudrait que je regarde mes photos, je partirai sur un T5 car c’est quand même globalement hors sentier dans un terrain « brut » à partir des Salamanes.
face W depuis le sommet ==> vous pouvez constater l’exposition mais un enfant de 10 ans y est passé sans encordement…