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Bonjour
Pardonne-moi d’intervenir sur le récit de ta sortie, mais la question des écarts d’aisance, physique ou technique, me touche particulièrement. J’ai longtemps encadré des sorties bénévolement et essayé de composer avec des groupes parfois très disparates. Ce n’était jamais simple, et cela m’a appris qu’il vaut souvent mieux prévoir un objectif un peu plus modeste, adapter l’itinéraire au groupe et échanger en amont pour que chacun parte en confiance. Il faut aussi distinguer le cadre de la sortie : une sortie professionnelle n’implique pas les mêmes attentes qu’une sortie entre amis ou en club. Dans un groupe, il est parfois difficile d’apprécier le niveau ou la forme du jour de chacun, et les écarts ne se révèlent qu’une fois sur le terrain. Les différences de rythme existent dans tous les groupes. C’est justement pour cela que le choix de l’itinéraire gagne à tenir compte de l’ensemble des participants. Les temps d’attente en sont souvent une conséquence, plus qu’ils ne relèvent d’une personne en particulier. Et puis, il ne faut pas oublier que nous sommes tous, un jour ou l’autre, le lent de quelqu’un d’autre. J’espère surtout que cette personne, comme les autres participants, gardera en mémoire bien plus que le côté « bavant » de la sortie. Chaque sommet se mérite, mais l’essentiel reste aussi le plaisir d’évoluer dans un terrain magnifique, avec ces superbes vues sur le Mont Blanc et les Aiguilles Rouges. Encore mes excuses d’avoir réagi aussi longuement à ton récit. Ce sujet fait écho à quelques expériences personnelles, heureusement sans accident, qui m’ont beaucoup appris et fait progresser dans ma façon d’aborder les sorties entre amis.
Faire visiter le Buet par la voie normale reste un must pour ceux qui découvrent.
Bravo.