Je n’ai rien contre les VAE. J’y viendrai sans doute un jour. Pour le moment, ce n’est pas d’actualité, et je continue assidûment de pratiquer le vélo musculaire. Je préfère être moins ambitieux et réduire mes sorties que d’opter pour l’assistance. Question de fierté et d’éthique personnelles sans doute … mais pas que : un bon VAE coûte cher, très cher même. Et puis ce n’est pas ou peu adapté au voyage, à l’itinérance, à « l’aventure ».
L’autre jour, j’ai participé à une sortie VTT avec le CAF. Nous n’étions que 2 (sur 8) en musculaire … je suis ressorti assez dubitatif et frustré. Je pense que les 2 approches ne sont que peu compatibles (sauf gros écart de niveau). Ce n’est pas le même sport, d’une certaine façon … Le mélange des genres n’est pas terrible.
Vélo traditionnel ou électrique pour randonnée
Pourquoi frustré ?
Oui sans doute. Néanmoins, l’usage utilitaire d’un vélo existe une fois qu’on l’a, l’usage utilitaire d’un DVA n’existe pas à ma connaissance.
Parce que tu essaies de t’adapter du mieux possible au groupe, et de suivre le rythme malgré tout, tant bien que mal. Et tu n’y arrives pas, sauf à te cramer. Même si tu sais que les outils ne sont pas les mêmes, ça te laisse l’impression que le jeu est faussé.
C’est vraiment une question d’esprit : je roule très souvent avec des VTTAE mais c’est à la base de bons VTTistes qui sont passés à l’électrique pour pouvoir suivre les musculaires (âge, pb de santé,…)
Règle de base : ils se mettent systématiquement derrière dans les montées et ils sont toujours en mode éco (de toutes façons vu les D+ qu’on fait parfois ils n’ont pas toujours le choix…)
Et comme ils descendent bien et vite personne ne s’attend ou n’est « frustré »
En général on est 50% muscu / 50% électrique et celui qui fait la trace est en musculaire (important !)
Forcément si les musculaires sont très minoritaires dans le groupe ou que le parcours est fait pour les électriques avec des montées très raides ce n’est pas la même chanson.
L’extrême inverse, je le rencontre parfois sur les rares randos organisées auquel je participe : des VTTae qui mettent plein gaz dans les montées (en te foutant la pression quand toi tu te bats pour rester sur le vélo) et qui sont en rade dans la première petite difficulté en descente en te bloquant le passage. Ce petit jeu peut durer longtemps et c’est extrêmement énervant…
Faut il encore le vouloir.
Je pratique le vélo utilitaire depuis ~15 ans, sans assistance. L’électrification me traine dans la tête pour étendre la portée de mes déplacement. Mais je reste sur une pratique purement utilitaire et ce choix de moyen de déplacement est avant tout lié à la praticité. Pour mon usage, le vélo n’est pas un loisirs, uniquement un moyen de déplacement pour se rendre sur des lieux de loisirs (enfin, majoritairement sur mon lieu de travail).
A l’inverse, j’ai déjà eu l’occasion de croisé des gens venir garer la voiture sur le parking et descendre le beau vélo de route du porte vélo. Pourtant tout juste à 5-6 km de Grenoble, pour aller rouler sur les berges de l’Isère. Pour des gens pareil, je suis persuadé que le vélo est un loisir et ne sera jamais un moyen de transport.
De plus, celui qui se paye un beau VTT-AE à 5k€, sera surement peu enclin à prendre le risque de se le faire voler en s’en servant quotidiennement.
bah, suffit d’un bon antivol et de l’attacher à un point fixe.
Mon velotaf ae vaut plus que 5000 euros (bon pas beaucoup plus).
Ce n’est pas qu’une histoire de prix. Mon VAE de tout les jours m’a coûté bien plus cher que mon VTT pour m’amuser. À un moment donné, selon le dénivelé et le parcours que tu as à faire tous les jours (pneus hiver, pneus été, protections, lumières, …) pour du velotaf, un biclou et tes mollets ne suffisent plus.
Surtout si, comme moi, tu n’es pas un grand cycliste à la base.
C’est beau la naïveté.
Une bonne disqueuse avec un bon disque et ya pas beaucoup d’antivol qui tiennent plus de 30s : https://youtu.be/hLrOsR28VRY?si=vUySI6znIrOVPqh0&t=175
C’est quand même pas très discret !
De plus, dans la vidéo, l’antivol est pris dans un étau. En procédant de la sorte, dans la réalité, tu risques surtout un retour de manivelle.
Tu fais bien de rappeler que nos jambes peuvent avancer sans vélo. Pour ma part, je pratique à nouveau la CAP‑taf (course à pied pour aller au tafl), et plus généralement la CAP‑déplacement, en complément du vélo utilitaire. À la louche, ça représente environ 500 km/an de CAP‑déplacement, avec quelques CAP‑taf de 30 km. Je faisais déjà cela dans les années 90, mais c’était surtout pour m’entraîner en temps masqué. Aujourd’hui, c’est aussi une manière de décarboner mes déplacements qui s’ajoute à mes 5000 km/an de vélo-déplacement et bien évidement la marche.
Qt à la pratique totale (sport + déplacement), j’en suis à 2000 km de CAP l’année passée, en très très grande partie sans voiture individuelle pour « l’approche » et le retour.
L’exagération, l’extension abusive d’une thèse pour lui faire dire plus que ce qu’elle dit réellement reste une excuse classique dès qu’on parle d’émissions carbone. Pour le reste de tes propos, j’hésite entre l’ad hominem et l’ad personam.
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Si tu en es encore à 9 tonnes et que tu te poses seulement maintenant des questions sur la voiture, l’avion, le chauffage, l’alimentation ou les vétements, il ne faut pas trop s’étonner que nous n’ayons pas le même point de vue. La COP de Paris a tout de même 11 ans, et « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs » date de 2002.
En 2026, ça fait un moment que j’ai tapé dans ces postes. Reste : services publics, santé … et des postes d’émissions individuelles difficile à réduire. Dans ce contexte, 100 kg de CO₂ par an, c’est du même ordre de grandeur que mon poste d’émissions de voiture individuelle pour faire du sport. Ce serait donc un poste d’émission significatif dans ma pratique sportive. En plus de réduire ma pratique sportive et d’en augmenter significativement le coût.
Certes, mais bon, je croise rarement des voleurs avec des disqueuses.
Je me suis fait voler 5 vélos pour l’instant, à chaque fois ils n’étaient pas attachés. 3 dans ma cave, et 2 dans ma voiture.
Le voleur va toujours aller au plus simple.
Au plus simple, très exactement.
Comme l’a dit @Francois, le U est dans un étau. Il ne faut pas avoir fait beaucoup de disqueuse sur chantier pour comprendre que cela change tout.
@BearsBeard, je mets personnellement deux antivols différents, U et chaîne. Et je respecte le mieux que je puisse les conseils de ta vidéo. Une chaîne qui pend se coupe très vite au coupe boulon, bien moins à la disqueuse. Un U même pas très haut de gamme, ne se coupe pas au coupe boulon. L’ensemble est moins lourd qu’un U de grosse qualité, et (plus les règles de ta vidéo), je pense que le vélo est pas trop mal protégé.
On m’a volé une mobylette quand j’étais au lycée il y a plus de trente ans (mais en venant de ma campagne de Bisounours) et un vélo attaché (devant un cinoche, ta vidéo m’a fait sourire) avec un pauvre câble monstre fin quand j’étais à la fac.
[details=Digression 1, une histoire de vol amusante]
Et il y a deux ans, mais je crois l’avoir déjà raconté ici : à Villeneuve de Chicagre, un coup que j’étais dans un magasin de pneu, en attendant de pouvoir laisser la clef de la voiture, un gars a tenté de me voler mon VAE sur le porte vélo… Vélo pas attaché, mais le U à cette époque comportait un câble additionnel entortillé sur lui-même. Il a cru que le câble était sur le porte vélo : ce gars devait avoir moins confiance en son prochain que moi. Et il a coupé le câble avec une petite pince. Je m’étais garé de façon à surveiller le vélo tout de même ! Je l’ai vu stationner derrière ma voiture un moment, alors je suis sorti du magasin et lui ai courru après. Avant qu’il ne prenne le vélo. Vu mon âge et son âge et mon gabarit et le sien, ça n’a pas duré longtemps : il s’est échappé. Enfin… je me suis surtout arrêté de courir quand ce blaireau a perdu son téléphone !
J’ai même pas porté plainte… j’ai surtout écrit des textos expliquant la situation à sa mère, sa femme qui venait d’avoir un enfant quelques jours avant, sa boîte d’intérim, l’imam de sa mosquée (n’y voyez aucune allusion raciste, j’ai surtout pensé que c’était le personnage de sa vie le plus susceptible de lui mettre une branlée qui porte)… et cerise sur le gâteau, son amante ! Mais je n’ai pas été jusqu’à signaler l’une à l’autre.[/details]
Naïf non, on sait que le vol existe. Apeuré non plus, ça n’arrive pas tous les jours.
Digression 2, une philosophie
Je ne suis pas alarmé par ces discours typiques de Cnews ou les Grosses Têtes. L’angoisse est surtout générée non pas pour nous faire voter pour l’extrême droite, mais parceque cela augmente le réflexe de consommation. C’est bon pour le système.
On ne m’a jamais volé de vélo en x dizaines d’années. Mais, c’est 2 U dont 1 Abus, voire 3 U ou une chaine en plus si nécessaire (endroit à risque). Le point faible est souvent l’arceau, le poteau … pas mes cadenas.
Mon vélo déplacement est moche de chez moche : RR700 début des années 90 bien évidement pas nettoyé et avec des traces de rouilles.
Dans la mesure du possible, je le gare à coté d’un VAE à 5 k€ moins protégé que mon vieux clou.
L’éventuel voleur sait très bien qu’il ne gagnera pas grand chose avec mon vélo déplacement mais qu’il y passera du temps en disqueuse. Il y a pour plus cher de cadenas que de vélo. Un voleur va au plus facile et au plus rentable.
+1
Un U ou une chaîne en l’air sont bien plus long à disquer. Même au sol, c’est plus long à disquer que dans un étau.
Le vélo-route : toujours sous les yeux.
On m’a par contre volé une remorque remplie de terre, que j’avais laissé au mauvais endroit avec une roue crevée. Retex : tu rentres sur la jante chez toi ou le garagiste. Il vaut mieux massacrer un jante que de se faire voler la remorque.
Je n’en sais rien.Parce qu’il est difficile de juger sur une vidéo qui présente seulement la thèse qu’on veut soutenir.
Même dans cette vidéo, le voleur se fait « gauler » qd il est sur un vrai U nécessitant une disqueuse. Avec deux U ou trois U, éventuellement une chaîne pour moto, on est « tranquille » en journée. Il faut juste ne pas avoir de dénivelé.
Il y a quelques années, j’avais également envisagé le VAE pour mes déplacements. Il faut bien définir son cahier des charges, notamment le type de trajets (distance et dénivelé). Pour ma part, ma conclusion était que le VAE ne m’apporterait pas grand-chose. En descente, je vais plus vite avec un vélo, et sur le plat j’arrive à rouler à 20 km/h avec mon vélo-déplacement chargé pour le taf. Il n’y a qu’en montée que le VAE non débridé permet un gain significatif en vitesse.
Ayant 150 m de dénivelé pour rentrer chez moi, et compte tenu de mon souci de santé, l’idée d’utiliser un moteur pour être sûr de pouvoir rentrer chaque jour me semblait intéressante. À l’époque, j’étais parfois en difficulté pour marcher 1 km.
Finalement, j’ai choisi de ne rien dépenser et d’utiliser la voiture pour transporter le vélo sur la montée. Au fil des semaines, des mois, j’ai réduit puis supprimé la voiture, en augmentant progressivement le vélotaf jusqu’à atteindre régulièrement 60 km et 200 m de déni par jour.
J’ai donc du mal à croire que le VAE puisse étendre significativement la portée des déplacements, hormis en côte. Un VAE non débridé roule au maximum à 25 km/h, vitesse facile à atteindre avec un vélo route sur le plat. Le speedbike va bien plus vite mais c’est encore plus une mobylette électrique qu’un VAE.
En loisir, le VAE non débridé est à la ramasse totale pour la portée de déplacement. Avec un vélo, la portée des déplacements est simplement infini.
Le principal/seul intérêt du VAE aurait été pour moi de réduire la transpiration. Mais, on peut gérer sans moteur y compris en vélo-taf. Si on transpire, c’est généralement qu’on est trop habillé. Le matin en RA et sur le plat, zéro transpiration pendant 6-9 mois : c’est surtout le froid qu’il faut gérer. Je vélo-taffe en tenue de cycliste et me change en arrivant + toilette au lavabo. On transpire bien plus au retour en fin de journée mais on arrive chez soi et ce n’est donc pas un soucis.
La plupart des vélos volés actuellement le sont par des toxico qui les refillent ensuite aux dealers contre 1g de coke.
Les vélos sont ensuite acheminés par des fillières en Europe de l’est ou Afrique du nord.
Les outils sont rudimentaires, une pince ou bien une barre de fer (type morceau d’échafaudage) pour faire levier.
Parfois, des bandes organisées passent la nuit avec un camion et prennent toute une rangée de vélos à la meuleuse, ou alors ils cambriolent directement un bouclard. Ce sont les même qui volent aussi des voitures ou des motos.
Pour les premiers, un bon antivol suffit (que ce soit un U, une chaîne… peu importe).
Pour les seconds, il n’y a pas vraiment de protection efficace à part la chance de ne pas tomber dessus.
Inutile de tomber dans la surenchère de U ou chaînes, le mobilier urbain type arceau en galvanisé est de toute façon bien moins solide qu’un gros U en acier cémenté. Le voleur est pas con si le U et trop solide pour la meuleuse il va couper l’arceau.
Pas facile, perso je transpire beaucoup et dès que je transpire je pue (on est pas tous lgaux la-dessus…).
Lorsque je viens en vélotaf normal, je prends une douche le matin au boulot et une le soir chez moi.
Ça prend du temps, mais de toute façon je suis pas pressé.
Si je m’électrifie c’est clairement pour les cotes.
Grenoble -> Col de porte c’est 1000-1100m de D+. (oui, pour le coup il y a des bus, mais c’est pour l’exemple du type de trajet que j’envisagerai en VAE).
Si je dois le faire chargé de ski ou de matos de grimpe, je n’arrive pas au col et je fais encore moins ma sortie derrière.