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Cime de Cornillon : Éperon NE

Bonjour Vincent,

Et bien bravo pour cette montée, par l’éperon NE, à la cime de Cornillon. La lecture de ton premier compte-rendu laissait flotter quelques doutes, doutes que ton deuxième compte-rendu élimine complètement. Alors, je le redis : bravo !

Je suis monté, les 7 et 26 juillet, au-dessus de l’Âne, mais n’ai pas su trouver la solution au franchissement du second ressaut rocheux. Je suis resté bloqué à l’endroit où tu dis avoir fait un peu d’escalade en III (photo 31), avant d’atteindre la « vire rouge » de sortie. Je cherchais un passage qui soit simple, par exemple en vire, ce que je n’ai pas trouvé, et je n’ai pas envisagé de grimper un peu. Du coup, je n’ai pas fini…

As-tu vu une petite grotte ? C’est là que je me suis arrêté.

Je vais compléter tes explications par quelques informations de plus.

Après l’Âne, je suis descendu au petit col qui suit. Au lieu d’aller à gauche comme tu l’as fait (photos 8 à 11), je suis allé en diagonale à droite (150 m environ) jusqu’à un court pierrier. En haut du pierrier, il faut tourner à gauche, prendre une belle petite vire commode (avec une grosse racine de pin) qui permet de franchir la barre de falaises sans se fatiguer. Ensuite on rejoint la « crête paisible » où tu es passé (photos 12 et 13).

A propos de la « magnifique terrasse », avec le petit cairn qui la précède, je suis bien d’accord qu’il faudrait y faire un bivouac. Et d’ailleurs, j’y ai laissé 3 litres d’eau, cachés, dans une optique future…

La petite pointe herbeuse dont tu parles est bien le point côté 1922 m.

On peut en descendre en marchant (et non en dé-escalade) sur une trace de chamois au-dessus du raide couloir (exposé) pour arriver à un petit collu (1910 m).

De là, tu es parti direct dans le versant sud du premier ressaut. Moi, j’ai contourné ce ressaut par la droite, suis remonté derrière commodément, et suis arrivé à la brèche entre ce premier ressaut et le second (très facile, et même ludique pour arriver à la brèche).

Ensuite nos cheminements sont les mêmes, sauf que toi tu es allé au bout. Bravo encore !

Ta photo 36 montre très bien les lieux : en bas à droite : la pointe herbeuse 1922 ; au centre le premier ressaut (que tu as passé dans le versant au soleil, et moi dans le versant masqué) ; le second ressaut (en haut à gauche) qui est le point le plus haut (environ 1940-1950 m) mais auquel on ne passe pas puisque ton cheminement le coupe à mi-hauteur dans les vires.

A+

François

Bonjour François,

Merci pour toutes ces explications. Je vois maintenant pourquoi, entre le pas de la Lauze et la cote 1922, je suis passé différemment les première et seconde fois. Et je pense que ta façon de faire pour aller du pas de Lauze à la brèche 1910 est plus commode. De même, ton contournement par la droite du premier ressaut donne une autre façon peut- être plus ludique pour aller prendre le système de vires du second ressaut. Sur les vires, à défaut de grotte, il m’a semblé voir des renfoncements. Mais je n’ai pas fait trop attention, car j’avais le regard rivé sur la fin des vires. Enfin, à la fin des vires, j’étais si près du but (le franchissement du ressaut) que ça valait bien un passage de III.

Il faudra modifier le topo pour tenir compte de tes remarques. Merci encore pour tes informations

A+

Vincent

Bonjour Vincent,

Oui, un topo « optimisé » est le résultat de plusieurs passages, par différentes personnes. C’est sûr…

D’ailleurs, dans ton commentaire précédent, je crois qu’il faut corriger quelque chose.
Tu as écrit :

Je vois maintenant pourquoi, entre le pas de la Lauze et la cote 1922, je suis passé différemment les première et seconde fois. Et je pense que ta façon de faire pour aller du pas de Lauze à la brèche 1910 est plus commode.

Il me semble que cela concerne non pas « entre le pas de la Lauze (environ 1550 m) et la brèche 1910 m », mais entre l’Ane (1773 m) et la brèche 1910 m.

On peut d’ailleurs être un peu plus détaillé sur la partie qui concerne le ressaut dans son ensemble.
Cette « arête » est constitué de :

  1. La pointe herbeuse 1922 m
  2. Le collet 1910 m juste derrière à 20 m
  3. Le premier ressaut
  4. La brèche « à l’accès ludique par le nord » (je la nomme ainsi faute de mieux…)
  5. La pointe centrale (que nous n’avons pas encore évoquée dans nos commentaires, mais qui existe bel et bien ; elle est très pointue ; en fait c’est elle qu’on voit sur ta photo n°36, au centre, et je me trompais, dans le commentaire précédent, en disant qu’il s’agissait du premier ressaut). Le petit cairn se trouve d’ailleurs à son pied, versant sud.
  6. La seconde brèche, plus large (visible sur ta photo n°36)
  7. Le second ressaut, qui est le plus haut (environ 1940-1950 m), qui est le ressaut final, et dans lequel se situe ton pas d’escalade en III et la « vire Rouge » en fin de parcours.

Tout cela se confirme très bien quand on regarde le Géoportail en « Vue aérienne ».

A+
François