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Triangle du Tacul : Goulotte Chéré

Salut,
désolé pour votre accident… Malheursement c’est la norme depuis bien des années de faire cette goulotte en descendant en rappels à la fin du ressaut principal … Et de s’entasser dedans à plusieurs (et même souvent nombreuses…) cordées… (raison pour laquelle je refuse d’y retourner)
C’est plutôt de ne pas respecter l’usage prudent « une goulotte/une cordée » qui est problématique, car le rocher brisé entraine également de gros risques pour les cordées du dessous en poursuivant au sommet…
Et d’avoir banalisé cet usage rend compliqué la prise de recul pour la plupart des cordées :confused:
Bon rétablissement !

Rob

Salut Robin,
Merci pour ton message, effectivement tu as raison, à savoir que nous étions les premiers à être dans la goulotte, je perçois que c’est la norme de descendre en rappel dans la goulotte, mais la pilule est difficile a avaler quand tu pars tot afin que la glace fixe le rocher et que c’est une cordée qui t’en fait dérouler un sur la gueule…
J’ai pris une leçon, mais maintenant j’irais sur des goulottes ou l’approche est longue et ou il n’y aura pas grand monde.
Cela fait que une grosse année que je fais de l’alpi intensément et pour moi ca parait evident, quand tu es censé tu ne rajoutes pas de risque au risque réel, comme faire un rappel en goulotte quand des gens y grimpent, l’égoïsme n’a pas sa place dans ce sport.
Je te remercie pour le message :wink:

Rob
(si jamais on peut en discuter sur insta, je t’ai ajouté, et il y en a des choses a dire)

Je me demande comment on peut faire tomber des blocs de granit en descendant en rappel. Il suffit d’un peu de bon sens et de rester détendu pendant la descente, en faisant les choses calmement… On avance souvent plus vite en allant tranquillement qu’en se précipitant. Désolé pour l’accident, mais aujourd’hui il est impossible d’être seul dans une goulotte ou dans une voie rocheuse autour du Mont Blanc.

Il faut plutôt apprendre à s’adapter aux circonstances (dans ce cas-là peut-être s’adapter à une voie avec moins de glace et un ISO plutot haut), et avoir le bon sens de savoir quand faire quoi et à quelle vitesse, en tenant compte des gens autour de soi.

Et la Cheré est hyper solide… imagine des gens comme ça dans des endroits un peu plus… alpins…

J’y suis allé il y a environ six semaines, je crois. On était les premiers et on a fait les rappels avec trois cordées qui montaient. On n’a eu aucun problème.

Ah oui, merci pour ton message !! Je suis d’accord avec toi ! mais pour le coup les gars étaient très très bourrins !!!
Parcontre les conditions d’il y a 6 semaines n’ont rien à voir avec celles que nous avions.
Mais bon ce qui est fait est fait !

Rob

Bonsoir,
Vraiment désolé pour cet accident, qui aurait pu avoir une fin encore plus dramatique…
Toutefois, je t’invite vraiment à ne pas céder à la facilité en faisant porter toute la responsabilité de cet accident à la cordée qui vous précédait.
Si j’ai bien compris, tu envisages de devenir guide. Un guide est avant tout quelqu’un qui gère le risque et prend des décisions.
Donc, demande-toi comment tu as géré le risque (c’est un ensemble de facteurs, endogènes et exogènes) sur cette course (de la préparation à la réalisation) et quelles décisions tu as prises en ce sens…
Loin de moi l’idée de te faire la morale ou la leçon. Mais que cette expérience te serve, que tu puisses en tirer quelque chose d’autre que simplement rejeter la faute sur autrui.
Avant tout, bon rétablissement et bon courage !

Salut ! Merci pour ton message, il est évident que rejeter la faute sur la cordée du dessus ( évidemment pas l’entière faute mais un facteur déclencheur) est surtout une réaction à chaud par rapport à ce qu’a vu mon leader et ce que la cordée a dit à mon leader.
Il est évident que cette accident me donnera une grande leçon, sur le choix d’itinérante par rapport au moment même, la fréquentation, et pleins d’autres choses !
Et c’est vrai que pour ma volonté d’être guide et/ou secouriste au pg, cette leçon va jouer un rôle très important.
Merci encore d’avoir pris le temps de donner une réponse constructive !

Rob

Malheureusement non, la chere n’est pas du tout un itinéraire « tout solide ». Ça s’assèche à vue d’œil, ce qui libère de nombreuses zones potentiellement instables, et peut mener à de gros éboulements. Il y a 8 ans déjà, un copain de promo avait failli se tuer à R1 (au départ de la partie grimpante) en arrivant au relai sur sangles en place depuis des lustres : quand il l’a testé le relai est parti dans la rimaye, bloc énorme, heureusement il avait eu le réflexe de tester avant de se longer…
Quand il y a un tel volume de glace qui disparaît, la zone est forcément à considérer comme instable.

Mais c’est compliqué à Chamonix de faire changer les habitudes et reconsidérer les classiques qui évoluent :confused:

Bonjour,
Et surtout 1 grand merci aux commentaires plus que CENCES de Robin Bonnet dont je suis depuis longtemps les CR et les conseils et amusant dont je fais assez souvent des sorties communes.
J ajoute que cette sortie goulotte Chère s est effectuée en "mauvaises conditions " avec des pas de dry!!
Ce n est pas l esprit de cette goulotte qui doit être entreprise en neige ou glace.Je l ai toujours pratiqué en bonnes conditions
Donc évidemment si c est délicat on peu être amené à se tracter sur des blocs donc danger !
Le nombre de cordées au dessus doit amener à renoncer c est classique
Mais maintenant les jeunes sont affûtés notamment en dry et veulent tout passer et tout braver donc forcément de la casse et c est dommage.
Le nombre de courses des "100 plus belles de Rebuffat "doit être reconsidére!
Idem en ce moment ou beaucoup de « skieurs alpinistes » se lancent dans des « Tacul/Maudit » ou Dome des Écrins ou Glacier du Milieu courses que j ai pratiquées à l époque en ski intégral ou maintenant des rappels ou sections 2 piolets tractions sont obligés et ce n est pas la même donne
Et la cotation de ces courses a revoir!
Encore merci a Robin Bonnet toujours beaucoup d admiration pour les guides(mes enfants étaient guides mon gendre et ma fille aussi) bref toujours 1 approche responsable au mieux de la montagne.
Apres même avec toutes les précautions cela reste 1 milieu a risque