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Taillon : Par la brèche de Roland - depuis les Especières

« Mais qui a pu imaginer que ces tôles supporteront longtemps les intempéries et les avalanches? »
Ci j’ai bien compris !!
Le CAF, la haut à Paris (4/5 ans d’études pour cela)
L’état qui a validé le permis de construire
Le Parc National et Natura 2000 qui ont validé aussi
Je ne suis ni architecte ni designer, mais je trouve moi aussi qu’ils ont fait très fort

Oui, c’est consternant et lamentable !!

Mais qui a pu imaginer que ces tôles supporteront longtemps les intempéries et les avalanches?

Sans rentrer dans les détails, les tôles dans l’ensemble supportent plutôt bien les intempéries et les avalanches.
Et ça pourrait durer.
Elles sont rouillées ?!? C’est normal c’est du Corten.
Elles sont tombées ! Oui c’est un problème … enfin seulement quelques unes sont tombées naturellement. Les autres ont été enlevées volontairement. En tout cas un problème de dimensionnement et de technique de pose tout en sachant que ce n’était pas terminé.
Leur support restent à revoir. C’est sous expertise.
Mais bon c’est toujours plus facile de parler a posteriori sur quelque chose de pas fini qui pis est.

Les tôles de corten sont un choix architectural … plutôt réussi quant à l’intégration paysagère (je suis assez à l’aise pour donner mon avis, je n’étais pas dans les Pyrénées quand le permis de construire a été déposé).
L’emplacement pourrait être discuté, mais le refuge a très bien supporté structurellement une avalanche d’ampleur et protège l’ancien. Il n’est pas non plus totalement posé la par hasard et il n’a jamais été recherché d’éviter les avalanches (assez difficile dans le coin sauf à se mettre totalement ailleurs). Malheureusement ça arrive à un des pires moments pour une construction et ça prend donc beaucoup de temps pour des dégâts qui aurait largement pu être évités.
Ça va prendre quelques petites années (espérons la fin l’an prochain) pour être réglé encore.

Le CAF de Tarbes aussi … le projet prend sont origine localement.

Toujours est il qu’il y a des gens qui sont architectes, designers, bureau d’études structures, des experts en risques naturels et des entreprises spécialisées qui ont été choisis, quasiment tous localement et connaissant l’endroit.
Un expert est chargé d’analyser les responsabilités de chacun.

Mais je trouve toujours marrant de voir que ça semble tellement évident pour tout le monde ce qui est arrivé alors qu’au final il n’y a jamais eu de retour sur ce côté là dans les procédures, d’état, comme l’enquête publique.

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Ben oui !! y compris des gens du métier

A oui, il suffit de demander aux personnes qui passent par la ce qu’ils en pensent

A part que l’ancien, depuis les décennies qu’il existe (1956), il a dû en prendre des plus belles sans avoir besoin d’être protégé

Des gens du métiers qui n’ont pas spécialement les tenants et aboutissants du projet. Des gens du métier qui n’ont rien dit à la présentation du projet ou lors de l’instruction ou encore lors des enquêtes publiques.

Ultracrepidarianisme ?
Ou alors il faudrait mettre tout ses sachants en responsabilité vu qu’ILS savaient.

Ca dépend comment on leur demande et on leur présente.
C’est un bâtiment qui n’est toujours pas fini.
Et quelque soit le projet les réactions auront toujours été le rejet tant qu’il n’est pas expliqué.
Quand je suis sur place et que je parle avec les gens qui passent, que je leur demande ce qu’ils en pensent il y a, oui, ce rejet de la nouveauté.
Quand j’explique les choix de l’architecte et que je leur demande de prendre du recul tout de suite l’intégration est comprise.
Le problème du paysage c’est que ça répond à des codes. Mais il y a quand même assez peu de personnes sensibilisé à l’analyse du paysage. L’objectif d’un tel projet n’est pas de plaire au premier coup d’œil mais de s’intégrer durablement.
Le choix architectural a été fait par un pyrénéen qui pratique la montagne, qui connaît très bien le coin. Peut être nous lit-il mais il est quasi certain qu’il ne viendra pas s’exprimer sur le sujet, alors qu’il pourrait expliquer ses choix.
Le choix architectural a été validé par des personnes ayant une réelle légitimité pour émettre ce genre d’avis : architecte dès bâtiment de France, ministère de l’environnement, inspecteur des sites classés, architecte conseil du CAUE, architecte UNESCO.

Moi j’étais pas là en 2011 … je m’amusais du côté de Marseille et n’avait vu la breche de Roland qu’en photo sur ce site lors d’un concours photo. Les Pyrénées ne m’attirait pas plus que ça, les ecrins étaient plus proches.

Aujourd’hui j’analyse a posteriori tout cela. L’extension n’est pas un modèle à reproduire pour plein de raisons mais il y a un truc que je trouve réussi c’est bel et bien son intégration paysagère. Malheureusement, elle dérange c’est une construction en montagne récente et donc elle est forcément critiquée. Il faut donc accompagner ce changement et expliquer les choix.

Ce bâtiment n’a pas vocation à être beau tout seul et de près. Il est conçu avec une vision globale du site sur l’ensemble des accès depuis lesquels on voit le bâtiment.

L’ancien n’en n’a pas forcément pris des plus belles. Les plus belles et plus grosses lui passait au dessus.
Par ailleurs le site change du fait du retrait du glacier.
Les conditions avalancheuses et notamment les trajectoires évoluent du fait du moindre enneigement de début de saison et du creusement au droit du glacier qui n’est plus visible.
Le permis a été déposé il y a plus de 10 ans. Les connaissances sur les avalanches ont extrêmement progressé depuis de même que nos connaissances sur les conséquences du changement climatique.
Mais bon c’est sur il y a 10 ans, tout le monde savait ce qui allait se passer. J’espère que tout ces gens sont prêt à prendre leur responsabilités pour n’avoir rien dit quand il était encore temps.
Ou alors on est comme souvent face à une armée d’expert de comptoir qui ne réagissent qu’en critiquant ce qui a été fait parce que c’est quand même tellement plus simple que de critiquer plutôt que réfléchir et essayer de comprendre.

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Et en accusant « Paris » parce que forcément c’est des gens qui sont loin et n’y connaissent rien aux conditions locales qui ont conçu ça depuis leur bureau…
Refrain connu… Heureusement que tu rétablis un peu la vérité…
D’ailleurs le permis a été accordé par qui? Sauf erreur, par le maire.

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Et bien oui!! comme la plupart des gens, qui ne sont pas directement lié à un projet et qui sont mis devant un fait accompli ; dans tous les cas un citoyen lambda (comme mois) même CAFiste, en supposant qu’il ait eu connaissance du projet au départ, aurait-il eut accès au dossier ainsi que son mot à dire.
Nous vairons bien ! dans 10 ans où en sont et que sont devenues les prouesses de ces décideurs et crois moi, j’espère pouvoir dire « tiens!! Floc avait raison ».

Enquête publique

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https://blogs.mediapart.fr/fredericsabourin/blog/290818/demission-de-nicolas-hulot-et-pendant-ce-temps-la

Oh un billet du blog d’un photographe en 2018 pour un permis déposé en 2013.

Si tu connais suffisamment de monde au CAF de Tarbes, renseigne toi sur les début d’une projet et sur les choix fait et qui a piloté le projet au debut.
Désolé mais au dépôt de l’UTN et du permis Paris était plutôt loin du dossier. La localisation n’a pas été décidé par Paris. La localisation a été proposé par des locaux qui connaissaient très bien le terrain et les enjeux.
Un citoyen lambda a eu son mot à dire lors d’une enquête publique en ayant accès à l’ensemble des documents.
Un Cafistes a forcément eu encore une fois son mot à dire car présenté en AG.
Et si tu es cafiste à Tarbes, encore plus car c’est là que tout a commencé.
Je rappelle que les refuges sont gérés par des bénévoles, qui pis est en dans la période 2005-2015 (la gestation du projet avec diverses esquisses jusqu’au début des travaux).
S’il y a eu une professionnalisation au niveau fédéral les refuges sont toujours gérés par les bénévoles qui donnent beaucoup de temps et mettent beaucoup d’énergie pour le respect de la montagne, du patrimoine et de l’environnement malgré le fait que ce soit une activité touristique donc forcément contraire aux valeurs des ayatollahs de médiapart.

C’est une opinion qui se défend mais ça n’a rien à voir avec le choix architectural puisque ce qui est mis en cause c’est l’agrandissement lui-même. Pas d’avis là-dessus

Befff ! de toute manière, je ne vais pas me battre avec des convaincus (c’est peine perdue pour mois) maintenant que cette verrue (à mon sens) est installée ; de toute manière je n’utilise pas c’est établissement, car il est fermé (pour l’instant) à la période ou j’y passe et la plupart des sorties qui se font à ce moment, peuvent très bien se faire à la journée ; le reste du temps, l’été, quand il est ouvert, je/on évite, car le secteur de la brèche (sur-fréquenté) n’est plus qu’un tas de cailloux et de gravette qui pue la pisse (et le reste).
Tiens ! d’ailleurs, vue la fréquentation estivale de cet endroit, si ce n’est pas déjà dans les tuyaux, ils pourraient y installer des toilettes publiques, car les gens qui ont pris un petit-déjeuner, un café, une bière, arrivent là-haut pour la plupart avec la vessie plaine !!

Oh ben ça alors… comme c’est une excellente idée à laquelle le CAF n’a jamais pensé. D’ailleurs on remarquera que dans les refuges les toilettes ne sont accessibles qu’à ceux qui y dorment.

Plus sérieusement, il y a des toilettes sèches intégrées à l’extension, accessibles depuis le chemin sans entrer dans le refuge. Et personne pour contrôler.
Il y a d’autres endroits dans les Pyrénées où il risque d’y avoir des restrictions, pour des petits problèmes techniques et sauvegarder des installations de traitement des eaux, mais dans l’ensemble les toilettes des refuges sont ouvertes à tout le monde. Ce qui est un problème de gestion de flux et de dimensionnement… comment gérer cela, est-ce que CAF de gérer les excréments de toutes la montagne ?

L’inverse aurait été étonnant… tu n’en parlerai peut être pas comme cela sinon.

Je ne sais pas à quelle période où tu y passes, mais :

  • C’est un refuge… au sens noble du terme… il est donc toujours ouvert.
  • Il est gardé depuis le week end dernier
  • Il y a des améliorations a apporter pour la partie non gardée hivernale, mais c’est bloqué à cause de l’avalanche… Espérons qu’il ne reste qu’un seul hiver comme cela
  • Le précédent gardien avait tenté des ouvertures hivernales… Quel intérêt de garder un bâtiment pour 3 personnes par semaine ?

Alors… là… ben on touche un autre sujet, mais je ne peux que confirmer.

On pourrait presque utiliser cet argument pour dire que c’était voulu pour limiter la sur-fréquentation

Je parle bien sûr de la période d’ouverture (gardée) et je ne vois pas l’intérêt de monter (au printemps) me geler, avec un sac lourd, pour aller faire la Brèche ou le Taillon ; quand au Mont Perdu et ces satellites, on file aussi à la journée sur Goriz qui lui est ouvert et garder.
Je ne parle pas bien sûr non plus de ceux qui en font un point de départ pour accéder aux étages du cirque et être le matin de bonne heure au pied des cascades.

Je n’ai pas entendu parler de tentative d’ouverture hivernale aux précédentes gardiennes, qui ont d’ailleurs (si j’ai bien compris) fait démonter des tôles pour quelles ne tombent pas sur le coin du nez des clients

quote=« Christian65, post:15, topic:299182 »]
Je parle bien sûr de la période d’ouverture (gardée)
[/quote]
Tu dis qu’il est (actuellement) fermé à l’époque où tu y passes.
Du coup je ne comprends pas à quelle période tu dis y passer.
Il est gardé de début juin à mi octobre.
L’an dernier il était non gardé en fin de saison (mi-septembre - debut octobre) sur décision des gardiennes car la route des gorges de Luz était fermée à la circulation. Mais il est bel et bien prévu de prolonger un peu le gardiennage à cette magnifique saison qu’est l’automne.

J’ai dit le précédent gardien. Ce qui d’office écarte « les précédentes gardiennes » qui n’ont pas eu le temps de proposer quoique ce soit l’hiver ayant décidé de partir aux Oulettes de gaube dès le mois de mars.

Quant au fait qu’elles aient fait démonter les tôles pour ne pas qu’elles tombent sur les clients … c’est une petite réécriture de l’histoire assez intéressante. :joy: c’est marrant en tout cas de voir comment c’est vu de l’extérieur.

Comme la plupart des gens qui vont traîné dans le secteur en ski ; donc entre début avril et fin mai en fonction de l’enneigement

Lionel avait essayé plusieurs années d’ouvrir le refuge au printemps pour les skieurs de rando (de mi-avril à mi-mai environ) mais sans beaucoup de succès.
Peut-être qu’avec le réchauffement climatique, il y aura des essais dans l’avenir pour l’ouvrir un peu plus tôt pour les amateurs de ski de rando et des cascades de glace du 2nd étage.
Après pour la verrue et l’utilité du refuge actuellement, cela se discute mais il ne faut pas oublier que le refuge existe depuis très très longtemps, qu’il était en mauvais état et que les conditions d’hébergement n’étaient pas terribles (n’oublions pas que les gardiens dormaient sur le toit dans des tentes!).
Fallait t’il le raser?
Même si on l’enlève, cela ne diminuera pas la fréquentation du secteur l’été (et toute la pollution induite). Au moins avec le refuge, c’est un peu plus canalisé pour les toilettes, l’eau…

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Quand on se renseigne sur la fréquentation du refuge au printemps, ça donne raison à Lionel. Il n’y a clairement pas matière à gardé le refuge pour le moment. Il y a certes un passage régulier mais jamais plus de monde que de couchette laissées à disposition (14 ou 16 couchages). Très souvent il ne s’agit que de 4-5 personnes le week-end.
Après si d’autres ont des expériences différentes le CAF et le gardiens seront preneurs.