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Avalanche dans la face NE de la Pointe de la Scia

Pas mal de peur, un peu de mal
Bon rétablissement au blessé

Ouf ! Avertissement Ă  moindres frais. Merci pour le rĂ©cit. On perçoit bien les Ă©lĂ©ments psychologiques (malheureusement classiques) qui conduisent Ă  l’accident.

On hésite, on avait tous envie de redescendre, mais sans oser le dire

C’est souvent le cas, et ça m’est arrivĂ© plein de fois. Maintenant j’essaye de m’exprimer plus tĂŽt en cas de doutes, et on se rend compte que c’est souvent partagĂ© (et donc dans ce cas demi-tour, mĂȘme si on « rate » peut-ĂȘtre une belle sortie).

Merci pour ce CR honnĂȘte. Comme le dit LoĂŻc, vous avez laissĂ© passer plein de signaux et poussĂ© jusqu’en haut. Je me demande si ce faisant vous n’avez pas Ă©chappĂ© au pire. Quand je vois que toute la face est partie jusque sur les bords du couloir, ça montre bien le gros piĂšge dans lequel il ne fallait mĂȘme pas s’approcher en fait
 Peut-ĂȘtre que si vous vous Ă©tiez arrĂȘtĂ©s au milieu ou aux 2/3, en skiant, cela aurait dĂ©clenchĂ© mais avec beaucoup plus de neige au-dessus de vous donc plus de danger d’ensevelissement
 C’est une supposition

Content pour vous que cela se termine ainsi ! Bonne continuation !

Citations :

« DĂšs que je rejoint le bas du couloir, ça commence Ă  partir sous mes skis. Pas grand chose, 10 cm d’épaisseur sur un m^2. Quelques m plus loin ça se fissure sous mes skis, sur au moins 20 cm. Ca glisse un peu. mais aucun bruit suspect. J’hĂ©site Ă  continuer. "


" Il fait quelques m en s’enfonçant jusqu’au bassin. Puis crie « ça part », mais ça a juste glissĂ© de 20 cm sur quelques m. "


« Pourquoi n’a t’on pas fait demi tour Ă  ce moment »


" la neige devient plus dense, plus portante. C’est de la poudreuse tassĂ©e. J’enfonce plus que de 10 cm et plus aucune trace de fissure. Je fais 4 conversions, le sommet du couloir est juste 20 m plus loin, 10 m plus haut.
Et puis soudainement tout part. »



∆ SincĂšrement j’aurais pliĂ© les gaules bien avant.
Sans parler du fait que les jours prĂ©cĂ©dents c’était grosse chute de neige ventĂ©e (une semaine avant) suivie de prĂ©cipitations + prĂ©cipitations les jours juste avant la sortie avec BRA Ă  4.

Ensuite en arrivant sur de la neige portante non loin du dĂ©bouchĂ© d’un couloir ou d’une crĂȘte ( « sommet Ă  qques dizaine de mĂštres ») c’est aussi une alerte « plaque » 

J’espĂšre que le blessĂ© se porte bien et rĂ©cupĂ©rera rapidement. Je me suis dĂ©jĂ  fait aussi avoir. La communication entre les participants de la sortie est parfois le seul moyen de se rendre compte qu’on est en train de faire une connerie. Depuis, avec mes amis, on Ă©change tout le temps et on fait 1/2 tour assez facilement si quelqu’un ne le sent pas. En plus, le bon ski est rarement dans les zones craignos.

ComplĂštement d’accord avec vous, on a Ă©tĂ© stupides. On fait pourtant du ski de rando depuis des dizaines d’annĂ©es, et c’était notre premiĂšre avalanche. Ca nous servira de leçon forcĂ©ment, et Ă  d’autres aussi j’espĂšre, ça n’arrive pas qu’aux autres.

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Bonjour, bon rétablissement au blessé déjà et MERCI pour le partage.
Ce dimanche on mérite collectivement un gros cierge au vu des pépins enregistrés.
DĂ©solĂ© d’en rajouter une couche mais je suis
plus choquĂ© par la suite de l’aventure que par le rĂ©cit lui mĂȘme. Il ne me semble pas correct en sus de continuer aprĂšs un secours sa sortie comme si c’était normal de compter sur l’hĂ©lico, peut ĂȘtre un besoin d’exorciser ce moment douloureux ?
Soyez prudent pour la suite

On en a pourtant discutĂ© plusieurs fois tous les trois Ă  la montĂ©e, on avait (plus ou moins) tous conscience du risque, mais on ne pensait pas que ça pouvait ĂȘtre si gros. On n’a tous plus ou moins proposĂ© de redecendre Ă  un moment. Mais Ă  chaque fois quelqu’un a finit par dire « je vais voir », et les autres ont suivit ou sont passĂ©s devant 


Oui, on a continuĂ©, mais dans des pentes beaucoup moins raides, jusqu’à la brĂšche de la roche fendue.
Je comprend pas « comme si c’était normal de compter sur l’hĂ©lico »? On a hĂ©sitĂ© Ă  redescendre tous les 3 Ă  skis ou Ă  appeler l’hĂ©lico, mais avec une crainte d’entorse ou de rupture des croisĂ©s, il vaut mieux descendre en hĂ©lico, non ?
Et si quelqu’un Ă©tait enseveli, on sait trĂšs bien qu’on ne peut pas compter sur les secours pour le sortir, et qu’il a de toute façon de grosses chances d’ĂȘtre mort ou gravement blessĂ© mĂȘme si on le sort rapidement. L’hĂ©lico a mis 30 mn pour venir.
A la brĂšche de la roche fendue, Jim voulait continuer vers le Lac de Crop et le Col de la Pierre comme prĂ©vu (« Il faut profiter de la vie quitte Ă  prendre des risques  »). J’ai fini par le convaincre de redescendre 


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Je n’aime pas les commentaires « critiques » ou donneurs de leçons. Vous ne vous trompez donc jamais dans vos dĂ©cisions en montagne?? C’est Ă  cause de ce type de commentaires que bien des personnes ne font pas de compte rendu de leur accidents ou presque-accidents. Alors bravo et merci d’avoir partagĂ© ton expĂ©rience en toute honnĂȘtetĂ© et modestie. Ce sont ces tĂ©moignages qui font avancer les pratiquants en se disant « oups, je pourrais me retrouver dans la mĂȘme situation ». Quant aux secours, ils sont venus et c’est trĂšs bien. S’ils avaient considĂ©rĂ© dangereux que le reste du groupe finisse en ski, ils les auraient embarquĂ© sans leur demander leur avis !

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Quand je me suis fait avoir, on avait identifiĂ© le risque (neige transportĂ©e par le vent), on en avait discutĂ© avec mon binĂŽme et on a pourtant pris la mauvaise dĂ©cision en ne s’accordant pas 10s de rĂ©flexion avant de s’engager dans le couloir. Depuis, je sais que je ne peux pas me fier Ă  100% Ă  mes neurones et j’essaye de prendre une marge dans mon choix de course.

bon je vous présente toutes excuses si je vous ai un tant soit peu blessé.
Loin de moi l’idĂ©e de donner des leçons ayant Ă©tĂ© qqs fois dans la mĂȘme situation, je m’en garderai bien croyez moi, les conneries j’en ai fais mais j’ai Ă©tĂ© comme vous chanceux parfois, pas toujours malheureusement, c’est tout c’est la loi de notre montagne si chĂ©rie.
mon interrogation Ă©tait plus sur le besoin de continuer sur ce que j’ai appelĂ© l’exorcisme
j’ai un terrible souvenir d’ĂȘtre aller me bourrer la g
e aprĂšs un carton gravissime en refuge chacun sa mĂ©thode et encore une fois aucune critique et c’est vrai qu’en me relisant cela peut ĂȘtre ambiguĂ«.
encore une fois merci pour le partage
bien cordialement et bonne continuation

Rien Ă  rajouter.
Content que tu ailles bien @agness

Merci pour ce retour honnĂȘte, content qu’il n’y ai pas trop de casse. Ça pĂšsera forcĂ©ment du bon cĂŽtĂ© de la balance pour ceux qui prennent le temps de te lire.

Tant mieux pour vous !
Je conseille les reconnaissances du manteau avec la pelle et les mains dans la neige, sans attendre les signaux d’alerte si le BERA est Ă©levĂ©. Un vrai test nivologique prend pas mal de temps, mais un coup de pelle pour dĂ©tecter une ou des couche(s) enfouie(s) peu dense(s) et sans cohĂ©sion est trĂšs rapide pour conforter un doute.

Une couche peu dense et sans cohĂ©sion ? J’ai rien vu de bizarre Ă  la base de la plaque qui est partie, mais j’ai peut-ĂȘtre mal regardĂ©. On a parlĂ© de faire une coupe en bas de la face 
 et puis on ne l’a pas faite, je ne sais pas si ça nous aurait servi. On a sondĂ© au bĂąton plusieurs fois Ă  la montĂ©e, ça avait l’air assez homogĂšne.

Je parle dans un cas gĂ©nĂ©ral. Une couche de « sucre » se dĂ©tecte avec les doigts (si elle fait quelques cm seulement, impossible au bĂąton ou Ă  l’Ɠil).
J’étais pas trĂšs loin de vous dimanche dans le vallon de Roche Noire. Vers 2000m, c’était les 10 cm de la veille qui ne tenaient pas bien sur la couche un peu gelĂ©e/croĂ»tĂ©e en dessous (suite Ă  une mĂ©tamorphose de gradient), alors que plus profond ça avait tendance Ă  « coller » Ă  peu prĂšs entre les couches.
Plus haut en altitude sans les effets de la pluie, j’ai vu que 30 Ă  40 cm sous la surface c’était moins dense qu’au-dessus. Ca n’avait pas l’air de casser comme une plaque Ă  cet endroit (mon test n’était toutefois pas fait dans les rĂšgles), mais c’était un petit signe. Et en surface ça avait purgĂ© presque partout dans les pentes raides.