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Pic de Tenneverge : Par le Pas Noir - A ne pas prendre a la legere

Salut,

J’hésite a prendre droit dans le rocher au milieu ( un bon IV )

C’est du 2, mais bien plus malcommode que les gradins à droite effectivement. Souvent la cheminée est humide et sableuse.

J’arrive au vallon de tanneverge, aucune sente ou alors impossible à trouver

Je n’en ai jamais vu non plus, on monte à vue dans cette prairie folle.

Je trouve que le topo ne met pas en evidence les vraies difficultees de ce parcours, la grosse exposition des pentes en herbes, des mini vires deversantes completement peteuses, de l’impossibilité de repli

Le topo l’indique pourtant clairement:

« L’itinéraire n’est pas difficile, mais il demande une grande attention sur sa quasi-intégralité »

C’est le Haut-Giffre hors-sentier. Pas dur techniquement mais dangereux toujours. Le plaisir vient de là, et de la relaxe une fois rentré à la maison.

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« j’ai l’habitude des terrains exposés, je fais bcp d’escalade, ca devrait le faire »

Il est absolument faux de penser que la pratique de l’escalade entraîne une aisance en terrain à chamois. Pour nous la difficulté du Pas Noir n’est absolument pas sous-estimée mais est surestimée. C’est une randonnée parmi les plus facile que nous connaissons dans ce secteur ! Et sans comparaison avec la plupart de nos itinéraires durs en vallée de l’Arve !

Quand Pierre Millon a écrit « les sentiers du vertige », il a mis cet itinéraire du Pas Noir comme point d’orgue en romançant et vulgarisant sa découverte ! Ce alors qu’il ne connaissait rien des itinéraires bien plus austères et incroyables du haut giffre ou de la vallée de l’arve. On peut imaginer naturellement qu’il s’est mis terreur, comme vous, et qu’il a communiqué sa peur ensuite malgré lui !

Sinon même si nous sommes vraiment pas d’accord avec vous, nous comprenons, compte tenu de votre chute et de votre manque visible d’expérience, que vous vouliez surcoté cet iti !

Heureux qu’il ne vous soit rien arrivé de grave. Maintenant il faut remonter en selle et reprendre confiance. Bon entraînement et bonnes découvertes en randonnée alpine.

Francois

Je ne sais pas si c’est une généralité mais en randonnée alpine ou bien souvent il n’y a aucune protection et donc où la chute est interdite, l’instinct de survie peut être décuplé ! Le problème c’est qu’avec l’expérience on fini par trouver normal une pratique qui ne l’est pas ! C’est là que cela devient dangereux !

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Votre récit est vraiment incroyable. Vous vous êtes fait submergé par vos émotions ! C’est touchant en fait !

Bonjour,

L’itinéraire est très rarement sec (Pas Noir puis pentes raides herbeuses) même après une période chaude et sans précipitations.
Le topo C2C me semble fidèle à la réalité. Mais il est vrai que le terrain par là bas est bien particulier et surprenant la 1ère fois.
Dites vous que c’est l’itinéraire du Tenneverge le plus facile versant sizerais.
Petites questions sans jugement:

  1. Pourquoi avoir insisté après votre chute?
  2. Pourquoi ne pas avoir continué votre plan B après avoir atteint le vallon de Tenneverge? (col de Tenneverge pour descendre sur Emosson, 13h ça paraissait correct pour poursuivre).

Salutations montagnardes

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Chers amis montagnards,
D’abord je prends en toute humilité vos commentaires, c’est vraiment sympa de vous lire.
Je ne suis qu’un petit joueur dans la cour des grands. Pour avoir pratiqué bcp de AD dans les aiguilles de Cham ou dans les aiguilles rouges ( souvent en solo), la difficulté est radicalement opposée. Quand on va faire une course AD a Cham, le rocher est excellent, la chute est certainement interdite mais peu probable… ici a Tenneverge la chute est probable et encore plus interdite.
J’ai conscience, a posteriori, d’avoir tâté du Giffre plus délicat. Mais ne faudrait il pas coter ce monument en randonnée ED plutôt que rocher alpin AD?? Enfin bon je ne connais pas trop les cotations…
Ma chute a tres probablement alteré mon objectivité, et le fait d’etre seul dans ce grand moment de solitude m’a fait monté dans le tours. Et la fatigue… J’etais cuit, j’etais cramé, j’etais seul, j’etais con…
Pour repondre aux questions de mountain_spirit:

  1. franchement apres la chute je me suis dit, ne reviens pas sur tes pas, la descente en terrain herbeux va etre dramatique. plus le pas noir a l’envers j’avais pas envie. QQun dit que c’est du II dans le cailloux?? Pour etre très à l’aise dans le 5-6, je pense pas que c’est du 2… Mais bon encore une fois objectivite~subjectivité… A la redescente je devais vraiment etre R I D I CULE, mais ca m’a pris 30mn.
  2. Plan B. En fait il existait pas, j’avais juste du reseaux et j’ai etudier le plan B sur le telephone. J’ai vu, et je pense que c’est une erreur, cheval blanc sur un topo trouové sur le net… Et Cheval Blanc (expert du Buet) dans mon esprit ca equivalait a une grooooosssse bavante… Je pense que j’ai pas lu le bon topo :wink:
    Amis montagnard… Tout mon respect.
    J’ai un pote qui veut le tenter ce week end, si le temps le permet -> j’y retourne.
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PS: mais que c’est beau… Puree la haute Savoie… On a de la chance…

Je suis dans le mĂŞme niveau en grimpe.
Le problème des passages d’escalade en randonnée, c’est qu’on n’y est pas préparé réellement: matos pas adapté, la tête encore dans les chaussures et pas sur le caillou, passage souvent pourri et ici style de grimpe « à corps » dont on a pas forcément l’habitude.
Pour comparer et en restant focalisé sur l’aspect rocheux, à la Pointe Percée les Cheminées de Sallanches présentent le même niveau de difficulté, et c’est coté en randonnée.

À une époque c’était coté T5 en randonnée. Puis c’est passé avec une cotation alpinisme bancale qui sort d’on ne sait où.

Bonne chance pour le prochain passage. Quand on l’a fait une fois ça devient plus accueillant.

Une (re)introduction de la cotation T6 s’impose pour mieux différencier les itinéraires que vous ®ouvrez.

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Tout à fait d’accord. Le T6 manque.

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Lecture très intéressante de ce récit. C’est vrai qu’il est toujours difficile de rassembler ses esprits quand ça se passe mal, et que l’on se prend un plomb. Poursuivre, faire demi-tour, trouver un échappatoire ? C’est difficile de réfléchir sereinement. Personnellement, je ne compte plus les fois où c’est arrivé. L’issue est toujours heureuse, mais je reconnais certaines de mes sorties dans votre récit.

Ayant fait cet itinéraire avec @anon52654455, je pense que le fait d’être seul a un rôle non négligeable dans la confiance que l’on peut éprouver sur ces itinéraires du Haut-Giffre. Le fait est que là-haut, cela reste facile et abordable du moment que l’on est dans la trace. Sitôt que l’on s’en écarte, ça devient vite la galère. Nous avions perdu la trace sur 50 mètres juste au-dessus du Pas Noir, et c’était immédiatement des pentes herbeuses hyper raides et glissantes.

J’ai l’impression que cette année, le secteur a peut-être été moins fréquenté qu’à l’accoutumée (peut-être à cause de l’été très pluvieux). L’itinéraire est donc peut-être moins bien marqué.

Toutes vos remarques sur l’itinéraire (les gradins à droite du Pas Noir, les ravines après l’arbre, l’absence de trace dans le vallon) ont été maintes fois abordées dans les différents CR. Il ne faut pas banaliser cet itinéraire, ni le surestimer d’ailleurs, mais la lecture des CR s’avère très importante pour l’aborder sereinement, savoir à quoi s’attendre et profiter des petits conseils pour savoir « où passer ».

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