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Bravo Yannis. Merci d’avoir écrit le nom du « Supercouloir » sur ta photo. C’est un petit clin d’œil au célèbre Supercouloir de Patrick Gabarrou au Mont Blanc du Tacul. C’était mon voisin à l’époque où je vivais à Agy. Je le croisais parfois et échangeait un peu. Bien sûr, ce qu’il a réalisé et qu’il réalise encore est sans commune mesure avec ma façon d’arpenter la montagne !
Depuis l’endroit où tu as pris la photo, tu ne voyais que la partie haute du couloir, mais il se redresse nettement ensuite. Là, on entre dans de la vraie désescalade. C’est plus vraiment de la pente à chamois. Je te conseille vraiment de prendre ton temps avant d’y aller, et surtout pas en descente pour commencer. Il te faudra du matériel, et surtout quelqu’un d’expérimenté avec toi.
Je peux déjà te dire qu’il y a une plaquette en haut avec une corde fixe, ainsi qu’une autre plaquette en bas. Ce couloir permet d’éviter, à la montée comme à la descente, l’arête de Chalavreu et sa traversée en dessous. C’est généralement par là que je reviens vers Lachat d’en Haut après mes tours sur les sommets.
Attention aussi aux grandes pentes schisteuses après la sortie du couloir : ce n’est vraiment gagné qu’une fois sur l’autre arête des pins, celle de Lachat.
N’hésites pas à me demander conseil. Je sais que tu apprivoises les choses à la bonne vitesse autour du chalet familial de Varan, depuis tout petit ! Il faut vraiment prendre le temps : cette pratique de la montagne que je partage avec Mag doit être une construction lente et solide, jamais un simple objectif à atteindre. Tes photos d’animaux sont magnifiques par ailleurs, dommage que tu n’en rajoutes pas sur C2C.
Tu a dû te demander ce que je faisais en mode « Trail » à remplir mes flasques au bassin
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Pour finir, cet itinéraire du K2 que tu cites était une folie. Je suis bien heureux qu’il n’y ai jamais eu d’accident. En même temps je reste très fier de cet itinéraire de dingue que je pratique mais à moins grande vitesse maintenant.